La Poste veut lancer sa propre marque de téléphonie mobile
Le groupe public songe à lancer une offre de téléphonie mobile sous sa propre marque, en devenant un opérateur mobile virtuel (MVNO).
Le projet est inscrit à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration. L'objectif est de conquérir de 1,5 à 2 millions de clients en trois à quatre ans. La Poste cherche des relais de croissance face au déclin du courrier.
Un petit parfum des PTT d'autrefois… Vingt ans après la fin de l'administration commune, La Poste songe à se rapprocher à nouveau du monde des télécommunications. Selon nos informations, le groupe public - désormais une société anonyme depuis le 1 er mars -veut lancer une offre de téléphonie mobile (forfait et cartes prépayées) sous sa marque propre d'ici à un an, au premier semestre 2011. Le dossier - connu sous le nom de code « Chrome » au sein de l'entreprise -est inscrit à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration qui se tient jeudi.
Il n'est toutefois pas question de concurrencer l'ancienne administration soeur, France Télécom. La Poste songe en réalité à créer un opérateur mobile virtuel (les fameux MVNO), en louant en quelque sorte les réseaux d'Orange, SFR, Bouygues, voire Free quand celui-ci aura ses propres infrastructures. « Le groupe recherche un partenaire industriel et financier avec une entreprise de télécoms, afin de limiter les engagements financiers et les risques », selon une source proche du dossier. Si le conseil d'administration donne jeudi son accord, un processus de consultation sera lancé, afin de trouver le partenaire adéquat au mieux en septembre prochain.
Trouver des relais de croissance
Le groupe public ne cache pas depuis des mois être à la recherche de nouvelles activités pour ses postiers. Il s'agit en effet de trouver des relais de croissance, alors que l'activité historique - le courrier -devrait être confronté à une chute de 30 % des volumes distribués entre 2008 et 2015. Les facteurs sont d'ailleurs déjà envoyés depuis quelques mois pour relever les compteurs de Butagaz et l'idée de participer à l'installation de la TNT dans les foyers est également explorée.
L'offre de téléphonie mobile siglée « La Poste » s'inscrit dans cette démarche et paraît presque logique étant donné les caractéristiques du groupe. Celui-ci connaît déjà cet univers, pour proposer dans ses bureaux des recharges prépayées des grands opérateurs historiques. Cette activité a généré environ 120 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009, auprès de 500.000 clients.
Deuxième atout, la société peut compter sur un réseau de distribution sans équivalent, avec près de 17.000 points de contacts disséminés sur tout le territoire. « Cela peut nous permettre d'acquérir une part de marché significative », assure un bon connaisseur de l'entreprise. Si bien qu'il est tentant de s'intéresser au marché des MVNO, un segment en pleine croissance. La Poste italienne a ainsi déjà devancé son homologue française sur ce type de diversification, tout comme CIC Crédit Mutuel ou la grande distribution en France.
« L'objectif est de conquérir de 1,5 à 2 millions de clients en trois à quatre ans », selon une source proche du dossier. Les ventes devraient se faire en priorité dans les grands bureaux de poste par des postiers dédiés à l'activité. D'ores et déjà, le groupe a arrêté les grands principes de son offre : « lisibilité de la facture, qualité du service client et simplicité de l'offre », selon un bon connaisseur de l'entreprise.
Paru le 9 mars 2010
(Source: Les Echos)
jeudi 11 mars 2010
La Poste: Le bénéfice net a augmenté...
La Poste a relativement bien résisté en 2009
Certes, les chiffre d'affaires a baissé de 1,3% l'an passé, à 20,53 milliards d'euros mais le bénéfice net a augmenté de 0,4%, à 531 millions. Globalement, les résultats sont meilleurs qu'attendu.
La Poste française a publié un chiffre d'affaires 2009 en baisse de 1,3% à 20,53 milliards d'euros, affectée par la crise et la chute des volumes de courrier, mais son bénéfice net a augmenté de 0,4% à 531 millions, et ses résultats sont globalement meilleurs que prévu. A base comparable, ses revenus reculent de 2%, alors que le groupe s'attendait à un repli de 3%.
Son niveau de bénéfice permet à La Poste, devenue le 1er mars une société anonyme à capitaux publics, de reverser à l'Etat des dividendes de 105 millions d'euros, comme l'an dernier, et d'accorder une prime d'intéressement de 221 euros bruts aux postiers.
Son résultat d'exploitation s'établit à 757 millions, en baisse de 14,6% mais supérieur à ses attentes (500 millions environ).
Côté rentabilité, sa marge opérationnelle est de 3,7% alors que le groupe n'espérait que 2,5%.
La légère hausse du bénéfice malgré un résultat d'exploitation en fort repli tient à un effet comptable exceptionnel, qui a gonflé les comptes d'environ 100 millions d'euros. Le groupe a aussi diminué ses charges de 307 millions.
"La diversité de ses métiers donne au groupe la capacité de résister face à la crise économique et à la percée des échanges numériques", souligne dans un communiqué le président de La Poste Jean-Paul Bailly.
Le chiffre d'affaires du courrier atteint les 11,67 milliards, en hausse de 3,1% mais en recul de 4,7% à périmètre et change constants. La Poste est confrontée depuis plusieurs années à une baisse des volumes qui s'est accélérée avec la crise : ils ont diminué de 1% en 2007, de 3% en 2008, puis de 5,3% en 2009. D'ici à 2015, La Poste table sur une chute de 30%.
