Voici un point à la mi-journée sur les grèves qui ont ralenti l'activité en France mardi 7 septembre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites du président Nicolas Sarkozy et avant des manifestations qui s'annoncent massives.
Près du quart (24,77%) des agents de la fonction publique d'Etat y compris les enseignants, 16,2% des agents territoriaux et 17,76% des agents hospitaliers étaient en grève mardi 7 septembre à la mi-journée, selon le ministère de la Fonction publique, des chiffres supérieurs à ceux de la journée du 24 juin.
SNCF
La direction de la SNCF a recensé 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%, des chiffres en hausse par rapport à la précédente journée interprofessionnelle du 24 juin dernier.
- Le trafic TGV français est en moyenne de 2 trains sur 5 (un sur deux pour les liaisons entre Paris et le nord et l'est de la France, un sur cinq pour les liaisons province-province).
- Pour Transilien, le trafic en heure de pointe est de 2 trains sur 5.
- Pour TER, le trafic est en moyenne de 1 service sur 2.
- Pour les trains Corail de jour, le trafic est en moyenne de 1 train sur 4.
- Trafic à l'international : trafic normal sur Eurostar. 8 trains sur 10 sur Thalys.
RATP
La direction de la RATP a recensé mardi 22% de grévistes sur l'ensemble du personnel de l'entreprise francilienne, un taux en hausse par rapport à la dernière journée d'action interprofessionnelle sur les retraites le 24 juin, où 18% avaient cessé le travail.
Concernant le RER, le service est assuré de la façon suivante aux heures de pointe:
- RER Ligne A (branches Cergy et Poissy) : 1 train sur 2 (interconnexion maintenue).
- RER Ligne B (branche Nord) : trafic quasi nul.
- RER Ligne C : 1 train sur 2.
- RER Ligne D : 2 trains sur 5 (interconnexion suspendue entre Paris Gare de Lyon et Châtelet Les Halles)
- RER Ligne E : 3 trains sur 5.
Pour le métro,, trois rames sur quatre étaient en circulation sur les lignes 1, 6 et 7, deux sur trois sur la ligne 7 bis, une sur deux sur les lignes 2, 3, 4, 5, 8, 9, 12 et 13, une sur trois sur la ligne 10, et une sur quatre sur la ligne 3 bis, selon la direction de la RATP. Le trafic était en revanche normal sur les lignes 11 et 14.
On comptait un tramway sur deux sur la ligne T1. Le trafic était normal sur le T2, ainsi que sur les lignes d'autobus. Trois sur quatre circulaient en moyenne mardi matin.
Transport aérien
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) recommande aux compagnies aériennes d'annuler 25% des vols à Roissy et Orly. Air France prévoit d'assurer 100% de ses vols long-courriers, 90% des court et moyen-courriers à Roissy, et 50% des vols court et moyen-courriers à Orly.
Education nationale
Le ministère indique que 29,4% des enseignants sont en grève. Les syndicats avance le chiffre de 55% à 60%.
La Poste
- Quelque 22,07% de postiers étaient en grève à 10H00 selon la direction, contre 19,86% le 24 juin dernier. Selon la CGT et Sud La proportion de grévistes est d'environ 35% à 40%.
Pôle emploi
- 16,93% de grévistes à Pôle emploi selon la direction, près de 25% selon le SNU.
France Télécom
- La direction comptabilisait 30,84% de grévistes à la mi-journée, sur les 100.000 salariés français du groupe. Les syndicats parlent de chiffres "supérieurs" sans donner de précisions pour l'instant.
(Source:Challenges.fr, avec AFP et Reuters)
(L'insoumise)
mardi 7 septembre 2010
lundi 6 septembre 2010
Strasbourg 8 septembre 2010
Mobilisation contre la libéralisation des Postes en Europe
Des postiers, des syndicalistes, des parlementaires européens et des citoyens manifesteront le 08 septembre 2010 devant le Parlement européen à Strasbourg pour réclamer l'arrêt de la libéralisation du marché postal et soutenir l'initiative de députés européens qui exigeront un moratoire de la directive postale en séance plénière le même jour.
Les manifestants affirmeront que le passage à un statut d'entreprise postale privée n'engendre que du chômage, des atteintes aux conditions de travail et une dégradation de la qualité des services rendus aux usagers.
UNI Global Union, qui est le syndical mondial du secteur postal et de la logistique et représente 157 syndicats et 2,5 millions de travailleurs dans le monde avait demandé à l'Union européenne d'instituer immédiatement un moratoire sur la mise en application de la 3e directive postale, qui ouvre la voie à la privatisation des services postaux dans l'ensemble de l'Europe.
Cette mauvaise politique de libéralisation conduit inévitablement à la catastrophe, comme nous l'avons récemment constaté en Allemagne et aux Pays-Bas, où les entreprises postales exigent une baisse des salaires et annoncent de vastes suppressions d'emplois, tandis que les tribunaux statuent contre des garanties précédemment négociées " avait déjà déclaré Neil Anderson, Chef d'UNI Poste & Logistique devant le parlement européen à Bruxelles le 14 avril 2010.
Il ressort en effet d'une étude mondiale conduite par UNI dans 12 pays, que la libéralisation totale du marché postal est inefficace car on peut faire le constat aujourd'hui que la qualité du service s'est profondément dégradée partout.
Sur les marchés postaux déjà libéralisés, la libéralisation s'accompagne également de suppressions d'emplois dévastatrices, accroît la précarité du travail et conduit à des réductions de salaire.
C'est le cas en France avec des suppressions d'emplois très importantes (8 833 en 2009 après les 7 660 de 2008), des restructurations et des réorganisations de services qui se traduisent par une dégradation sans précédent des conditions de travail.
Le combat mené en France contre le changement de statut de l'entreprise, passait déjà par l'exigence du développement d'un grand service public postal rénové et s'inscrivait dans une démarche plus globale d'une réappropriation démocratique des services publics répondant aux besoins actuels des usagers mais aussi aux besoins d'une nouvelle politique de développement économique et social aussi bien nationale qu'européenne.
