Retraites : entre 10000 et 22000 manifestants à Toulon.
"Plus de 22 000" personnes selon les syndicats, "près de 10 000" selon la police, ont manifesté ce mardi matin à Toulon contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Le direct de la manifestation.
12h30. Fin de la manifestation. Les manifestants occupent encore le boulevard de Strasbourg et la place de la Liberté mais commencent progressivement à se disperser.
11h45. La CGT varoise évalue à "plus de 22 000" le nombre de manifestants à Toulon. Les autorités, qui n'ont pas encore livré d'estimation officielle, évoquent pour leur part "près de 10 000 personnes". Dans le var, un autre rassemblement à Draguignan réunit environ 2000 manifestants, toujours selon la CGT.
11h35. Alors que le cortège s'étire désormais sur plus d'un kilomètre, ce délégué SNUipp estime que "la mobilisation du 24 juin (ndlr: date du dernier défilé contre le projet de réforme des retraites) est largement dépassée."
11h15. Un représentant de la CGT donne le chiffre provisoire de 20 000 manifestants et affirme que "le cortège va encore augmenter".
10h45. La tête du défilé atteint la porte de l'Arsenal. Abrités sous les parapluies, salariés du public comme du privé sont représentés.
10h35. Les manifestants se dirigent vers le palais de Justice d'où ils descendront sur le port avant de longer la mairie et de remonter dans la haute-ville via l'avenue Roosevelt. Il s'agit du "parcours long", traditionnellement suivi à Toulon par les défilés de grande ampleur.
10h30. Le cortège s'ébranle, mené par l'intersyndicale*. Une large banderole est déployée par le carré de tête : "Ce projet de réforme : on n'en veut pas ! Pour un système de retraite juste et solidaire."
10h25. Une première estimation syndicale comptabilise 10 000 manifestants sur la place de la Liberté, lieu de départ du cortège toulonnais.
10h14. Plusieurs formations politiques de gauche sont représentées parmi lesquelles le Parti socialiste, le Parti communiste et Europe Ecologie.
10h12. De pancarte en banderole, le concours du meilleur slogan est lancé. Beau succès avec "Pour Sarko, la retraite tout de suite" ou encore "Faisons aWoerther la réforme".
10h10. l'intersyndicale prend la parole avant le départ du cortège. Demande une politique actuelle de l'emploi d'une toute autre dimension plutôt que des mesurettes.
9h45. Une pluie fine fait son apparition. Elle pourrait perturber le rassemblement
9h30. Des manifestants sont déjà rassemblés devant la mairie sur l'avenue de la République. La sono envoie du son, les banderoles et drapeaux sont déployés
9h10. Les transports en commun sont bondés. Les bateaux reliant La Seyne à Toulon sont obligés de refuser des passagers. Des manifestants restent à quai en attendant les prochains bateaux.
*UNEF, FED, FSU, Solidaire, CGT, CFTC, FO, UNSA, CFDT, CFE-CGC, FA, SPP-PATS/FAFPT.
(Source:Var matin)
(L'insoumise)
mardi 7 septembre 2010
Retraites: mobilisation plus forte que le 24 juin
Retraites: mobilisation plus forte que le 24 juin
Le nombre de grévistes et de manifestants semble avoir été nettement plus important que le 24 juin dernier
C'est ce qui ressortait des chiffres donnés tant par les directions des entreprises, que par les syndicats ou la police.
La CFDT a estimé a 2,5 millions le nombre de manifestants (1,2 million selon l'Intérieur) alors que la discussion sur le projet de réforme des retraites a commencé à l'Assemblée (procédure d'urgence)
Les syndicats se retrouvent mercredi pour définir les suites de la mobilisation. Une nouvelle journée de mobilisation devrait être organisée.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé mardi, peu avant le début de la manifestation à Paris, qu'il y avait "beaucoup plus de monde que le 24 juin" et qu'il avait "espoir que le gouvernement prenne conscience que cette réforme ne peut pas passer". Même tonalité à l'UNSA qui affirme "pari gagné", le gouvernement doit "dire quelles concessions il veut faire". François Chérèque, CFDT,(invité du 20h de France 2, ce soir) a lui fait état mardi, avant le début de la manifestation à Paris, de "la plus grosse mobilisation de ces dernières années".
Les chiffres de grévistes
La grève contre la réforme des retraites est suivie mardi en France par 24,7% des fonctionnaires d'Etat, en hausse par rapport à la mobilisation du 24 juin, indique le ministère du Travail. Le taux de mobilisation est de 16,2% pour la fonction publique territoriale et de 17,76 % pour la fonction publique hospitalière, précise-t-il dans un communiqué. Le taux de participation des fonctionnaires d'Etat était nettement plus bas lors de la précédente mobilisation du 24 juin, avec 18,71% de grévistes .
Même tendance à la RATP où la direction recense 22% de grévistes contre 18% le 24 juin dernier et à la SNCF (42,9% de grévistes selon la direction contre 39,8% en juin).
L'ampleur des manifestations
Comme toujours, les chiffres donnés par les organisateurs et la police sont extrèmement différents. Au total, 1.120.000 personnes ont manifesté en France dans 220 rassemblements, selon le ministère de l'Intérieur qui rappelle qu'il y en avait eu 797.000 le 24 juin dernier en 200 défilés et 1.130.000 le 13 mai 2003 avec 180 rassemblements. La CFDT parle elle de 2,5 millions de manifestants.
A Paris, la CGT a chiffré le nombre de manifestants à 270.000 (soit le double du chiffre avancé le 24 juin dernier). La préfecture a estimé le nombre de manifestants à 80.000 personnes. L'affluence a obligé les organisateurs à scinder le cortège en deux parcours différents, selon la CGT. Martine Aubry figurait dans le défilé.