Sa branche colis-express a engrangé 4,48 milliards de revenus (-4,8%).
La Banque Postale voit son produit net bancaire augmenter de 5,2% à 5,02 milliards, conformément à l'objectif d'une croissance supérieure à 4%.
Concernant l'année 2010, le groupe veut maintenir un chiffre d'affaires et un résultat d'exploitation stables (à base comparable) et garder "sa capacité bénéficiaire". Il mise sur ses autres activités, notamment la banque et le colis-express dont les contributions "devraient s'afficher à la hausse, compensant la contraction de la contribution du courrier dont l'objectif est de rester bénéficiaire". La Poste table sur une baisse des volumes de 5%.
Grâce au changement de statut, elle recevra 2,7 milliards d'euros de l'Etat et de la Caisse des dépôts et de consignation. Cette "augmentation de capital attendue pour la fin de l'année ouvre de nouvelles perspectives, dans une conjoncture qui reste fragile", souligne le groupe.
Paru le 11 mars 2010
(source AFP)
Certes, les chiffre d'affaires a baissé de 1,3% l'an passé, à 20,53 milliards d'euros mais le bénéfice net a augmenté de 0,4%, à 531 millions. Globalement, les résultats sont meilleurs qu'attendu.
La Poste française a publié un chiffre d'affaires 2009 en baisse de 1,3% à 20,53 milliards d'euros, affectée par la crise et la chute des volumes de courrier, mais son bénéfice net a augmenté de 0,4% à 531 millions, et ses résultats sont globalement meilleurs que prévu. A base comparable, ses revenus reculent de 2%, alors que le groupe s'attendait à un repli de 3%.
Son niveau de bénéfice permet à La Poste, devenue le 1er mars une société anonyme à capitaux publics, de reverser à l'Etat des dividendes de 105 millions d'euros, comme l'an dernier, et d'accorder une prime d'intéressement de 221 euros bruts aux postiers.
Son résultat d'exploitation s'établit à 757 millions, en baisse de 14,6% mais supérieur à ses attentes (500 millions environ).
Côté rentabilité, sa marge opérationnelle est de 3,7% alors que le groupe n'espérait que 2,5%.
La légère hausse du bénéfice malgré un résultat d'exploitation en fort repli tient à un effet comptable exceptionnel, qui a gonflé les comptes d'environ 100 millions d'euros. Le groupe a aussi diminué ses charges de 307 millions.
"La diversité de ses métiers donne au groupe la capacité de résister face à la crise économique et à la percée des échanges numériques", souligne dans un communiqué le président de La Poste Jean-Paul Bailly.
Le chiffre d'affaires du courrier atteint les 11,67 milliards, en hausse de 3,1% mais en recul de 4,7% à périmètre et change constants. La Poste est confrontée depuis plusieurs années à une baisse des volumes qui s'est accélérée avec la crise : ils ont diminué de 1% en 2007, de 3% en 2008, puis de 5,3% en 2009. D'ici à 2015, La Poste table sur une chute de 30%.
Sa branche colis-express a engrangé 4,48 milliards de revenus (-4,8%).
La Banque Postale voit son produit net bancaire augmenter de 5,2% à 5,02 milliards, conformément à l'objectif d'une croissance supérieure à 4%.
Concernant l'année 2010, le groupe veut maintenir un chiffre d'affaires et un résultat d'exploitation stables (à base comparable) et garder "sa capacité bénéficiaire". Il mise sur ses autres activités, notamment la banque et le colis-express dont les contributions "devraient s'afficher à la hausse, compensant la contraction de la contribution du courrier dont l'objectif est de rester bénéficiaire". La Poste table sur une baisse des volumes de 5%.
Grâce au changement de statut, elle recevra 2,7 milliards d'euros de l'Etat et de la Caisse des dépôts et de consignation. Cette "augmentation de capital attendue pour la fin de l'année ouvre de nouvelles perspectives, dans une conjoncture qui reste fragile", souligne le groupe.
Paru le 11 mars 2010
(source AFP)
mercredi 10 mars 2010
Plan anti-stress France Télécom
Plan antistress France Télécom: un rapport suggère la création de médiateurs
Le problème de stress "persiste" à France Télécom selon un rapport, dont l'AFP a obtenu copie, qui recommande à la direction de créer des médiateurs entre salariés et hiérarchie et d'instaurer un moratoire sur les réorganisations au sein de l'entreprise.
Le problème de stress "persiste" à France Télécom selon un rapport, dont l'AFP a obtenu copie, qui recommande à la direction de créer des médiateurs entre salariés et hiérarchie et d'instaurer un moratoire sur les réorganisations au sein de l'entreprise.
Le document doit être remis lundi après-midi au nouveau PDG Stéphane Richard et aux syndicats.
Ce rapport intermédiaire du cabinet d'expertise Technologia, réalisé à partir de 500 entretiens individuels de salariés, note la "persistance des difficultés" dans l'entreprise, soulignant qu'il y a eu "plusieurs suicides depuis janvier".
Huit salariés du groupe ont mis fin à leur jours, hors du lieu de travail, depuis le début de l'année, selon les syndicats et la direction.
Le rapport commandé en septembre après une série de suicides dans le groupe et dévoilé lundi dans la presse, estime qu'il faut réformer "profondément la fonction de ressources humaines", "revoir le système de management" et "renforcer le sentiment d'appartenance des collaborateurs de France Télécom".