En participant à cette manifestation, la CGT, la CFDT et FO réaffirmeront leur opposition totale à la directive postale européenne et en exigeront son retrait. ...
(Source:FOcom Poste 06)
Des postiers, des syndicalistes, des parlementaires européens et des citoyens manifesteront le 08 septembre 2010 devant le Parlement européen à Strasbourg pour réclamer l'arrêt de la libéralisation du marché postal et soutenir l'initiative de députés européens qui exigeront un moratoire de la directive postale en séance plénière le même jour.
Les manifestants affirmeront que le passage à un statut d'entreprise postale privée n'engendre que du chômage, des atteintes aux conditions de travail et une dégradation de la qualité des services rendus aux usagers.
UNI Global Union, qui est le syndical mondial du secteur postal et de la logistique et représente 157 syndicats et 2,5 millions de travailleurs dans le monde avait demandé à l'Union européenne d'instituer immédiatement un moratoire sur la mise en application de la 3e directive postale, qui ouvre la voie à la privatisation des services postaux dans l'ensemble de l'Europe.
Cette mauvaise politique de libéralisation conduit inévitablement à la catastrophe, comme nous l'avons récemment constaté en Allemagne et aux Pays-Bas, où les entreprises postales exigent une baisse des salaires et annoncent de vastes suppressions d'emplois, tandis que les tribunaux statuent contre des garanties précédemment négociées " avait déjà déclaré Neil Anderson, Chef d'UNI Poste & Logistique devant le parlement européen à Bruxelles le 14 avril 2010.
Il ressort en effet d'une étude mondiale conduite par UNI dans 12 pays, que la libéralisation totale du marché postal est inefficace car on peut faire le constat aujourd'hui que la qualité du service s'est profondément dégradée partout.
Sur les marchés postaux déjà libéralisés, la libéralisation s'accompagne également de suppressions d'emplois dévastatrices, accroît la précarité du travail et conduit à des réductions de salaire.
C'est le cas en France avec des suppressions d'emplois très importantes (8 833 en 2009 après les 7 660 de 2008), des restructurations et des réorganisations de services qui se traduisent par une dégradation sans précédent des conditions de travail.
Le combat mené en France contre le changement de statut de l'entreprise, passait déjà par l'exigence du développement d'un grand service public postal rénové et s'inscrivait dans une démarche plus globale d'une réappropriation démocratique des services publics répondant aux besoins actuels des usagers mais aussi aux besoins d'une nouvelle politique de développement économique et social aussi bien nationale qu'européenne.
En participant à cette manifestation, la CGT, la CFDT et FO réaffirmeront leur opposition totale à la directive postale européenne et en exigeront son retrait. ...
(Source:FOcom Poste 06)
samedi 4 septembre 2010
La Poste: EVOLUTION DE LA RENTABILITÉ...
Communiqué:
GROUPE LA POSTE RÉSULTATS DU 1er SEMESTRE 2010
Le 26 Août 2010
LE GROUPE LA POSTE AMELIORE SES PERFORMANCES PAR RAPPORT AU 1e SEMESTRE 2009 ET REVISE A LA HAUSSE SES PERSPECTIVES D’ACTIVITE ET DE RESULTATS.
PROGRESSION DU CHIFFRE D’AFFAIRES DE 2,7%.
MAITRISE DES CHARGES D’EXPLOITATION.
AUGMENTATION DU RESULTAT D’EXPLOITATION A 678 MILLIONS ET DE LA MARGE OPERATIONNELLE A 6,4%.
Réuni ce jour sous la présidence de Jean-Paul Bailly, le Conseil d’Administration de La Poste a arrêté les comptes consolidés du Groupe pour le premier semestre 2010...
L’ACTIVITE DU GROUPE
Le chiffre d’affaires consolidé du groupe La Poste atteint 10 590 millions d’euros, en progression de 3,1% par rapport au premier semestre 2009 (+316 millions d’euros) et de +2,7% sur base comparable. La baisse des volumes de courrier reste forte (-3,7%) mais a été moins importante qu’attendue tandis que l’activité du Colis/Express connaît une reprise très rapide et que La Banque Postale poursuit son développement.
Le Courrier et ses filiales réalisent un chiffre d’affaires de 5 943 millions d’euros, en diminution de 0,9 % à périmètre et change constants.
La baisse structurelle du trafic du courrier se poursuit mais sur un rythme moins soutenu que début 2009. Au premier semestre 2010, la diminution des volumes atteint -3,7% par rapport au premier semestre 2009. Sur 12 mois, la baisse du nombre d’objets transportés atteint ainsi -4,4% contre -4,7% à fin décembre 2009.
La baisse des volumes a ainsi un impact de -175 M€ sur le chiffre d’affaires, partiellement compensé par l’impact résiduel des revalorisations tarifaires intervenues en 2009 (+35M€) par un effet calendaire (+55M€) et par le développement de services à la clientèle et d’autres activités réalisées au sein du holding Sofipost (+32M€).
Le Colis/Express réalise un chiffre d’affaires 2 330 millions d’euros, en progression de 6,2 % à périmètre et change constants.
L’ensemble des filiales de Geopost en France (Chronopost, Exapaq) et en Europe (DPD, SEUR…) connaît une forte hausse d’activité portée par la croissance des échanges économiques et des gains de parts de marché. La progression des volumes atteint 10% mais l’intensité concurrentielle se traduit également par une pression sur les prix. Le chiffre d’affaires de GeoPost s’élève ainsi à 1 633 millions d’euros, en hausse de 7,4 % à périmètre et change constants.
Les volumes traités par ColiPoste au premier semestre 2010 ont connu une croissance de 2,4%, permettant une hausse de 3,4% de son chiffre d’affaires par rapport au premier semestre 2009 pour atteindre 697 millions d’euros. Le chiffre d’affaires provenant du e-commerce connait cette année encore une croissance à deux chiffres (+12%).
La Banque Postale poursuit son développement : le Produit Net Bancaire progresse de 7,6 % sur base comparable pour atteindre 2 640 millions d’euros.