Marseille: 200.000 manifestants à Marseille selon les syndicats, 27.000 selon la police (en hausse par rapport à juin)
Bordeaux: entre 40.000 et 100.000 manifestants, chiffre en hausse selon la police et les organisateurs,
Rennes: 21.000 personnes, selon la police, et 48.000, selon la CFDT et la CGT, ont défilé, chiffres les plus élevés depuis 2006.
Lyon: entre 16 et 35.000 manifestants (contre 11 et 25.000 personnes en juin)
Toulouse: 110.000 personnes selon les organisateurs, 32.000 selon la préfecture (en juin, les chiffres étaient de 60.000 et 19.000).
Dans les manifestations
De Paris, à Lyon, Marseille ou Bordeaux ont fleuri des pancartes évoquant la saga politico-financière mettant en scène depuis juin dernier la femme la plus riche de France, Liliane Bettencourt, et le ministre du Travail, Eric Woerth. A Paris, François-Marie Banier, un personnage central de l'affaire poursuivi pour "abus de faiblesse" de l'héritière de L'Oréal par la fille de la milliardaire, a fait une apparition à vélomoteur au coeur de la manifestation pour prendre des photos. "Je trouve ça très beau, c'est la vie de la France, ce n'est pas ce que vous lisez dans les magazines", a-t-il dit à iTélé.
A Bordeaux, une caricature de Liliane Bettencourt et d'Eric Woerth était accompagnée du slogan "les copains et les coquins". "Cette réforme est taillée pour rassurer les marchés financiers et pour plumer les retraités", proclamait une banderole de la manifestation marseillaise.
A Paris, les manifestants ont largement utilisé l'affiche éditée par le syndicat Sud qui montre une photo de Liliane Bettencourt avec ce slogan: "il n'y a plus d'argent pour les retraites, qu'ils disaient. Redistribution des richesses !". Des manifestants ont également fait un clin d'oeil au slogan commercial de L'Oréal, avec une pancarte montrant Eric Woerth affublé d'une casserole en cuivre et Liliane Bettencourt, avec cette phrase: "Défendons nos retraites, parce que nous le valons bien".
A Lyon, des pancartes visaient plus directement le président Nicolas Sarkozy et le volet d'éventuel financement illégal de l'UMP de l'affaire Bettencourt. "Il n'y a pas d'affaire Woerth, Il n'y a qu'une affaire Sarkozy", proclamait l'une d'elles. "Bettencourt à Sarkozy, 150.000 euros, c'est illégal", disait une autre.
La position du gouvernement
Le Premier ministre, François Fillon, a exhorté mardi les députés UMP à "tenir la ligne" sur le report à 62 ans (âge légal) et 67 ans (pension sans décote), points majeurs de la réforme des retraites, tout en promettant des "ouvertures en fin de semaine", notamment sur la pénibilité. Juste avant, lors du petit-déjeuner des responsables de la majorité à l'Elysée, le président de la République Nicolas Sarkozy avait expliqué à ses troupes, selon un participant, qu'il fallait "savoir être ferme" sur le coeur de la réforme et "attentif" sur la pénibilité, les polypensionnés et les carrières longues. Certains membres de la majorité plaident, comme l'opposition, pour des aménagements, notamment pour les femmes, du report de 65 à 67 ans permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein.
L'objectif des syndicats
"Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n'est rejetée", a averti mardi sur Europe 1 le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a prédit une journée de grève exceptionnelle.
De son côté, Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, s'est déclaré prêt, mardi sur LCI, à "d'autres initiatives (...) dans l'unité d'action" syndicale si les manifestants dépassaient deux millions.
Quant à la CGC, elle suggère d'affecter une part des recettes de la TVA aux retraites. Le projet gouvernemental "ne garantit pas" le niveau des pensions car "il manque des financements importants", a jugé mardi sur RMC/BFM Danielle Karniewicz, la spécialiste retraites du syndicat CFE-CGC, qui demande "un bouclier retraites".
La position du PS
Le Parti socialiste français a réaffirmé mardi qu'il reviendrait sur la réforme des retraites présentée ce mardi et qu'il rétablirait l'âge légal de départ à 60 ans s'il revient au pouvoir. "Nous défendons la liberté pour les salariés de pouvoir partir à 60 ans, cela ne signifie pas de donner une retraite à taux plein pour tous les salariés à 60 ans, comme a voulu le faire croire le gouvernement", dit-elle dans un entretien publié par le Parisien. "Nous proposons par ailleurs que ceux qui souhaitent travailler au-delà de la durée de cotisation, qui est de 41 ans aujourd'hui, puissent le faire", ajoute-t-elle.
(François Chérèque invité du 20 heures de France 2, ce soir mardi 7 septembre)
(Source: AFP)
Le nombre de grévistes et de manifestants semble avoir été nettement plus important que le 24 juin dernier
C'est ce qui ressortait des chiffres donnés tant par les directions des entreprises, que par les syndicats ou la police.
La CFDT a estimé a 2,5 millions le nombre de manifestants (1,2 million selon l'Intérieur) alors que la discussion sur le projet de réforme des retraites a commencé à l'Assemblée (procédure d'urgence)
Les syndicats se retrouvent mercredi pour définir les suites de la mobilisation. Une nouvelle journée de mobilisation devrait être organisée.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé mardi, peu avant le début de la manifestation à Paris, qu'il y avait "beaucoup plus de monde que le 24 juin" et qu'il avait "espoir que le gouvernement prenne conscience que cette réforme ne peut pas passer". Même tonalité à l'UNSA qui affirme "pari gagné", le gouvernement doit "dire quelles concessions il veut faire". François Chérèque, CFDT,(invité du 20h de France 2, ce soir) a lui fait état mardi, avant le début de la manifestation à Paris, de "la plus grosse mobilisation de ces dernières années".