Pour prévenir "d'autres risques suicidaires", il suggère aussi de "mettre en place immédiatement un pôle de compétences de prévention des risques psychosociaux, rattaché à la direction", et préconise d'"instaurer un moratoire des réorganisations".
Le rapport déplore aussi un service des ressources humaines "discrédité" et qui suscite la "méfiance" des salariés, mais également le manque de confiance dans la médecine du travail.
Il suggère donc de rebaptiser la direction des ressources humaines (RH) en direction des relations humaines et de "réinventer" le rôle des "ressources humaines".
Pour cela, il préconise la création d'un "réseau de médiateurs", composés de 30% d'intervenants extérieurs et de 70% de collaborateurs de France Télécom "dûment sélectionnés en fonction de critères précis", et qui relèveraient d'une "entité autonome".
Ces "médiateurs" seraient chargés d'écouter les salariés en difficulté et de jouer un "réel rôle d'arbitrage".
Les médecins du travail devront quant à eux voir leur rôle renforcé, ajoute le rapport, qui souhaite un "état des lieux de la mission des médecins du travail (...), qui ne se réduit pas à un quota de salariés".
Face au "manque de compétences relationnelles" du management, le rapport recommande également de "limiter la mobilité des managers pour renforcer les collectifs de travail", de "réaliser régulièrement des enquêtes qualitatives sur le management" et de mettre en place du "coaching individuel" pour les "managers à risques".
Pour mieux gérer les parcours professionnels des salariés, Technologia préconise de "proscrire le mouvement pour le mouvement". En cas de retour des mobilités, qui avaient été "gelées" fin 2009 à la demande des syndicats, il faut "vérifier l'utilité de chaque mobilité afin de les limiter", ajoute le cabinet.
Par ailleurs, chaque salarié se verrait attribuer "un référent parcours professionnel permanent" dont le rôle serait de l'épauler dans toutes les étapes de sa carrière de façon personnalisée.
Paru le 8 mars 2010
(Source: AFP)
Le problème de stress "persiste" à France Télécom selon un rapport, dont l'AFP a obtenu copie, qui recommande à la direction de créer des médiateurs entre salariés et hiérarchie et d'instaurer un moratoire sur les réorganisations au sein de l'entreprise.
Le problème de stress "persiste" à France Télécom selon un rapport, dont l'AFP a obtenu copie, qui recommande à la direction de créer des médiateurs entre salariés et hiérarchie et d'instaurer un moratoire sur les réorganisations au sein de l'entreprise.
Le document doit être remis lundi après-midi au nouveau PDG Stéphane Richard et aux syndicats.
Ce rapport intermédiaire du cabinet d'expertise Technologia, réalisé à partir de 500 entretiens individuels de salariés, note la "persistance des difficultés" dans l'entreprise, soulignant qu'il y a eu "plusieurs suicides depuis janvier".
Huit salariés du groupe ont mis fin à leur jours, hors du lieu de travail, depuis le début de l'année, selon les syndicats et la direction.
Le rapport commandé en septembre après une série de suicides dans le groupe et dévoilé lundi dans la presse, estime qu'il faut réformer "profondément la fonction de ressources humaines", "revoir le système de management" et "renforcer le sentiment d'appartenance des collaborateurs de France Télécom".
Pour prévenir "d'autres risques suicidaires", il suggère aussi de "mettre en place immédiatement un pôle de compétences de prévention des risques psychosociaux, rattaché à la direction", et préconise d'"instaurer un moratoire des réorganisations".
Le rapport déplore aussi un service des ressources humaines "discrédité" et qui suscite la "méfiance" des salariés, mais également le manque de confiance dans la médecine du travail.
Il suggère donc de rebaptiser la direction des ressources humaines (RH) en direction des relations humaines et de "réinventer" le rôle des "ressources humaines".
Pour cela, il préconise la création d'un "réseau de médiateurs", composés de 30% d'intervenants extérieurs et de 70% de collaborateurs de France Télécom "dûment sélectionnés en fonction de critères précis", et qui relèveraient d'une "entité autonome".
Ces "médiateurs" seraient chargés d'écouter les salariés en difficulté et de jouer un "réel rôle d'arbitrage".
Les médecins du travail devront quant à eux voir leur rôle renforcé, ajoute le rapport, qui souhaite un "état des lieux de la mission des médecins du travail (...), qui ne se réduit pas à un quota de salariés".
Face au "manque de compétences relationnelles" du management, le rapport recommande également de "limiter la mobilité des managers pour renforcer les collectifs de travail", de "réaliser régulièrement des enquêtes qualitatives sur le management" et de mettre en place du "coaching individuel" pour les "managers à risques".
Pour mieux gérer les parcours professionnels des salariés, Technologia préconise de "proscrire le mouvement pour le mouvement". En cas de retour des mobilités, qui avaient été "gelées" fin 2009 à la demande des syndicats, il faut "vérifier l'utilité de chaque mobilité afin de les limiter", ajoute le cabinet.
Par ailleurs, chaque salarié se verrait attribuer "un référent parcours professionnel permanent" dont le rôle serait de l'épauler dans toutes les étapes de sa carrière de façon personnalisée.