Cette hausse s’apprécie par rapport à un premier semestre 2009 marqué par les suites immédiates de la crise financière. La marge d’intérêt et produits assimilés progresse de 77 millions d’euros par rapport au 30 juin 2009 soit 6,4%. La rémunération sur encours centralisés (Livret A, LEP, LDD centralisés) baisse de 16 millions d’euros par rapport à 2009 en raison principalement de la baisse de l’encours moyen. Les commissions (assurances, OPCVM, titres, clientèle) enregistrent en revanche une augmentation de 117 millions d’euros qui provient principalement de l’assurance vie et des services à la clientèle.
Les encours d’épargne et de dépôts à vue atteignent 280 milliards d’euros fin juin 2010 en progression de 4,5 milliards par rapport au 30 juin 2009.
Le premier semestre 2010 a également vu les encours de crédits progresser. La production de crédits immobiliers est en hausse de 16% par rapport à l’an dernier tandis que l’activité de crédit à la consommation est en démarrage.
La contribution du réseau des bureaux de poste à l’activité commerciale du Groupe demeure essentielle.
Sur le semestre, le réseau des bureaux de Poste commercialise ainsi plus de 28 % du chiffre d’affaires ColiPoste, plus de 18 % du chiffre d’affaires Courrier et 12,5% du chiffre d’affaires Chronopost. L’Enseigne a réalisé 1 277 millions d’euros de ventes pour le courrier, le colis/Express et les produits tiers, soit une quasi stabilité au 30 juin 2010 par rapport à 2009. L’activité de crédit dans les bureaux de poste poursuit en revanche sa progression avec plus de 4,2 milliards d’euros de production sur les 6 premiers mois.
EVOLUTION DES CHARGES
Les charges opérationnelles du Groupe s’établissent à 9,9 milliards d’euros à fin juin 2010. A périmètre et change constants, elles évoluent de + 0,4% pour une activité qui a progressé de 2,7%. Les charges de personnel sont stables (+0,5% sur La Poste hors variation des provisions et impact de la réforme des retraites de 2005). Les achats et autres charges externes progressent dans les filiales en raison de la hausse de l’activité tandis qu’elles baissent de 4,8% à La Poste.
EVOLUTION DE LA RENTABILITÉ
Le résultat d’exploitation du Groupe s’élève à 678 millions d’euros soit une progression de 55% sur base comparable par rapport au 30 juin 2009. L’ensemble des activités contributrices au résultat d’exploitation enregistre une amélioration par rapport au 30 juin 2009. La marge opérationnelle s’établit ainsi à 6,4 % du chiffre d’affaires, en hausse de 2 points par rapport au premier semestre 2009, retrouvant ainsi le niveau de juin 2008.
Le résultat d’exploitation consolidé du Courrier s’établit à 240 millions. Le programme de variabilisation des charges opérationnelles a permis d’enregistrer une baisse de 1,4% des coûts sur base comparable, améliorant la marge opérationnelle qui atteint 4% sur le premier semestre.
Le résultat d’exploitation consolidé Colis/Express s’élève à 171 millions d’euros au premier semestre 2010, en hausse de 5 % à périmètre et change constants. La marge opérationnelle s’élève à 7,3% sur le premier semestre 2010.
La Banque Postale contribue au résultat d’exploitation du Groupe à hauteur de 426 millions d’euros.
Après prise en compte du résultat financier et de la contribution de CNP Assurances qui atteint 101 millions d’euros, le résultat net part du Groupe s’établit à 478 millions d’euros en hausse de 23,2% par rapport au premier semestre 2009.
LA STRUCTURE FINANCIÈRE
Au 30 juin 2010, le Groupe a réalisé 337 millions d’euros d’investissements internes et consacré 35 millions d’euros à la croissance externe, répartis entres les activités industrielles et commerciales (296 M€) et La Banque Postale (76 M€). La majeure partie des investissements est programmée sur le second semestre.
Ces investissements ainsi que les intérêts et dividendes ont été autofinancés par un Excédent Brut d’Exploitation de 1160 millions d’euros. La dette nette a été réduite au 30 juin 2010 par rapport au 31/12/2009.
REVISION DES PERSPECTIVES 2010 A LA HAUSSE:
Le Groupe s’était fixé un objectif de stabiliser son activité en 2010 et de viser une rentabilité proche de celle de 2009. Les résultats au 30 juin conduisent le Groupe à envisager désormais une progression de son chiffre d’affaires consolidé de 1 à 2% et un résultat d’exploitation, hors éléments exceptionnels, du même ordre qu’en 2008.
Les résultats du premier semestre 2010 confortent ainsi la trajectoire financière associée au plan « Ambition 2015 ».
(Source: Groupe La Poste)
"Sur le dos de qui l'entreprise fait elle ses bénéfices?...Mais bien sur ce serait hors sujet de mentionner les dégats occasionnés par cette politique du fric auprés des personnels, ça ferait désordre!"
"L'insoumise"
GROUPE LA POSTE RÉSULTATS DU 1er SEMESTRE 2010
Le 26 Août 2010
LE GROUPE LA POSTE AMELIORE SES PERFORMANCES PAR RAPPORT AU 1e SEMESTRE 2009 ET REVISE A LA HAUSSE SES PERSPECTIVES D’ACTIVITE ET DE RESULTATS.
PROGRESSION DU CHIFFRE D’AFFAIRES DE 2,7%.
MAITRISE DES CHARGES D’EXPLOITATION.
AUGMENTATION DU RESULTAT D’EXPLOITATION A 678 MILLIONS ET DE LA MARGE OPERATIONNELLE A 6,4%.
Réuni ce jour sous la présidence de Jean-Paul Bailly, le Conseil d’Administration de La Poste a arrêté les comptes consolidés du Groupe pour le premier semestre 2010...
L’ACTIVITE DU GROUPE
Le chiffre d’affaires consolidé du groupe La Poste atteint 10 590 millions d’euros, en progression de 3,1% par rapport au premier semestre 2009 (+316 millions d’euros) et de +2,7% sur base comparable. La baisse des volumes de courrier reste forte (-3,7%) mais a été moins importante qu’attendue tandis que l’activité du Colis/Express connaît une reprise très rapide et que La Banque Postale poursuit son développement.