Les chiffres de grévistes
La grève contre la réforme des retraites est suivie mardi en France par 24,7% des fonctionnaires d'Etat, en hausse par rapport à la mobilisation du 24 juin, indique le ministère du Travail. Le taux de mobilisation est de 16,2% pour la fonction publique territoriale et de 17,76 % pour la fonction publique hospitalière, précise-t-il dans un communiqué. Le taux de participation des fonctionnaires d'Etat était nettement plus bas lors de la précédente mobilisation du 24 juin, avec 18,71% de grévistes .
Même tendance à la RATP où la direction recense 22% de grévistes contre 18% le 24 juin dernier et à la SNCF (42,9% de grévistes selon la direction contre 39,8% en juin).
L'ampleur des manifestations
Comme toujours, les chiffres donnés par les organisateurs et la police sont extrèmement différents. Au total, 1.120.000 personnes ont manifesté en France dans 220 rassemblements, selon le ministère de l'Intérieur qui rappelle qu'il y en avait eu 797.000 le 24 juin dernier en 200 défilés et 1.130.000 le 13 mai 2003 avec 180 rassemblements. La CFDT parle elle de 2,5 millions de manifestants.
A Paris, la CGT a chiffré le nombre de manifestants à 270.000 (soit le double du chiffre avancé le 24 juin dernier). La préfecture a estimé le nombre de manifestants à 80.000 personnes. L'affluence a obligé les organisateurs à scinder le cortège en deux parcours différents, selon la CGT. Martine Aubry figurait dans le défilé.
Marseille: 200.000 manifestants à Marseille selon les syndicats, 27.000 selon la police (en hausse par rapport à juin)
Bordeaux: entre 40.000 et 100.000 manifestants, chiffre en hausse selon la police et les organisateurs,
Rennes: 21.000 personnes, selon la police, et 48.000, selon la CFDT et la CGT, ont défilé, chiffres les plus élevés depuis 2006.
Lyon: entre 16 et 35.000 manifestants (contre 11 et 25.000 personnes en juin)
Toulouse: 110.000 personnes selon les organisateurs, 32.000 selon la préfecture (en juin, les chiffres étaient de 60.000 et 19.000).
Dans les manifestations
De Paris, à Lyon, Marseille ou Bordeaux ont fleuri des pancartes évoquant la saga politico-financière mettant en scène depuis juin dernier la femme la plus riche de France, Liliane Bettencourt, et le ministre du Travail, Eric Woerth. A Paris, François-Marie Banier, un personnage central de l'affaire poursuivi pour "abus de faiblesse" de l'héritière de L'Oréal par la fille de la milliardaire, a fait une apparition à vélomoteur au coeur de la manifestation pour prendre des photos. "Je trouve ça très beau, c'est la vie de la France, ce n'est pas ce que vous lisez dans les magazines", a-t-il dit à iTélé.
A Bordeaux, une caricature de Liliane Bettencourt et d'Eric Woerth était accompagnée du slogan "les copains et les coquins". "Cette réforme est taillée pour rassurer les marchés financiers et pour plumer les retraités", proclamait une banderole de la manifestation marseillaise.
A Paris, les manifestants ont largement utilisé l'affiche éditée par le syndicat Sud qui montre une photo de Liliane Bettencourt avec ce slogan: "il n'y a plus d'argent pour les retraites, qu'ils disaient. Redistribution des richesses !". Des manifestants ont également fait un clin d'oeil au slogan commercial de L'Oréal, avec une pancarte montrant Eric Woerth affublé d'une casserole en cuivre et Liliane Bettencourt, avec cette phrase: "Défendons nos retraites, parce que nous le valons bien".
A Lyon, des pancartes visaient plus directement le président Nicolas Sarkozy et le volet d'éventuel financement illégal de l'UMP de l'affaire Bettencourt. "Il n'y a pas d'affaire Woerth, Il n'y a qu'une affaire Sarkozy", proclamait l'une d'elles. "Bettencourt à Sarkozy, 150.000 euros, c'est illégal", disait une autre.
La position du gouvernement
Le Premier ministre, François Fillon, a exhorté mardi les députés UMP à "tenir la ligne" sur le report à 62 ans (âge légal) et 67 ans (pension sans décote), points majeurs de la réforme des retraites, tout en promettant des "ouvertures en fin de semaine", notamment sur la pénibilité. Juste avant, lors du petit-déjeuner des responsables de la majorité à l'Elysée, le président de la République Nicolas Sarkozy avait expliqué à ses troupes, selon un participant, qu'il fallait "savoir être ferme" sur le coeur de la réforme et "attentif" sur la pénibilité, les polypensionnés et les carrières longues. Certains membres de la majorité plaident, comme l'opposition, pour des aménagements, notamment pour les femmes, du report de 65 à 67 ans permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein.
L'objectif des syndicats
"Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n'est rejetée", a averti mardi sur Europe 1 le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a prédit une journée de grève exceptionnelle.
De son côté, Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, s'est déclaré prêt, mardi sur LCI, à "d'autres initiatives (...) dans l'unité d'action" syndicale si les manifestants dépassaient deux millions.
Quant à la CGC, elle suggère d'affecter une part des recettes de la TVA aux retraites. Le projet gouvernemental "ne garantit pas" le niveau des pensions car "il manque des financements importants", a jugé mardi sur RMC/BFM Danielle Karniewicz, la spécialiste retraites du syndicat CFE-CGC, qui demande "un bouclier retraites".