Paru le 8 mars 2010
(Source: AFP)
lundi 8 mars 2010
Halte à la criminilisation de l'action syndicale
Rassemblement contre la criminilisation de l'action syndicale à La Poste
Thèmes : travail, répression
mardi 9 mars 2010 à 13h Lieu :BobignyDOTC 93
200 avenue Paul Vaillant Couturier
Bobigny (93)
Métro, Tram-1 Bobigny-Pablo-Picasso
Halte a la criminilisation de l'action syndicale
Bobigny - centre de tri courrier - CGT-SUD-FO
Rassemblement a la DOTC 93
200 av Paul Vaillant Couturier 93 Bobigny à partir de 13 h
MARDI 9 MARS 2010 TOUS EN GREVE
Le secrétaire de la section CGT du Centre de tri est traduit mardi 9 mars devant le Conseil de discipline. Il est menacé de 3 mois de suspension sans salaire. Depuis le 19 janvier, il lui est interdit d'exercer son mandat syndical, empêché de participer à toute audience au niveau local et départemental.
Que lui reproche-t-on ?
Il a traduit tout haut lors des assemblées générales du personnel la colère de tous les postiers du Centre de tri, confrontés dans le cadre de la privatisation de La Poste, à la restructuration de l'établissement, transformé en plate-forme industrielle du courrier fin mars.
Il a manifesté son indignation devant l'éviction de plusieurs collègues (en poste à Bobigny depuis 15-20 ans), alors que la direction a fait le choix du recours à du personnel précaire, que plusieurs agents sont en attente de mutation.
Il a manifesté l'écœurement de tous devant la discrimination dont font l'objet plusieurs agents reconnus handicapés (COTOREP, C3R), la discrimination syndicale dont sont victimes les principaux responsables syndicaux CGT mutés d'office dans les brigades du matin ainsi que le responsable SUD en après-midi afin de les isoler et d'entraver leur activité syndicale.
Le personnel l'a d'ailleurs bien compris en signant à plus de 200 la pétition intersyndicale de soutien à Alain.
C'est clair, à travers notre collègue, la direction entend désormais interdire tout droit d'expression syndicale indépendante, bâillonner le personnel pour imposer la « paix sociale » dans la PIC.
Elle vient d'annoncer d'ailleurs sa volonté de remettre en cause tous les accords, tous les acquis sociaux : l'accord local de prises de parole syndicales et les assemblées générales du personnel, celui garantissant trois décaseurs sur les machines TPF (accord national de Vaugirard).
STOP ! La coupe est pleine ! MOBILISATION GENERALE !
En défendant le responsable CGT, Alain MILLARD, c'est nous-mêmes que nous défendons ; nos emplois, nos horaires, nos conditions de travail, nos acquis, nos droits d'expression et d'organisation.
RASSEMBLONS-NOUS MASSIVEMENT LE 9 MARS DANS LA GREVE ET LE RASSEMBLEMENT A PARTIR DE 13 H DEVANT LE CONSEIL DE DISCIPLINE A LA DOTC DE BOBIGNY (200, av. PV Couturier - Métro Pablo Picasso)
Aucune sanction contre Alain MILLARD ! Rétablissement immédiat de son droit d'exercer son mandat syndical.
Pas un collègue exclu de la PIC ! Arrêt du travail précaire !
Arrêt des discriminations vis-à-vis des « handicapés », comme des militants syndicaux !
Maintien de tous nos acquis : prises de paroles syndicales, trois décaseurs sur TPF, droit aux mutations…
(Source : http://bellaciao.org)
(Source : http://www.sudposte75.fr)
Thèmes : travail, répression
mardi 9 mars 2010 à 13h Lieu :BobignyDOTC 93
200 avenue Paul Vaillant Couturier
Bobigny (93)
Métro, Tram-1 Bobigny-Pablo-Picasso
Halte a la criminilisation de l'action syndicale
Bobigny - centre de tri courrier - CGT-SUD-FO
Rassemblement a la DOTC 93
200 av Paul Vaillant Couturier 93 Bobigny à partir de 13 h
MARDI 9 MARS 2010 TOUS EN GREVE
Le secrétaire de la section CGT du Centre de tri est traduit mardi 9 mars devant le Conseil de discipline. Il est menacé de 3 mois de suspension sans salaire. Depuis le 19 janvier, il lui est interdit d'exercer son mandat syndical, empêché de participer à toute audience au niveau local et départemental.
Que lui reproche-t-on ?
Il a traduit tout haut lors des assemblées générales du personnel la colère de tous les postiers du Centre de tri, confrontés dans le cadre de la privatisation de La Poste, à la restructuration de l'établissement, transformé en plate-forme industrielle du courrier fin mars.
Il a manifesté son indignation devant l'éviction de plusieurs collègues (en poste à Bobigny depuis 15-20 ans), alors que la direction a fait le choix du recours à du personnel précaire, que plusieurs agents sont en attente de mutation.
Il a manifesté l'écœurement de tous devant la discrimination dont font l'objet plusieurs agents reconnus handicapés (COTOREP, C3R), la discrimination syndicale dont sont victimes les principaux responsables syndicaux CGT mutés d'office dans les brigades du matin ainsi que le responsable SUD en après-midi afin de les isoler et d'entraver leur activité syndicale.
Le personnel l'a d'ailleurs bien compris en signant à plus de 200 la pétition intersyndicale de soutien à Alain.
C'est clair, à travers notre collègue, la direction entend désormais interdire tout droit d'expression syndicale indépendante, bâillonner le personnel pour imposer la « paix sociale » dans la PIC.
Elle vient d'annoncer d'ailleurs sa volonté de remettre en cause tous les accords, tous les acquis sociaux : l'accord local de prises de parole syndicales et les assemblées générales du personnel, celui garantissant trois décaseurs sur les machines TPF (accord national de Vaugirard).