Le Courrier et ses filiales réalisent un chiffre d’affaires de 5 943 millions d’euros, en diminution de 0,9 % à périmètre et change constants.
La baisse structurelle du trafic du courrier se poursuit mais sur un rythme moins soutenu que début 2009. Au premier semestre 2010, la diminution des volumes atteint -3,7% par rapport au premier semestre 2009. Sur 12 mois, la baisse du nombre d’objets transportés atteint ainsi -4,4% contre -4,7% à fin décembre 2009.
La baisse des volumes a ainsi un impact de -175 M€ sur le chiffre d’affaires, partiellement compensé par l’impact résiduel des revalorisations tarifaires intervenues en 2009 (+35M€) par un effet calendaire (+55M€) et par le développement de services à la clientèle et d’autres activités réalisées au sein du holding Sofipost (+32M€).
Le Colis/Express réalise un chiffre d’affaires 2 330 millions d’euros, en progression de 6,2 % à périmètre et change constants.
L’ensemble des filiales de Geopost en France (Chronopost, Exapaq) et en Europe (DPD, SEUR…) connaît une forte hausse d’activité portée par la croissance des échanges économiques et des gains de parts de marché. La progression des volumes atteint 10% mais l’intensité concurrentielle se traduit également par une pression sur les prix. Le chiffre d’affaires de GeoPost s’élève ainsi à 1 633 millions d’euros, en hausse de 7,4 % à périmètre et change constants.
Les volumes traités par ColiPoste au premier semestre 2010 ont connu une croissance de 2,4%, permettant une hausse de 3,4% de son chiffre d’affaires par rapport au premier semestre 2009 pour atteindre 697 millions d’euros. Le chiffre d’affaires provenant du e-commerce connait cette année encore une croissance à deux chiffres (+12%).
La Banque Postale poursuit son développement : le Produit Net Bancaire progresse de 7,6 % sur base comparable pour atteindre 2 640 millions d’euros.
Cette hausse s’apprécie par rapport à un premier semestre 2009 marqué par les suites immédiates de la crise financière. La marge d’intérêt et produits assimilés progresse de 77 millions d’euros par rapport au 30 juin 2009 soit 6,4%. La rémunération sur encours centralisés (Livret A, LEP, LDD centralisés) baisse de 16 millions d’euros par rapport à 2009 en raison principalement de la baisse de l’encours moyen. Les commissions (assurances, OPCVM, titres, clientèle) enregistrent en revanche une augmentation de 117 millions d’euros qui provient principalement de l’assurance vie et des services à la clientèle.
Les encours d’épargne et de dépôts à vue atteignent 280 milliards d’euros fin juin 2010 en progression de 4,5 milliards par rapport au 30 juin 2009.
Le premier semestre 2010 a également vu les encours de crédits progresser. La production de crédits immobiliers est en hausse de 16% par rapport à l’an dernier tandis que l’activité de crédit à la consommation est en démarrage.
La contribution du réseau des bureaux de poste à l’activité commerciale du Groupe demeure essentielle.
Sur le semestre, le réseau des bureaux de Poste commercialise ainsi plus de 28 % du chiffre d’affaires ColiPoste, plus de 18 % du chiffre d’affaires Courrier et 12,5% du chiffre d’affaires Chronopost. L’Enseigne a réalisé 1 277 millions d’euros de ventes pour le courrier, le colis/Express et les produits tiers, soit une quasi stabilité au 30 juin 2010 par rapport à 2009. L’activité de crédit dans les bureaux de poste poursuit en revanche sa progression avec plus de 4,2 milliards d’euros de production sur les 6 premiers mois.
EVOLUTION DES CHARGES
Les charges opérationnelles du Groupe s’établissent à 9,9 milliards d’euros à fin juin 2010. A périmètre et change constants, elles évoluent de + 0,4% pour une activité qui a progressé de 2,7%. Les charges de personnel sont stables (+0,5% sur La Poste hors variation des provisions et impact de la réforme des retraites de 2005). Les achats et autres charges externes progressent dans les filiales en raison de la hausse de l’activité tandis qu’elles baissent de 4,8% à La Poste.
EVOLUTION DE LA RENTABILITÉ
Le résultat d’exploitation du Groupe s’élève à 678 millions d’euros soit une progression de 55% sur base comparable par rapport au 30 juin 2009. L’ensemble des activités contributrices au résultat d’exploitation enregistre une amélioration par rapport au 30 juin 2009. La marge opérationnelle s’établit ainsi à 6,4 % du chiffre d’affaires, en hausse de 2 points par rapport au premier semestre 2009, retrouvant ainsi le niveau de juin 2008.
Le résultat d’exploitation consolidé du Courrier s’établit à 240 millions. Le programme de variabilisation des charges opérationnelles a permis d’enregistrer une baisse de 1,4% des coûts sur base comparable, améliorant la marge opérationnelle qui atteint 4% sur le premier semestre.
Le résultat d’exploitation consolidé Colis/Express s’élève à 171 millions d’euros au premier semestre 2010, en hausse de 5 % à périmètre et change constants. La marge opérationnelle s’élève à 7,3% sur le premier semestre 2010.
La Banque Postale contribue au résultat d’exploitation du Groupe à hauteur de 426 millions d’euros.
Après prise en compte du résultat financier et de la contribution de CNP Assurances qui atteint 101 millions d’euros, le résultat net part du Groupe s’établit à 478 millions d’euros en hausse de 23,2% par rapport au premier semestre 2009.
LA STRUCTURE FINANCIÈRE
Au 30 juin 2010, le Groupe a réalisé 337 millions d’euros d’investissements internes et consacré 35 millions d’euros à la croissance externe, répartis entres les activités industrielles et commerciales (296 M€) et La Banque Postale (76 M€). La majeure partie des investissements est programmée sur le second semestre.
Ces investissements ainsi que les intérêts et dividendes ont été autofinancés par un Excédent Brut d’Exploitation de 1160 millions d’euros. La dette nette a été réduite au 30 juin 2010 par rapport au 31/12/2009.