La position du PS
Le Parti socialiste français a réaffirmé mardi qu'il reviendrait sur la réforme des retraites présentée ce mardi et qu'il rétablirait l'âge légal de départ à 60 ans s'il revient au pouvoir. "Nous défendons la liberté pour les salariés de pouvoir partir à 60 ans, cela ne signifie pas de donner une retraite à taux plein pour tous les salariés à 60 ans, comme a voulu le faire croire le gouvernement", dit-elle dans un entretien publié par le Parisien. "Nous proposons par ailleurs que ceux qui souhaitent travailler au-delà de la durée de cotisation, qui est de 41 ans aujourd'hui, puissent le faire", ajoute-t-elle.
(François Chérèque invité du 20 heures de France 2, ce soir mardi 7 septembre)
(Source: AFP)
Une mobilisation historique
Les nuages étaient là, quelques gouttes de pluies aussi sur l'aire toulonnaise. Mais pour lutter contre cette réforme injuste des retraites, les manifestants étaient également au rendez-vous.
Un arc-en-ciel intersyndical et inter-générationnel a resplendi sur Toulon ainsi que sur tout le pays. 22000 manifestants pour Toulon et plus de 2,5 millions pour la France. Face à une mobilisation de cette ampleur, le gouvernement doit céder : il n'y pas d'autre alternative.
Un arc-en-ciel intersyndical et inter-générationnel a resplendi sur Toulon ainsi que sur tout le pays. 22000 manifestants pour Toulon et plus de 2,5 millions pour la France. Face à une mobilisation de cette ampleur, le gouvernement doit céder : il n'y pas d'autre alternative.
Mi-journée: Le point sur les grèves...
Voici un point à la mi-journée sur les grèves qui ont ralenti l'activité en France mardi 7 septembre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites du président Nicolas Sarkozy et avant des manifestations qui s'annoncent massives.
Près du quart (24,77%) des agents de la fonction publique d'Etat y compris les enseignants, 16,2% des agents territoriaux et 17,76% des agents hospitaliers étaient en grève mardi 7 septembre à la mi-journée, selon le ministère de la Fonction publique, des chiffres supérieurs à ceux de la journée du 24 juin.
SNCF
La direction de la SNCF a recensé 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%, des chiffres en hausse par rapport à la précédente journée interprofessionnelle du 24 juin dernier.
- Le trafic TGV français est en moyenne de 2 trains sur 5 (un sur deux pour les liaisons entre Paris et le nord et l'est de la France, un sur cinq pour les liaisons province-province).
- Pour Transilien, le trafic en heure de pointe est de 2 trains sur 5.
- Pour TER, le trafic est en moyenne de 1 service sur 2.
- Pour les trains Corail de jour, le trafic est en moyenne de 1 train sur 4.
- Trafic à l'international : trafic normal sur Eurostar. 8 trains sur 10 sur Thalys.
RATP
La direction de la RATP a recensé mardi 22% de grévistes sur l'ensemble du personnel de l'entreprise francilienne, un taux en hausse par rapport à la dernière journée d'action interprofessionnelle sur les retraites le 24 juin, où 18% avaient cessé le travail.
Concernant le RER, le service est assuré de la façon suivante aux heures de pointe:
- RER Ligne A (branches Cergy et Poissy) : 1 train sur 2 (interconnexion maintenue).
- RER Ligne B (branche Nord) : trafic quasi nul.
- RER Ligne C : 1 train sur 2.
- RER Ligne D : 2 trains sur 5 (interconnexion suspendue entre Paris Gare de Lyon et Châtelet Les Halles)
- RER Ligne E : 3 trains sur 5.
Pour le métro,, trois rames sur quatre étaient en circulation sur les lignes 1, 6 et 7, deux sur trois sur la ligne 7 bis, une sur deux sur les lignes 2, 3, 4, 5, 8, 9, 12 et 13, une sur trois sur la ligne 10, et une sur quatre sur la ligne 3 bis, selon la direction de la RATP. Le trafic était en revanche normal sur les lignes 11 et 14.
On comptait un tramway sur deux sur la ligne T1. Le trafic était normal sur le T2, ainsi que sur les lignes d'autobus. Trois sur quatre circulaient en moyenne mardi matin.
Transport aérien
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) recommande aux compagnies aériennes d'annuler 25% des vols à Roissy et Orly. Air France prévoit d'assurer 100% de ses vols long-courriers, 90% des court et moyen-courriers à Roissy, et 50% des vols court et moyen-courriers à Orly.
Education nationale
Le ministère indique que 29,4% des enseignants sont en grève. Les syndicats avance le chiffre de 55% à 60%.
La Poste
- Quelque 22,07% de postiers étaient en grève à 10H00 selon la direction, contre 19,86% le 24 juin dernier. Selon la CGT et Sud La proportion de grévistes est d'environ 35% à 40%.
Pôle emploi
- 16,93% de grévistes à Pôle emploi selon la direction, près de 25% selon le SNU.
France Télécom
- La direction comptabilisait 30,84% de grévistes à la mi-journée, sur les 100.000 salariés français du groupe. Les syndicats parlent de chiffres "supérieurs" sans donner de précisions pour l'instant.
(Source:Challenges.fr, avec AFP et Reuters)
(L'insoumise)
Près du quart (24,77%) des agents de la fonction publique d'Etat y compris les enseignants, 16,2% des agents territoriaux et 17,76% des agents hospitaliers étaient en grève mardi 7 septembre à la mi-journée, selon le ministère de la Fonction publique, des chiffres supérieurs à ceux de la journée du 24 juin.
SNCF
La direction de la SNCF a recensé 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%, des chiffres en hausse par rapport à la précédente journée interprofessionnelle du 24 juin dernier.
- Le trafic TGV français est en moyenne de 2 trains sur 5 (un sur deux pour les liaisons entre Paris et le nord et l'est de la France, un sur cinq pour les liaisons province-province).