STOP ! La coupe est pleine ! MOBILISATION GENERALE !
En défendant le responsable CGT, Alain MILLARD, c'est nous-mêmes que nous défendons ; nos emplois, nos horaires, nos conditions de travail, nos acquis, nos droits d'expression et d'organisation.
RASSEMBLONS-NOUS MASSIVEMENT LE 9 MARS DANS LA GREVE ET LE RASSEMBLEMENT A PARTIR DE 13 H DEVANT LE CONSEIL DE DISCIPLINE A LA DOTC DE BOBIGNY (200, av. PV Couturier - Métro Pablo Picasso)
Aucune sanction contre Alain MILLARD ! Rétablissement immédiat de son droit d'exercer son mandat syndical.
Pas un collègue exclu de la PIC ! Arrêt du travail précaire !
Arrêt des discriminations vis-à-vis des « handicapés », comme des militants syndicaux !
Maintien de tous nos acquis : prises de paroles syndicales, trois décaseurs sur TPF, droit aux mutations…
(Source : http://bellaciao.org)
(Source : http://www.sudposte75.fr)
le 8 mars une journée pour l'égalité professionnelle
Et oui, c'est une journée importante qui passe inaperçue ou trop souvent tournée en dérision.
Pourtant dans les métiers de La Poste plus de la moitié des agents contractuels sont des femmes avec des niveaux de rémunération les plus bas...
Chez les commerciaux, les agents à temps partiel pour la grande majorité des femmes se payent le temps partiel parce que leurs objectifs de travail sont calculés sur du travail à temps complet( le commissionnement est fonction des objectifs atteints).....
Et oui, ce n'est pas il y a des années, c'est aujourd'hui au 21 siècle où le progrès devrait servir à l'Homme au lieu de lui facilité la vie il l'asservit.
Le 8 mars dépassé, ringard, je ne pense pas!
A noter, la loi sur l'égalité professionnelle oblige les employeur à réduire les inégalités d'ici à la fin de l'année 2010. La fédération CGT a une rencontre programmée à mi mars. Alors n'hésitez pas à faire remonter vos difficultés!
Homme ou femme d'ailleurs....
Pourtant dans les métiers de La Poste plus de la moitié des agents contractuels sont des femmes avec des niveaux de rémunération les plus bas...
Chez les commerciaux, les agents à temps partiel pour la grande majorité des femmes se payent le temps partiel parce que leurs objectifs de travail sont calculés sur du travail à temps complet( le commissionnement est fonction des objectifs atteints).....
Et oui, ce n'est pas il y a des années, c'est aujourd'hui au 21 siècle où le progrès devrait servir à l'Homme au lieu de lui facilité la vie il l'asservit.
Le 8 mars dépassé, ringard, je ne pense pas!
A noter, la loi sur l'égalité professionnelle oblige les employeur à réduire les inégalités d'ici à la fin de l'année 2010. La fédération CGT a une rencontre programmée à mi mars. Alors n'hésitez pas à faire remonter vos difficultés!
Homme ou femme d'ailleurs....
dimanche 7 mars 2010
Orléans: Pas l'obligation de passer avant midi... Les usagers grognent !
Facteur d'avenir à Orléans:
Des couacs dans la distribution du courrier
La réorganisation des tournées génère de sérieux désordres dans la distribution du courrier, surtout au nord d'Orléans.
Une situation qui pèse autant sur les usagers que sur les facteurs et que dénoncent les syndicats.
Depuis, la mi-janvier, dans le cadre du dispositif « Facteur d'avenir », La Poste a modifié
et réduit les tournées à Orléans,
Résultat, le courrier arrive plus tard ou pas.
Les usagers grognent.
Deux heures de retard, quatre, six... voire 24! Depuis que La Poste a réorganisé ses tournées, la distribution du courrier connaît à Orléans de sérieux désordres.
Oui, il y a eu les intempéries et une neige résistante, mais cela n'explique pas tout.
« C'est quasiment tous les jours, rouspète un usager du quartier Murlins. Avant, on avait le courrier vers 9 heures et demi le matin et maintenant c'est 13 h 30 et régulièrement vers 15 h 30, c'est n'importe quoi! Là, vraiment, il y en a marre! » Ses voisins, quelques numéros plus loin, attendaient des radios médicales pour les apporter à leur médecin à Paris, mais ne les ont pas eues à temps.
Un problème récurrent
Même constat dans le secteur de l'Argonne où l'on dénonce même une absence de courrier régulière. «Je vois bien que je n'en ai pas reçu puisque je suis abonnée à La Rep', que c'est un quotidien et qu'il n'est pas dans ma boîte! », glisse cette mère de famille.
Ou encore dans le quartier Madeleine: «Quasi-ment une fois par semaine, je n'ai pas le journal et pas de courrier», commente Jacques.
Un problème récurrent, pas nouveau mais qui s'est intensifié depuis janvier.
«On a de plus en plus de gens qui appellent pour se plaindre, indique Fanny, responsable de la boutique
de La Rep'. Beaucoup n'ont pas eu leur journal par La Poste et le reçoivent en fait le lendemain.
Ça leur fait une journée de décalage, on ne voit pas trop l'intérêt...