REVISION DES PERSPECTIVES 2010 A LA HAUSSE:
Le Groupe s’était fixé un objectif de stabiliser son activité en 2010 et de viser une rentabilité proche de celle de 2009. Les résultats au 30 juin conduisent le Groupe à envisager désormais une progression de son chiffre d’affaires consolidé de 1 à 2% et un résultat d’exploitation, hors éléments exceptionnels, du même ordre qu’en 2008.
Les résultats du premier semestre 2010 confortent ainsi la trajectoire financière associée au plan « Ambition 2015 ».
(Source: Groupe La Poste)
"Sur le dos de qui l'entreprise fait elle ses bénéfices?...Mais bien sur ce serait hors sujet de mentionner les dégats occasionnés par cette politique du fric auprés des personnels, ça ferait désordre!"
"L'insoumise"
Sarkosy a assuré: " C'est clair, je suis extrêmement déterminé"...
Sarkozy renouvelle son soutien à Woerth et défend sa réforme des retraites.
Le président Nicolas Sarkozy, le 3 septembre 2010 à Montbard
Nicolas Sarkozy a renouvelé vendredi en Côte-d'Or son soutien à Eric Woerth, malmené dans l'affaire Bettencourt, et redit sa détermination à réformer les retraites avant le début du débat parlementaire et la mobilisation syndicale de mardi.
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Interpellé par la presse à l'issue d'une table-ronde sur l'industrie à Montbard, M. Sarkozy a répondu par un "oui" appuyé, et un rien agacé, à la question "est-ce que vous apportez toujours votre soutien à Eric Woerth ?"
A une autre question, "est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ?", il s'est contenté d'acquiescer avant de tourner le dos aux journalistes, sans autre commentaire.
Contrairement à ce qu'il avait toujours assuré, Eric Woerth a concédé pour la première fois jeudi être intervenu dans l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé sa femme et compte parmi les donateurs de l'UMP.
A quatre jours du coup d'envoi du débat parlementaire sur la réforme des retraites et d'une manifestation des syndicats annoncée comme très suivie, ces propos ont placé le ministre du Travail dans une situation très délicate.
Plus disert que sur son soutien à Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a profité de sa visite dans l'usine Valinox Nucléaire de Montbard pour redire longuement, devant plusieurs dizaines de salariés, sa détermination à mener sa réforme des retraites jusqu'à son terme.
"Je ne serai pas le président de la République qui partira sans avoir réglé la question de l'équilibre des régimes de retraite. C'est clair, je suis extrêmement déterminé", a-t-il assuré.
"Il y a 10% des retraités français dont on finance les retraites par des emprunts parce qu'il n'y a pas d'argent (...), je ne serai pas le président qui laissera cette situation en l'état", a insisté le président de la République, "je veux que tous ceux qui travaillent puissent se dire +quand je partirai à la retraite, ma retraite sera payée+".
Nicolas Sarkozy a également défendu son choix de faire passer l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui soulève l'hostilité des syndicats. "Passer de 60 à 62 ans, ça rapporte à la caisse d'assurance qui paie vos retraites 28 milliards d'euros, voilà", a-t-il tranché.
Le président a rejeté la piste d'une "diminution des retraites", jugée "pas raisonnable", l'augmentation des impôts des entreprises et refusé le "slogan à la mode" de "faire payer les riches", estimant qu'au final ce seraient "les classes moyennes qui paieront".
Une nouvelle fois, il a redit que "tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans" ou ont exercé "des métiers pénibles" pourraient partir à la retraite à 60 ans "sans décote" et laissé sa porte ouverte aux syndicats, promettant de "discuter avec eux" de leurs dernières propositions.
(Paru le 03 septembre 2010)
Source: AFP
(L'insoumise)
Le président Nicolas Sarkozy, le 3 septembre 2010 à Montbard
Nicolas Sarkozy a renouvelé vendredi en Côte-d'Or son soutien à Eric Woerth, malmené dans l'affaire Bettencourt, et redit sa détermination à réformer les retraites avant le début du débat parlementaire et la mobilisation syndicale de mardi.
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Interpellé par la presse à l'issue d'une table-ronde sur l'industrie à Montbard, M. Sarkozy a répondu par un "oui" appuyé, et un rien agacé, à la question "est-ce que vous apportez toujours votre soutien à Eric Woerth ?"
A une autre question, "est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ?", il s'est contenté d'acquiescer avant de tourner le dos aux journalistes, sans autre commentaire.
Contrairement à ce qu'il avait toujours assuré, Eric Woerth a concédé pour la première fois jeudi être intervenu dans l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé sa femme et compte parmi les donateurs de l'UMP.
A quatre jours du coup d'envoi du débat parlementaire sur la réforme des retraites et d'une manifestation des syndicats annoncée comme très suivie, ces propos ont placé le ministre du Travail dans une situation très délicate.
Plus disert que sur son soutien à Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a profité de sa visite dans l'usine Valinox Nucléaire de Montbard pour redire longuement, devant plusieurs dizaines de salariés, sa détermination à mener sa réforme des retraites jusqu'à son terme.
"Je ne serai pas le président de la République qui partira sans avoir réglé la question de l'équilibre des régimes de retraite. C'est clair, je suis extrêmement déterminé", a-t-il assuré.
"Il y a 10% des retraités français dont on finance les retraites par des emprunts parce qu'il n'y a pas d'argent (...), je ne serai pas le président qui laissera cette situation en l'état", a insisté le président de la République, "je veux que tous ceux qui travaillent puissent se dire +quand je partirai à la retraite, ma retraite sera payée+".
Nicolas Sarkozy a également défendu son choix de faire passer l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui soulève l'hostilité des syndicats. "Passer de 60 à 62 ans, ça rapporte à la caisse d'assurance qui paie vos retraites 28 milliards d'euros, voilà", a-t-il tranché.
Le président a rejeté la piste d'une "diminution des retraites", jugée "pas raisonnable", l'augmentation des impôts des entreprises et refusé le "slogan à la mode" de "faire payer les riches", estimant qu'au final ce seraient "les classes moyennes qui paieront".