- Pour Transilien, le trafic en heure de pointe est de 2 trains sur 5.
- Pour TER, le trafic est en moyenne de 1 service sur 2.
- Pour les trains Corail de jour, le trafic est en moyenne de 1 train sur 4.
- Trafic à l'international : trafic normal sur Eurostar. 8 trains sur 10 sur Thalys.
RATP
La direction de la RATP a recensé mardi 22% de grévistes sur l'ensemble du personnel de l'entreprise francilienne, un taux en hausse par rapport à la dernière journée d'action interprofessionnelle sur les retraites le 24 juin, où 18% avaient cessé le travail.
Concernant le RER, le service est assuré de la façon suivante aux heures de pointe:
- RER Ligne A (branches Cergy et Poissy) : 1 train sur 2 (interconnexion maintenue).
- RER Ligne B (branche Nord) : trafic quasi nul.
- RER Ligne C : 1 train sur 2.
- RER Ligne D : 2 trains sur 5 (interconnexion suspendue entre Paris Gare de Lyon et Châtelet Les Halles)
- RER Ligne E : 3 trains sur 5.
Pour le métro,, trois rames sur quatre étaient en circulation sur les lignes 1, 6 et 7, deux sur trois sur la ligne 7 bis, une sur deux sur les lignes 2, 3, 4, 5, 8, 9, 12 et 13, une sur trois sur la ligne 10, et une sur quatre sur la ligne 3 bis, selon la direction de la RATP. Le trafic était en revanche normal sur les lignes 11 et 14.
On comptait un tramway sur deux sur la ligne T1. Le trafic était normal sur le T2, ainsi que sur les lignes d'autobus. Trois sur quatre circulaient en moyenne mardi matin.
Transport aérien
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) recommande aux compagnies aériennes d'annuler 25% des vols à Roissy et Orly. Air France prévoit d'assurer 100% de ses vols long-courriers, 90% des court et moyen-courriers à Roissy, et 50% des vols court et moyen-courriers à Orly.
Education nationale
Le ministère indique que 29,4% des enseignants sont en grève. Les syndicats avance le chiffre de 55% à 60%.
La Poste
- Quelque 22,07% de postiers étaient en grève à 10H00 selon la direction, contre 19,86% le 24 juin dernier. Selon la CGT et Sud La proportion de grévistes est d'environ 35% à 40%.
Pôle emploi
- 16,93% de grévistes à Pôle emploi selon la direction, près de 25% selon le SNU.
France Télécom
- La direction comptabilisait 30,84% de grévistes à la mi-journée, sur les 100.000 salariés français du groupe. Les syndicats parlent de chiffres "supérieurs" sans donner de précisions pour l'instant.
(Source:Challenges.fr, avec AFP et Reuters)
(L'insoumise)
lundi 6 septembre 2010
Strasbourg 8 septembre 2010
Mobilisation contre la libéralisation des Postes en Europe
Des postiers, des syndicalistes, des parlementaires européens et des citoyens manifesteront le 08 septembre 2010 devant le Parlement européen à Strasbourg pour réclamer l'arrêt de la libéralisation du marché postal et soutenir l'initiative de députés européens qui exigeront un moratoire de la directive postale en séance plénière le même jour.
Les manifestants affirmeront que le passage à un statut d'entreprise postale privée n'engendre que du chômage, des atteintes aux conditions de travail et une dégradation de la qualité des services rendus aux usagers.
UNI Global Union, qui est le syndical mondial du secteur postal et de la logistique et représente 157 syndicats et 2,5 millions de travailleurs dans le monde avait demandé à l'Union européenne d'instituer immédiatement un moratoire sur la mise en application de la 3e directive postale, qui ouvre la voie à la privatisation des services postaux dans l'ensemble de l'Europe.
Cette mauvaise politique de libéralisation conduit inévitablement à la catastrophe, comme nous l'avons récemment constaté en Allemagne et aux Pays-Bas, où les entreprises postales exigent une baisse des salaires et annoncent de vastes suppressions d'emplois, tandis que les tribunaux statuent contre des garanties précédemment négociées " avait déjà déclaré Neil Anderson, Chef d'UNI Poste & Logistique devant le parlement européen à Bruxelles le 14 avril 2010.
Il ressort en effet d'une étude mondiale conduite par UNI dans 12 pays, que la libéralisation totale du marché postal est inefficace car on peut faire le constat aujourd'hui que la qualité du service s'est profondément dégradée partout.
Sur les marchés postaux déjà libéralisés, la libéralisation s'accompagne également de suppressions d'emplois dévastatrices, accroît la précarité du travail et conduit à des réductions de salaire.
C'est le cas en France avec des suppressions d'emplois très importantes (8 833 en 2009 après les 7 660 de 2008), des restructurations et des réorganisations de services qui se traduisent par une dégradation sans précédent des conditions de travail.
Le combat mené en France contre le changement de statut de l'entreprise, passait déjà par l'exigence du développement d'un grand service public postal rénové et s'inscrivait dans une démarche plus globale d'une réappropriation démocratique des services publics répondant aux besoins actuels des usagers mais aussi aux besoins d'une nouvelle politique de développement économique et social aussi bien nationale qu'européenne.
En participant à cette manifestation, la CGT, la CFDT et FO réaffirmeront leur opposition totale à la directive postale européenne et en exigeront son retrait. ...
(Source:FOcom Poste 06)
Des postiers, des syndicalistes, des parlementaires européens et des citoyens manifesteront le 08 septembre 2010 devant le Parlement européen à Strasbourg pour réclamer l'arrêt de la libéralisation du marché postal et soutenir l'initiative de députés européens qui exigeront un moratoire de la directive postale en séance plénière le même jour.