Cela peut arriver en semaine, le week-end. Ils nous disent qu'ils n'ont pas eu de courrier non plus, comme si le facteur n'était pas passé. Il y avait eu des soucis sur le quartier Saint-Marceau fin 2009, mais depuis janvier, c'est vraiment le bazar et principalement sur tout le nord d'Orléans. Et beaucoup
de retards aussi: des abonnés qui ne reçoivent leur journal que vers 15 heures. »
Des faits qui semblent étonner le responsable de la distribution du courrier dans le Loiret mais qui sont confirmés par le représentant départemental de la CGT pour cette profession.
Orléans est la dernière ville du Loiret à rejoindre le dispositif « Facteur d'avenir», à l'origine de cette réorganisation. Un « avenir» qui ne devrait pas s'améliorer dans l'immédiat avec les élections régionales
dont la préparation génère une très importante surcharge de travail.
Il Ya une pression ... ils n'en peuvent plus!
«Cette nouvelle organisation a perturbé l’ensemble et créé des situations extrêmement tendues depuis la mi-janvier », déplore et même dénonce le représentant départemental de la CGT pour les activités postales et de télécommunications,
« Ils prétendent qu'il y a une baisse d'activité, elle existe mais pas comme annoncée.
Cette réorganisation induit 15 suppressions de postes sur un effectif de 130, soit une réduction de plus de 10%, donc deux tournées brutes en moins. Ça se passe très mal.
Les tournées sont mal assurées ou même à découvert. Ça a été fréquent sur Orléans-nord.(…)
Quand il y a un absent ce sont les autres qui assurent sa tournée.
Ils rentrent à deux ou trois heures de l'après-midi alors qu'ils prennent à 6 heures le matin.
Ils n'en peuvent plus! Il y a un stress, une pression, certains pètent les plombs ...
On a même eu, ailleurs des tentatives de suicide à Janville, en Eure et Loir et à Blois.
C’est exécrable, pour la qualité du service et les conditions de travail.»
Des cadences qui devraient s'accélérer très rapidement.
« On a le problème des deux tours des elections régionales qui vient se greffer là-dessus, reprend le délégué. Cela génère un travail très important de plis à acheminer en urgence. On a eu une négociation mardi avec la direction, on veut que ceux qui feront ce travail supplémentaire soient réellement rémunérés par rapport à la charge que cela représente.»
Questions à Patrick Hamon directeur de groupement courrier du Loiret à La Poste
«Pas l'obligation de passer avant midi»
Quels quartiers sont touchés par cette réorganisation des tournées ?
Actuellement, c'est toute la ville d'Orléans. Il y a eu une réorganisation des tournées, car le trafic connaît une baisse, ce n'est un secret pour personne. Donc on s'adapte au trafic que l'on a à traiter.
Depuis quand?
Cela a débuté mi-janvier et donc les tournées ont été remodelées. Et c'est vrai que certaines personnes qui étaient livrées plus tôt peuvent l'être plus tard. Certaines sont fatalement en début et d’autres en fin de tournée.
Des usagers se plaignent de recevoir le courrier vers 15 h 30...
C'est vrai que, dans notre mission de service public, notre obligation est de livrer dans la journée. Nous faisons parfois des distributions de rattrapages, dans certains cas et dans certains secteurs, mais ce n'est
pas la règle.
Que leur répondre ?
Nous sommes toujours dans notre mission de service public. Et nous n'avons pas l'obligation de distribuer le courrier avant midi.
On nous parle aussi d'absence totale de courrier ...
Je suis étonné, car on met en place un système pour maintenir la distribution au moins le jour même, qu'il n'y ait pas de tournées à découvert.
Y-a-t-il moins de facteurs qu'avant?
Il y a quelques tournées en moins, car on les regroupe pour pouvoir définir pour chacun de nos facteurs des tournées qui ne dépassent pas les 35 heures.
Quel avantage pour le client?
Ils sont de plusieurs ordres. Le remplacement se fait par un autre facteur, au lieu de se faire par un intérimaire. Il y a aussi une garantie de qualité du travail fourni en interne.
Cela fait-il partie de ce qu'on appelle « facteur d'avenir » ?
Oui, absolument.
Paru le 4 mars 2010
(Source: La République du centre)
Des couacs dans la distribution du courrier
La réorganisation des tournées génère de sérieux désordres dans la distribution du courrier, surtout au nord d'Orléans.
Une situation qui pèse autant sur les usagers que sur les facteurs et que dénoncent les syndicats.
Depuis, la mi-janvier, dans le cadre du dispositif « Facteur d'avenir », La Poste a modifié
et réduit les tournées à Orléans,
Résultat, le courrier arrive plus tard ou pas.
Les usagers grognent.
Deux heures de retard, quatre, six... voire 24! Depuis que La Poste a réorganisé ses tournées, la distribution du courrier connaît à Orléans de sérieux désordres.
Oui, il y a eu les intempéries et une neige résistante, mais cela n'explique pas tout.
« C'est quasiment tous les jours, rouspète un usager du quartier Murlins. Avant, on avait le courrier vers 9 heures et demi le matin et maintenant c'est 13 h 30 et régulièrement vers 15 h 30, c'est n'importe quoi! Là, vraiment, il y en a marre! » Ses voisins, quelques numéros plus loin, attendaient des radios médicales pour les apporter à leur médecin à Paris, mais ne les ont pas eues à temps.
Un problème récurrent
Même constat dans le secteur de l'Argonne où l'on dénonce même une absence de courrier régulière. «Je vois bien que je n'en ai pas reçu puisque je suis abonnée à La Rep', que c'est un quotidien et qu'il n'est pas dans ma boîte! », glisse cette mère de famille.