Une nouvelle fois, il a redit que "tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans" ou ont exercé "des métiers pénibles" pourraient partir à la retraite à 60 ans "sans décote" et laissé sa porte ouverte aux syndicats, promettant de "discuter avec eux" de leurs dernières propositions.
(Paru le 03 septembre 2010)
Source: AFP
(L'insoumise)
jeudi 19 août 2010
Grève du 7 septembre 2010

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD et UNSA appellent à la grève et aux manifestations le 7 septembre 2010.
Suite aux fortes mobilisations de mai et de juin, le combat contre la réforme des retraites doit s'amplifier.
Ce projet de loi inacceptable et injuste (aggravation des inégalités sur tous les plans) se doit d'être combattu par tous, afin d'imposer le respect du droit au départ à la retraite à 60 ans (voir 55 ans pour les travaux pénibles) à taux plein, ainsi qu'une autre répartition des richesses pour un financement durable des retraites.
Rendez-vous le 7 septembre pour participer massivement à ce rassemblement.
jeudi 8 juillet 2010
La Cour des comptes épingle La Poste
INFO LE FIGARO -
Un rapport s'inquiète de la baisse accélérée de l'activité courrier et du manque de compétitivité du réseau.
Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie «La Poste: un service public face à un défi sans précédent, une mutation nécessaire»: c'est le titre d'un projet de rapport de la Cour des comptes encore confidentiel, dont Le Figaro s'est procuré un exemplaire. La version finale, très attendue, intégrera la réponse de La Poste. Les sages de la rue Cambon dressent un état des lieux sévère. Extraits.
«Le respect du délai de distribution à J+1 stagne au niveau médiocre de 85%».
Premier constat de la Cour des comptes: malgré plus de 3,1 milliards d'investissements entre 2004 et 2010 pour moderniser le traitement du courrier (au détriment d'une politique ambitieuse de développement des relais croissance), le programme «Cap qualité courrier» a pris trois ans de retard, et La Poste conserve des retards de productivité.
La qualité de distribution à J+1 a atteint 84,4% en 2009 (contre 69,6% en 2003), respectant pour la première fois l'objectif réglementaire, mais ce taux reste inférieur à l'objectif interne du groupe, qui était de 90% en 2010.
«Le respect du délai de J+1 stagne au niveau médiocre de 85%, bien inférieur à celui observé dans la plupart des autres pays européens», souligne le projet de rapport, estimant que La Poste doit relever significativement l'objectif de qualité de la distribution en J+1. Les magistrats préconisent par ailleurs d'élargir la plage de remise du courrier «en permettant un dépôt plus tardif dans un nombre plus élevé de boîtes aux lettres».
Ces préconisations s'inscrivent sur fond de chute de l'activité courrier: entre 2003 et 2007, les volumes ont reculé de 1% environ par an. Le déclin s'est accentué en 2008 (-2,6%) et 2009 (-5,3%) et, selon La Poste, l'effondrement atteindrait 30% sur la période 2008-2015. La Cour des comptes n'exclut pas que la dégringolade puisse être plus brutale. Depuis 2003, «les réajustements tarifaires substantiels» ont permis d'atténuer ce déclin. La dernière hausse du prix du timbre date d'hier. Selon la Cour des comptes, «ces marges de manœuvre seront, dans les années à venir, fortement contraintes».
«L'attente, encore problématique et désorganisée»
Pour la Cour de comptes, La Poste doit encore améliorer l'accueil et l'attente dans ses bureaux, même si les initiatives déjà engagées commencent à porter leurs fruits: réorganisation des 1000 bureaux les plus importants, extension des horaires, développement des automates. Le temps d'attente, qui s'était dégradé de 2005 à 2008 en passant de 7,16 minutes à 8,01 minutes malgré une baisse de la fréquentation, a été significativement réduit en 2009, à 4,5 minutes dans les 1000 bureaux les plus gros, pour les opérations simples. Pour autant, l'ergonomie des automates postaux mériterait des adaptations. Il existe 17.000 points de contact, un chiffre fixé par la loi. Pour la Cour des comptes, La Poste doit aussi trouver des solutions pour les petits bureaux, où les modalités de livraison des colis aux particuliers doivent aussi être améliorées. Car si certains points de contact ont des problèmes de files attente, d'autres manquent de clients… Selon les simulations de La Poste, une optimisation commerciale conduirait à un réseau d'environ… 3000 points de vente! La Cour des comptes préconise de poursuivre leur transformation en partenariat, la France conservant une proportion de bureaux gérés en propre deux fois supérieure à la moyenne européenne.
Le niveau élevé des charges, «un handicap concurrentiel majeur».
La priorité de La Poste est de rétablir, au plus tard en 2015, une rentabilité au moins équivalente à celle de 2007. Pour la Cour des comptes, le niveau élevé des charges constitue «un handicap concurrentiel majeur». Le groupe doit faire des économies sur ses frais de personnel, mais aussi dans son réseau et en gérant mieux son patrimoine immobilier, son deuxième poste de charge. Entre 2003 et 2009, les effectifs de la maison mère ont été réduits de 14% à 248.287 personnes. «Le partage des responsabilités laisse place dans certains domaines à des recoupements inutiles», souligne la Cour des comptes, convaincue que «l'adaptation des effectifs aux évolutions va devenir une préoccupation à la fois cruciale et difficile».
(Source: Mathilde Visseyrias, Bertille Bayart -
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/07/01/04015-20100701ARTFIG00713-la-cour-des-comptesepingle-la-poste.php)
(Par la section locale CGT de la Pic de Lesquin)
Un rapport s'inquiète de la baisse accélérée de l'activité courrier et du manque de compétitivité du réseau.
Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie «La Poste: un service public face à un défi sans précédent, une mutation nécessaire»: c'est le titre d'un projet de rapport de la Cour des comptes encore confidentiel, dont Le Figaro s'est procuré un exemplaire. La version finale, très attendue, intégrera la réponse de La Poste. Les sages de la rue Cambon dressent un état des lieux sévère. Extraits.