Les manifestants affirmeront que le passage à un statut d'entreprise postale privée n'engendre que du chômage, des atteintes aux conditions de travail et une dégradation de la qualité des services rendus aux usagers.
UNI Global Union, qui est le syndical mondial du secteur postal et de la logistique et représente 157 syndicats et 2,5 millions de travailleurs dans le monde avait demandé à l'Union européenne d'instituer immédiatement un moratoire sur la mise en application de la 3e directive postale, qui ouvre la voie à la privatisation des services postaux dans l'ensemble de l'Europe.
Cette mauvaise politique de libéralisation conduit inévitablement à la catastrophe, comme nous l'avons récemment constaté en Allemagne et aux Pays-Bas, où les entreprises postales exigent une baisse des salaires et annoncent de vastes suppressions d'emplois, tandis que les tribunaux statuent contre des garanties précédemment négociées " avait déjà déclaré Neil Anderson, Chef d'UNI Poste & Logistique devant le parlement européen à Bruxelles le 14 avril 2010.
Il ressort en effet d'une étude mondiale conduite par UNI dans 12 pays, que la libéralisation totale du marché postal est inefficace car on peut faire le constat aujourd'hui que la qualité du service s'est profondément dégradée partout.
Sur les marchés postaux déjà libéralisés, la libéralisation s'accompagne également de suppressions d'emplois dévastatrices, accroît la précarité du travail et conduit à des réductions de salaire.
C'est le cas en France avec des suppressions d'emplois très importantes (8 833 en 2009 après les 7 660 de 2008), des restructurations et des réorganisations de services qui se traduisent par une dégradation sans précédent des conditions de travail.
Le combat mené en France contre le changement de statut de l'entreprise, passait déjà par l'exigence du développement d'un grand service public postal rénové et s'inscrivait dans une démarche plus globale d'une réappropriation démocratique des services publics répondant aux besoins actuels des usagers mais aussi aux besoins d'une nouvelle politique de développement économique et social aussi bien nationale qu'européenne.
En participant à cette manifestation, la CGT, la CFDT et FO réaffirmeront leur opposition totale à la directive postale européenne et en exigeront son retrait. ...
(Source:FOcom Poste 06)
samedi 4 septembre 2010
La Poste: EVOLUTION DE LA RENTABILITÉ...
Communiqué:
GROUPE LA POSTE RÉSULTATS DU 1er SEMESTRE 2010
Le 26 Août 2010
LE GROUPE LA POSTE AMELIORE SES PERFORMANCES PAR RAPPORT AU 1e SEMESTRE 2009 ET REVISE A LA HAUSSE SES PERSPECTIVES D’ACTIVITE ET DE RESULTATS.
PROGRESSION DU CHIFFRE D’AFFAIRES DE 2,7%.
MAITRISE DES CHARGES D’EXPLOITATION.
AUGMENTATION DU RESULTAT D’EXPLOITATION A 678 MILLIONS ET DE LA MARGE OPERATIONNELLE A 6,4%.
Réuni ce jour sous la présidence de Jean-Paul Bailly, le Conseil d’Administration de La Poste a arrêté les comptes consolidés du Groupe pour le premier semestre 2010...
L’ACTIVITE DU GROUPE
Le chiffre d’affaires consolidé du groupe La Poste atteint 10 590 millions d’euros, en progression de 3,1% par rapport au premier semestre 2009 (+316 millions d’euros) et de +2,7% sur base comparable. La baisse des volumes de courrier reste forte (-3,7%) mais a été moins importante qu’attendue tandis que l’activité du Colis/Express connaît une reprise très rapide et que La Banque Postale poursuit son développement.
Le Courrier et ses filiales réalisent un chiffre d’affaires de 5 943 millions d’euros, en diminution de 0,9 % à périmètre et change constants.
La baisse structurelle du trafic du courrier se poursuit mais sur un rythme moins soutenu que début 2009. Au premier semestre 2010, la diminution des volumes atteint -3,7% par rapport au premier semestre 2009. Sur 12 mois, la baisse du nombre d’objets transportés atteint ainsi -4,4% contre -4,7% à fin décembre 2009.
La baisse des volumes a ainsi un impact de -175 M€ sur le chiffre d’affaires, partiellement compensé par l’impact résiduel des revalorisations tarifaires intervenues en 2009 (+35M€) par un effet calendaire (+55M€) et par le développement de services à la clientèle et d’autres activités réalisées au sein du holding Sofipost (+32M€).
Le Colis/Express réalise un chiffre d’affaires 2 330 millions d’euros, en progression de 6,2 % à périmètre et change constants.
L’ensemble des filiales de Geopost en France (Chronopost, Exapaq) et en Europe (DPD, SEUR…) connaît une forte hausse d’activité portée par la croissance des échanges économiques et des gains de parts de marché. La progression des volumes atteint 10% mais l’intensité concurrentielle se traduit également par une pression sur les prix. Le chiffre d’affaires de GeoPost s’élève ainsi à 1 633 millions d’euros, en hausse de 7,4 % à périmètre et change constants.
Les volumes traités par ColiPoste au premier semestre 2010 ont connu une croissance de 2,4%, permettant une hausse de 3,4% de son chiffre d’affaires par rapport au premier semestre 2009 pour atteindre 697 millions d’euros. Le chiffre d’affaires provenant du e-commerce connait cette année encore une croissance à deux chiffres (+12%).
La Banque Postale poursuit son développement : le Produit Net Bancaire progresse de 7,6 % sur base comparable pour atteindre 2 640 millions d’euros.