Ou encore dans le quartier Madeleine: «Quasi-ment une fois par semaine, je n'ai pas le journal et pas de courrier», commente Jacques.
Un problème récurrent, pas nouveau mais qui s'est intensifié depuis janvier.
«On a de plus en plus de gens qui appellent pour se plaindre, indique Fanny, responsable de la boutique
de La Rep'. Beaucoup n'ont pas eu leur journal par La Poste et le reçoivent en fait le lendemain.
Ça leur fait une journée de décalage, on ne voit pas trop l'intérêt...
Cela peut arriver en semaine, le week-end. Ils nous disent qu'ils n'ont pas eu de courrier non plus, comme si le facteur n'était pas passé. Il y avait eu des soucis sur le quartier Saint-Marceau fin 2009, mais depuis janvier, c'est vraiment le bazar et principalement sur tout le nord d'Orléans. Et beaucoup
de retards aussi: des abonnés qui ne reçoivent leur journal que vers 15 heures. »
Des faits qui semblent étonner le responsable de la distribution du courrier dans le Loiret mais qui sont confirmés par le représentant départemental de la CGT pour cette profession.
Orléans est la dernière ville du Loiret à rejoindre le dispositif « Facteur d'avenir», à l'origine de cette réorganisation. Un « avenir» qui ne devrait pas s'améliorer dans l'immédiat avec les élections régionales
dont la préparation génère une très importante surcharge de travail.
Il Ya une pression ... ils n'en peuvent plus!
«Cette nouvelle organisation a perturbé l’ensemble et créé des situations extrêmement tendues depuis la mi-janvier », déplore et même dénonce le représentant départemental de la CGT pour les activités postales et de télécommunications,
« Ils prétendent qu'il y a une baisse d'activité, elle existe mais pas comme annoncée.
Cette réorganisation induit 15 suppressions de postes sur un effectif de 130, soit une réduction de plus de 10%, donc deux tournées brutes en moins. Ça se passe très mal.
Les tournées sont mal assurées ou même à découvert. Ça a été fréquent sur Orléans-nord.(…)
Quand il y a un absent ce sont les autres qui assurent sa tournée.
Ils rentrent à deux ou trois heures de l'après-midi alors qu'ils prennent à 6 heures le matin.
Ils n'en peuvent plus! Il y a un stress, une pression, certains pètent les plombs ...
On a même eu, ailleurs des tentatives de suicide à Janville, en Eure et Loir et à Blois.
C’est exécrable, pour la qualité du service et les conditions de travail.»
Des cadences qui devraient s'accélérer très rapidement.
« On a le problème des deux tours des elections régionales qui vient se greffer là-dessus, reprend le délégué. Cela génère un travail très important de plis à acheminer en urgence. On a eu une négociation mardi avec la direction, on veut que ceux qui feront ce travail supplémentaire soient réellement rémunérés par rapport à la charge que cela représente.»
Questions à Patrick Hamon directeur de groupement courrier du Loiret à La Poste
«Pas l'obligation de passer avant midi»
Quels quartiers sont touchés par cette réorganisation des tournées ?
Actuellement, c'est toute la ville d'Orléans. Il y a eu une réorganisation des tournées, car le trafic connaît une baisse, ce n'est un secret pour personne. Donc on s'adapte au trafic que l'on a à traiter.
Depuis quand?
Cela a débuté mi-janvier et donc les tournées ont été remodelées. Et c'est vrai que certaines personnes qui étaient livrées plus tôt peuvent l'être plus tard. Certaines sont fatalement en début et d’autres en fin de tournée.
Des usagers se plaignent de recevoir le courrier vers 15 h 30...
C'est vrai que, dans notre mission de service public, notre obligation est de livrer dans la journée. Nous faisons parfois des distributions de rattrapages, dans certains cas et dans certains secteurs, mais ce n'est
pas la règle.
Que leur répondre ?
Nous sommes toujours dans notre mission de service public. Et nous n'avons pas l'obligation de distribuer le courrier avant midi.
On nous parle aussi d'absence totale de courrier ...
Je suis étonné, car on met en place un système pour maintenir la distribution au moins le jour même, qu'il n'y ait pas de tournées à découvert.
Y-a-t-il moins de facteurs qu'avant?
Il y a quelques tournées en moins, car on les regroupe pour pouvoir définir pour chacun de nos facteurs des tournées qui ne dépassent pas les 35 heures.
Quel avantage pour le client?
Ils sont de plusieurs ordres. Le remplacement se fait par un autre facteur, au lieu de se faire par un intérimaire. Il y a aussi une garantie de qualité du travail fourni en interne.
Cela fait-il partie de ce qu'on appelle « facteur d'avenir » ?
Oui, absolument.
Paru le 4 mars 2010
(Source: La République du centre)
samedi 6 mars 2010
Facteurs: La note du pressing est pour La Poste !
Facteurs : la note du pressing est pour La Poste
La cour d'appel de Toulouse impose à La Poste de payer l'entretien des tenues de ses postiers. Cette décision, qui pourrait faire jurisprudence, pourrait coûter jusqu'à 23 millions d'euros par an à l'entreprise publique, selon les syndicats.