«Le respect du délai de distribution à J+1 stagne au niveau médiocre de 85%».
Premier constat de la Cour des comptes: malgré plus de 3,1 milliards d'investissements entre 2004 et 2010 pour moderniser le traitement du courrier (au détriment d'une politique ambitieuse de développement des relais croissance), le programme «Cap qualité courrier» a pris trois ans de retard, et La Poste conserve des retards de productivité.
La qualité de distribution à J+1 a atteint 84,4% en 2009 (contre 69,6% en 2003), respectant pour la première fois l'objectif réglementaire, mais ce taux reste inférieur à l'objectif interne du groupe, qui était de 90% en 2010.
«Le respect du délai de J+1 stagne au niveau médiocre de 85%, bien inférieur à celui observé dans la plupart des autres pays européens», souligne le projet de rapport, estimant que La Poste doit relever significativement l'objectif de qualité de la distribution en J+1. Les magistrats préconisent par ailleurs d'élargir la plage de remise du courrier «en permettant un dépôt plus tardif dans un nombre plus élevé de boîtes aux lettres».
Ces préconisations s'inscrivent sur fond de chute de l'activité courrier: entre 2003 et 2007, les volumes ont reculé de 1% environ par an. Le déclin s'est accentué en 2008 (-2,6%) et 2009 (-5,3%) et, selon La Poste, l'effondrement atteindrait 30% sur la période 2008-2015. La Cour des comptes n'exclut pas que la dégringolade puisse être plus brutale. Depuis 2003, «les réajustements tarifaires substantiels» ont permis d'atténuer ce déclin. La dernière hausse du prix du timbre date d'hier. Selon la Cour des comptes, «ces marges de manœuvre seront, dans les années à venir, fortement contraintes».
«L'attente, encore problématique et désorganisée»
Pour la Cour de comptes, La Poste doit encore améliorer l'accueil et l'attente dans ses bureaux, même si les initiatives déjà engagées commencent à porter leurs fruits: réorganisation des 1000 bureaux les plus importants, extension des horaires, développement des automates. Le temps d'attente, qui s'était dégradé de 2005 à 2008 en passant de 7,16 minutes à 8,01 minutes malgré une baisse de la fréquentation, a été significativement réduit en 2009, à 4,5 minutes dans les 1000 bureaux les plus gros, pour les opérations simples. Pour autant, l'ergonomie des automates postaux mériterait des adaptations. Il existe 17.000 points de contact, un chiffre fixé par la loi. Pour la Cour des comptes, La Poste doit aussi trouver des solutions pour les petits bureaux, où les modalités de livraison des colis aux particuliers doivent aussi être améliorées. Car si certains points de contact ont des problèmes de files attente, d'autres manquent de clients… Selon les simulations de La Poste, une optimisation commerciale conduirait à un réseau d'environ… 3000 points de vente! La Cour des comptes préconise de poursuivre leur transformation en partenariat, la France conservant une proportion de bureaux gérés en propre deux fois supérieure à la moyenne européenne.
Le niveau élevé des charges, «un handicap concurrentiel majeur».
La priorité de La Poste est de rétablir, au plus tard en 2015, une rentabilité au moins équivalente à celle de 2007. Pour la Cour des comptes, le niveau élevé des charges constitue «un handicap concurrentiel majeur». Le groupe doit faire des économies sur ses frais de personnel, mais aussi dans son réseau et en gérant mieux son patrimoine immobilier, son deuxième poste de charge. Entre 2003 et 2009, les effectifs de la maison mère ont été réduits de 14% à 248.287 personnes. «Le partage des responsabilités laisse place dans certains domaines à des recoupements inutiles», souligne la Cour des comptes, convaincue que «l'adaptation des effectifs aux évolutions va devenir une préoccupation à la fois cruciale et difficile».
(Source: Mathilde Visseyrias, Bertille Bayart -
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/07/01/04015-20100701ARTFIG00713-la-cour-des-comptesepingle-la-poste.php)
(Par la section locale CGT de la Pic de Lesquin)
jeudi 1 juillet 2010
Fonctionnaires : pas de hausse générale de salaire en 2011
Fonctionnaires : pas de hausse générale de salaire en 2011
Eric Woerth a annoncé mercredi le gel du point d'indice en 2011. Rien n'est programmé pour 2012 et 2013, même si de nouvelles discussions auront lieu. La hausse de 0,5% du 1er juillet est maintenue. Les syndicats sont furieux.
Sur le même sujet
Régime sec pour les fonctionnaires.
Mercredi, lors de la seconde séance de négociations salariales 2011-2013, Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, et Georges Tron, son secrétaire d'Etat, ont annoncé le gel du point d'indice (base de calcul du salaire des fonctionnaires) en 2011. Un tel gel constitue une première depuis 2003. Et pour 2012 et 2013, aucune hausse n'est programmée à ce stade. «Pour les années ultérieures (à 2011), les rendez-vous annuels, prévus dans les accords de février 2008, permettront de déterminer l'évolution du point, compte-tenu de la situation économique», indiquent simplement les ministres. Si la porte n'est pas formellement fermée, il faudrait une improbable reprise économique (plus rapide que ne le prévoit le gouvernement), ou une consolidation budgétaire spectaculaire, pour que ces deux années ne soient pas marquées par un nouvel gel du point.
Concrètement, les 5,2 millions de fonctionnaires ne bénéficieront donc d'aucune augmentation générale l'année prochaine. Dans un contexte de rigueur budgétaire, cette ligne était pressentie depuis plusieurs semaines. Elle entraînera des économies conséquentes : une hausse de 0,8% du point d'indice, comme consentie en 2007, 2008 et 2009, coûte environ 600 millions d'euros par an au seul l'Etat employeur. Seule «concession» : après avoir été tenté de revenir dessus, le gouvernement a maintenu la hausse de 0,5 % programmée depuis 2008 pour cette année. Elle entrera en vigueur, comme prévue, sur les salaires versés fin juillet.