Cette hausse s’apprécie par rapport à un premier semestre 2009 marqué par les suites immédiates de la crise financière. La marge d’intérêt et produits assimilés progresse de 77 millions d’euros par rapport au 30 juin 2009 soit 6,4%. La rémunération sur encours centralisés (Livret A, LEP, LDD centralisés) baisse de 16 millions d’euros par rapport à 2009 en raison principalement de la baisse de l’encours moyen. Les commissions (assurances, OPCVM, titres, clientèle) enregistrent en revanche une augmentation de 117 millions d’euros qui provient principalement de l’assurance vie et des services à la clientèle.
Les encours d’épargne et de dépôts à vue atteignent 280 milliards d’euros fin juin 2010 en progression de 4,5 milliards par rapport au 30 juin 2009.
Le premier semestre 2010 a également vu les encours de crédits progresser. La production de crédits immobiliers est en hausse de 16% par rapport à l’an dernier tandis que l’activité de crédit à la consommation est en démarrage.
La contribution du réseau des bureaux de poste à l’activité commerciale du Groupe demeure essentielle.
Sur le semestre, le réseau des bureaux de Poste commercialise ainsi plus de 28 % du chiffre d’affaires ColiPoste, plus de 18 % du chiffre d’affaires Courrier et 12,5% du chiffre d’affaires Chronopost. L’Enseigne a réalisé 1 277 millions d’euros de ventes pour le courrier, le colis/Express et les produits tiers, soit une quasi stabilité au 30 juin 2010 par rapport à 2009. L’activité de crédit dans les bureaux de poste poursuit en revanche sa progression avec plus de 4,2 milliards d’euros de production sur les 6 premiers mois.
EVOLUTION DES CHARGES
Les charges opérationnelles du Groupe s’établissent à 9,9 milliards d’euros à fin juin 2010. A périmètre et change constants, elles évoluent de + 0,4% pour une activité qui a progressé de 2,7%. Les charges de personnel sont stables (+0,5% sur La Poste hors variation des provisions et impact de la réforme des retraites de 2005). Les achats et autres charges externes progressent dans les filiales en raison de la hausse de l’activité tandis qu’elles baissent de 4,8% à La Poste.
EVOLUTION DE LA RENTABILITÉ
Le résultat d’exploitation du Groupe s’élève à 678 millions d’euros soit une progression de 55% sur base comparable par rapport au 30 juin 2009. L’ensemble des activités contributrices au résultat d’exploitation enregistre une amélioration par rapport au 30 juin 2009. La marge opérationnelle s’établit ainsi à 6,4 % du chiffre d’affaires, en hausse de 2 points par rapport au premier semestre 2009, retrouvant ainsi le niveau de juin 2008.
Le résultat d’exploitation consolidé du Courrier s’établit à 240 millions. Le programme de variabilisation des charges opérationnelles a permis d’enregistrer une baisse de 1,4% des coûts sur base comparable, améliorant la marge opérationnelle qui atteint 4% sur le premier semestre.
Le résultat d’exploitation consolidé Colis/Express s’élève à 171 millions d’euros au premier semestre 2010, en hausse de 5 % à périmètre et change constants. La marge opérationnelle s’élève à 7,3% sur le premier semestre 2010.
La Banque Postale contribue au résultat d’exploitation du Groupe à hauteur de 426 millions d’euros.
Après prise en compte du résultat financier et de la contribution de CNP Assurances qui atteint 101 millions d’euros, le résultat net part du Groupe s’établit à 478 millions d’euros en hausse de 23,2% par rapport au premier semestre 2009.
LA STRUCTURE FINANCIÈRE
Au 30 juin 2010, le Groupe a réalisé 337 millions d’euros d’investissements internes et consacré 35 millions d’euros à la croissance externe, répartis entres les activités industrielles et commerciales (296 M€) et La Banque Postale (76 M€). La majeure partie des investissements est programmée sur le second semestre.
Ces investissements ainsi que les intérêts et dividendes ont été autofinancés par un Excédent Brut d’Exploitation de 1160 millions d’euros. La dette nette a été réduite au 30 juin 2010 par rapport au 31/12/2009.
REVISION DES PERSPECTIVES 2010 A LA HAUSSE:
Le Groupe s’était fixé un objectif de stabiliser son activité en 2010 et de viser une rentabilité proche de celle de 2009. Les résultats au 30 juin conduisent le Groupe à envisager désormais une progression de son chiffre d’affaires consolidé de 1 à 2% et un résultat d’exploitation, hors éléments exceptionnels, du même ordre qu’en 2008.
Les résultats du premier semestre 2010 confortent ainsi la trajectoire financière associée au plan « Ambition 2015 ».
(Source: Groupe La Poste)
"Sur le dos de qui l'entreprise fait elle ses bénéfices?...Mais bien sur ce serait hors sujet de mentionner les dégats occasionnés par cette politique du fric auprés des personnels, ça ferait désordre!"
"L'insoumise"
GROUPE LA POSTE RÉSULTATS DU 1er SEMESTRE 2010
Le 26 Août 2010
LE GROUPE LA POSTE AMELIORE SES PERFORMANCES PAR RAPPORT AU 1e SEMESTRE 2009 ET REVISE A LA HAUSSE SES PERSPECTIVES D’ACTIVITE ET DE RESULTATS.
PROGRESSION DU CHIFFRE D’AFFAIRES DE 2,7%.
MAITRISE DES CHARGES D’EXPLOITATION.
AUGMENTATION DU RESULTAT D’EXPLOITATION A 678 MILLIONS ET DE LA MARGE OPERATIONNELLE A 6,4%.
Réuni ce jour sous la présidence de Jean-Paul Bailly, le Conseil d’Administration de La Poste a arrêté les comptes consolidés du Groupe pour le premier semestre 2010...