Les salariés jubilent, La Poste s'agace. Un arrêt de la cour d'appel de Toulouse daté du 24 février et publié jeudi, impose à l'entreprise de payer l'entretien des tenues de ses postiers. La nouvelle parait anodine mais elle pourrait au final coûter cher à la Poste. Celle-ci devra en effet accorder 5 euros de prime par semaine à chacun de ses facteurs. En comptant les 5 ans de rattrapage légal, cela signifie que la Poste devra débourser 1.150 euros par facteur, d'après les syndicats. Si chacun des 100.000 fonctionnaires réclamait son dû, cela pourrait coûter à La Poste 115 millions d'euros d'arriérés et 23 millions d'euros par an.
Ce combat était mené par les syndicats depuis 2005. Le juge a en revanche débouté la douzaine de salariés qui réclamait que l'habillage et le déshabillage soient comptabilisés dans le temps de travail.
Jurisprudence
La décision de la cour d'appel de Toulouse fait suite à un arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation, datant du 21 mai 2008. Cet arrêt précise qu'à partir du moment où la tenue de travail est imposée, même pour des raisons commerciale, et qu'elle est inhérente à l'emploi occupé, l'employeur doit en assurer l'entretien. Cet arrêt élargissait lui-même le champ d'action de l'article L. 4122-2 du Code du travail, qui précise que l'employé ne doit supporter aucune charge financière supplémentaire dès lors que l'employeur lui impose une tenue mais uniquement si celle-ci est mise en place pour des raisons d'hygiène et de sécurité, comme dans le bâtiment ou la cuisine.
La plupart des grandes entreprises ont déjà intégré ces décisions de justice. A Air France par exemple, l'entreprise prend en charge les uniformes de ses employés et dispose d'un budget pour l'entretien des tenues. Cela peut passer par des bons pour le pressing. A la SNCF, les nouvelles tenues ont été spécifiquement fabriquées pour être lavées en machine, et donc nettoyées par les agents à leur domicile. En revanche, l'entretien de la parka est pris en charge par la SNCF qui propose des cartes personnelles à puce à ses employés pour un nettoyage chez des pressings affiliés.
Pour les autres, cette décision pourrait mettre un peu plus la pression sur les directions. Mais rien n'est moins sûr. «Jurisprudence n'est pas loi. Dans la hiérarchie des normes, ce sont les textes qui passent avant. La jurisprudence n'est donc pas mathématique, comme aux Etats-Unis. Ce sera selon les juridictions», prévient Caroline de Robert de Lafregeyre, avocate au cabinet CRL. La Poste, de son côté, envisage déjà un pourvoi en cassation.
Paru le 5 mars 2010
(Source: Le Figaro)
La cour d'appel de Toulouse impose à La Poste de payer l'entretien des tenues de ses postiers. Cette décision, qui pourrait faire jurisprudence, pourrait coûter jusqu'à 23 millions d'euros par an à l'entreprise publique, selon les syndicats.
Les salariés jubilent, La Poste s'agace. Un arrêt de la cour d'appel de Toulouse daté du 24 février et publié jeudi, impose à l'entreprise de payer l'entretien des tenues de ses postiers. La nouvelle parait anodine mais elle pourrait au final coûter cher à la Poste. Celle-ci devra en effet accorder 5 euros de prime par semaine à chacun de ses facteurs. En comptant les 5 ans de rattrapage légal, cela signifie que la Poste devra débourser 1.150 euros par facteur, d'après les syndicats. Si chacun des 100.000 fonctionnaires réclamait son dû, cela pourrait coûter à La Poste 115 millions d'euros d'arriérés et 23 millions d'euros par an.
Ce combat était mené par les syndicats depuis 2005. Le juge a en revanche débouté la douzaine de salariés qui réclamait que l'habillage et le déshabillage soient comptabilisés dans le temps de travail.
Jurisprudence
La décision de la cour d'appel de Toulouse fait suite à un arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation, datant du 21 mai 2008. Cet arrêt précise qu'à partir du moment où la tenue de travail est imposée, même pour des raisons commerciale, et qu'elle est inhérente à l'emploi occupé, l'employeur doit en assurer l'entretien. Cet arrêt élargissait lui-même le champ d'action de l'article L. 4122-2 du Code du travail, qui précise que l'employé ne doit supporter aucune charge financière supplémentaire dès lors que l'employeur lui impose une tenue mais uniquement si celle-ci est mise en place pour des raisons d'hygiène et de sécurité, comme dans le bâtiment ou la cuisine.
La plupart des grandes entreprises ont déjà intégré ces décisions de justice. A Air France par exemple, l'entreprise prend en charge les uniformes de ses employés et dispose d'un budget pour l'entretien des tenues. Cela peut passer par des bons pour le pressing. A la SNCF, les nouvelles tenues ont été spécifiquement fabriquées pour être lavées en machine, et donc nettoyées par les agents à leur domicile. En revanche, l'entretien de la parka est pris en charge par la SNCF qui propose des cartes personnelles à puce à ses employés pour un nettoyage chez des pressings affiliés.
Pour les autres, cette décision pourrait mettre un peu plus la pression sur les directions. Mais rien n'est moins sûr. «Jurisprudence n'est pas loi. Dans la hiérarchie des normes, ce sont les textes qui passent avant. La jurisprudence n'est donc pas mathématique, comme aux Etats-Unis. Ce sera selon les juridictions», prévient Caroline de Robert de Lafregeyre, avocate au cabinet CRL. La Poste, de son côté, envisage déjà un pourvoi en cassation.
Paru le 5 mars 2010
(Source: Le Figaro)
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