« Un scénario d'affrontement majeur »
Les syndicats sont furieux. «Le gouvernement choisit l'épreuve de force. La RGPP, la réforme des retraites, les départs non remplacés et maintenant les salaires ! Tout s'accumule et on est désormais sur un scénario d'affrontement majeur», prévient la CGT. Ils dénoncent des «pertes programmées de pouvoir d'achat», a fortiori avec la hausse des cotisations retraite de 2011 à 2020 (0,27 point par an) dans le cadre de la réforme des retraites. Selon les syndicats, qui s'appuient sur la différence d'évolution entre le point d'indice et l'inflation, le pouvoir d'achat des agents a déjà reculé de 9% depuis 2000 et un gel triennal entraînerait un nouveau recul de 7%.
Le gouvernement réfute cette grille de lecture. Il souligne que la progression « naturelle » des salaires (à l'ancienneté et par le jeu des promotions), estimée à 1,5% à 2% par an selon les ministères, garantit le maintien du pouvoir d'achat. Et promet en outre de reconduire le dispositif de Garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa), lancé en 2008, qui permet aux agents dont le traitement augmente moins vite que l'inflation de bénéficier d'une prime de rattrapage. La Gipa pourrait coûter cher en cas de dérapage de l'inflation. L'Etat employeur risque aussi d'être confronté à un problème de tassement des bas de grilles salariales, qui, faute de revalorisation du point d'indice, ont de fortes chances de repasser sous le niveau du SMIC quand celui-ci sera revalorisé, chaque 1er janvier.
Eric Woerth et Georges Tron ont par ailleurs confirmé le maintien des autres mesures salariales déjà en vigueur ou en cours de déploiement, comme le lancement l'an prochain de l'intéressement collectif et l'extension à de nouveaux publics des primes individuelles au mérite, qui devraient bénéficier à 200.000 agents à l'horizon 2012. La plus importante de ces mesures reste le retour aux agents, sous forme de mesures catégorielles, de 50% des économies réalisées sur le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux (500 millions par an). Au total, ce sont quelque 1,5 milliard d'euros qui devraient ainsi être reversés aux agents sur 2011-2013.
Paru le 30 juin 2010
(Source:Les Echos)
"L'insoumise"
Eric Woerth a annoncé mercredi le gel du point d'indice en 2011. Rien n'est programmé pour 2012 et 2013, même si de nouvelles discussions auront lieu. La hausse de 0,5% du 1er juillet est maintenue. Les syndicats sont furieux.
Sur le même sujet
Régime sec pour les fonctionnaires.
Mercredi, lors de la seconde séance de négociations salariales 2011-2013, Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, et Georges Tron, son secrétaire d'Etat, ont annoncé le gel du point d'indice (base de calcul du salaire des fonctionnaires) en 2011. Un tel gel constitue une première depuis 2003. Et pour 2012 et 2013, aucune hausse n'est programmée à ce stade. «Pour les années ultérieures (à 2011), les rendez-vous annuels, prévus dans les accords de février 2008, permettront de déterminer l'évolution du point, compte-tenu de la situation économique», indiquent simplement les ministres. Si la porte n'est pas formellement fermée, il faudrait une improbable reprise économique (plus rapide que ne le prévoit le gouvernement), ou une consolidation budgétaire spectaculaire, pour que ces deux années ne soient pas marquées par un nouvel gel du point.
Concrètement, les 5,2 millions de fonctionnaires ne bénéficieront donc d'aucune augmentation générale l'année prochaine. Dans un contexte de rigueur budgétaire, cette ligne était pressentie depuis plusieurs semaines. Elle entraînera des économies conséquentes : une hausse de 0,8% du point d'indice, comme consentie en 2007, 2008 et 2009, coûte environ 600 millions d'euros par an au seul l'Etat employeur. Seule «concession» : après avoir été tenté de revenir dessus, le gouvernement a maintenu la hausse de 0,5 % programmée depuis 2008 pour cette année. Elle entrera en vigueur, comme prévue, sur les salaires versés fin juillet.
« Un scénario d'affrontement majeur »
Les syndicats sont furieux. «Le gouvernement choisit l'épreuve de force. La RGPP, la réforme des retraites, les départs non remplacés et maintenant les salaires ! Tout s'accumule et on est désormais sur un scénario d'affrontement majeur», prévient la CGT. Ils dénoncent des «pertes programmées de pouvoir d'achat», a fortiori avec la hausse des cotisations retraite de 2011 à 2020 (0,27 point par an) dans le cadre de la réforme des retraites. Selon les syndicats, qui s'appuient sur la différence d'évolution entre le point d'indice et l'inflation, le pouvoir d'achat des agents a déjà reculé de 9% depuis 2000 et un gel triennal entraînerait un nouveau recul de 7%.
Le gouvernement réfute cette grille de lecture. Il souligne que la progression « naturelle » des salaires (à l'ancienneté et par le jeu des promotions), estimée à 1,5% à 2% par an selon les ministères, garantit le maintien du pouvoir d'achat. Et promet en outre de reconduire le dispositif de Garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa), lancé en 2008, qui permet aux agents dont le traitement augmente moins vite que l'inflation de bénéficier d'une prime de rattrapage. La Gipa pourrait coûter cher en cas de dérapage de l'inflation. L'Etat employeur risque aussi d'être confronté à un problème de tassement des bas de grilles salariales, qui, faute de revalorisation du point d'indice, ont de fortes chances de repasser sous le niveau du SMIC quand celui-ci sera revalorisé, chaque 1er janvier.
Eric Woerth et Georges Tron ont par ailleurs confirmé le maintien des autres mesures salariales déjà en vigueur ou en cours de déploiement, comme le lancement l'an prochain de l'intéressement collectif et l'extension à de nouveaux publics des primes individuelles au mérite, qui devraient bénéficier à 200.000 agents à l'horizon 2012. La plus importante de ces mesures reste le retour aux agents, sous forme de mesures catégorielles, de 50% des économies réalisées sur le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux (500 millions par an). Au total, ce sont quelque 1,5 milliard d'euros qui devraient ainsi être reversés aux agents sur 2011-2013.
Paru le 30 juin 2010
(Source:Les Echos)
"L'insoumise"
Inscription à :
Articles (Atom)