L’ACTIVITE DU GROUPE
Le chiffre d’affaires consolidé du groupe La Poste atteint 10 590 millions d’euros, en progression de 3,1% par rapport au premier semestre 2009 (+316 millions d’euros) et de +2,7% sur base comparable. La baisse des volumes de courrier reste forte (-3,7%) mais a été moins importante qu’attendue tandis que l’activité du Colis/Express connaît une reprise très rapide et que La Banque Postale poursuit son développement.
Le Courrier et ses filiales réalisent un chiffre d’affaires de 5 943 millions d’euros, en diminution de 0,9 % à périmètre et change constants.
La baisse structurelle du trafic du courrier se poursuit mais sur un rythme moins soutenu que début 2009. Au premier semestre 2010, la diminution des volumes atteint -3,7% par rapport au premier semestre 2009. Sur 12 mois, la baisse du nombre d’objets transportés atteint ainsi -4,4% contre -4,7% à fin décembre 2009.
La baisse des volumes a ainsi un impact de -175 M€ sur le chiffre d’affaires, partiellement compensé par l’impact résiduel des revalorisations tarifaires intervenues en 2009 (+35M€) par un effet calendaire (+55M€) et par le développement de services à la clientèle et d’autres activités réalisées au sein du holding Sofipost (+32M€).
Le Colis/Express réalise un chiffre d’affaires 2 330 millions d’euros, en progression de 6,2 % à périmètre et change constants.
L’ensemble des filiales de Geopost en France (Chronopost, Exapaq) et en Europe (DPD, SEUR…) connaît une forte hausse d’activité portée par la croissance des échanges économiques et des gains de parts de marché. La progression des volumes atteint 10% mais l’intensité concurrentielle se traduit également par une pression sur les prix. Le chiffre d’affaires de GeoPost s’élève ainsi à 1 633 millions d’euros, en hausse de 7,4 % à périmètre et change constants.
Les volumes traités par ColiPoste au premier semestre 2010 ont connu une croissance de 2,4%, permettant une hausse de 3,4% de son chiffre d’affaires par rapport au premier semestre 2009 pour atteindre 697 millions d’euros. Le chiffre d’affaires provenant du e-commerce connait cette année encore une croissance à deux chiffres (+12%).
La Banque Postale poursuit son développement : le Produit Net Bancaire progresse de 7,6 % sur base comparable pour atteindre 2 640 millions d’euros.
Cette hausse s’apprécie par rapport à un premier semestre 2009 marqué par les suites immédiates de la crise financière. La marge d’intérêt et produits assimilés progresse de 77 millions d’euros par rapport au 30 juin 2009 soit 6,4%. La rémunération sur encours centralisés (Livret A, LEP, LDD centralisés) baisse de 16 millions d’euros par rapport à 2009 en raison principalement de la baisse de l’encours moyen. Les commissions (assurances, OPCVM, titres, clientèle) enregistrent en revanche une augmentation de 117 millions d’euros qui provient principalement de l’assurance vie et des services à la clientèle.
Les encours d’épargne et de dépôts à vue atteignent 280 milliards d’euros fin juin 2010 en progression de 4,5 milliards par rapport au 30 juin 2009.
Le premier semestre 2010 a également vu les encours de crédits progresser. La production de crédits immobiliers est en hausse de 16% par rapport à l’an dernier tandis que l’activité de crédit à la consommation est en démarrage.
La contribution du réseau des bureaux de poste à l’activité commerciale du Groupe demeure essentielle.
Sur le semestre, le réseau des bureaux de Poste commercialise ainsi plus de 28 % du chiffre d’affaires ColiPoste, plus de 18 % du chiffre d’affaires Courrier et 12,5% du chiffre d’affaires Chronopost. L’Enseigne a réalisé 1 277 millions d’euros de ventes pour le courrier, le colis/Express et les produits tiers, soit une quasi stabilité au 30 juin 2010 par rapport à 2009. L’activité de crédit dans les bureaux de poste poursuit en revanche sa progression avec plus de 4,2 milliards d’euros de production sur les 6 premiers mois.
EVOLUTION DES CHARGES
Les charges opérationnelles du Groupe s’établissent à 9,9 milliards d’euros à fin juin 2010. A périmètre et change constants, elles évoluent de + 0,4% pour une activité qui a progressé de 2,7%. Les charges de personnel sont stables (+0,5% sur La Poste hors variation des provisions et impact de la réforme des retraites de 2005). Les achats et autres charges externes progressent dans les filiales en raison de la hausse de l’activité tandis qu’elles baissent de 4,8% à La Poste.
EVOLUTION DE LA RENTABILITÉ
Le résultat d’exploitation du Groupe s’élève à 678 millions d’euros soit une progression de 55% sur base comparable par rapport au 30 juin 2009. L’ensemble des activités contributrices au résultat d’exploitation enregistre une amélioration par rapport au 30 juin 2009. La marge opérationnelle s’établit ainsi à 6,4 % du chiffre d’affaires, en hausse de 2 points par rapport au premier semestre 2009, retrouvant ainsi le niveau de juin 2008.
Le résultat d’exploitation consolidé du Courrier s’établit à 240 millions. Le programme de variabilisation des charges opérationnelles a permis d’enregistrer une baisse de 1,4% des coûts sur base comparable, améliorant la marge opérationnelle qui atteint 4% sur le premier semestre.
Le résultat d’exploitation consolidé Colis/Express s’élève à 171 millions d’euros au premier semestre 2010, en hausse de 5 % à périmètre et change constants. La marge opérationnelle s’élève à 7,3% sur le premier semestre 2010.
La Banque Postale contribue au résultat d’exploitation du Groupe à hauteur de 426 millions d’euros.
Après prise en compte du résultat financier et de la contribution de CNP Assurances qui atteint 101 millions d’euros, le résultat net part du Groupe s’établit à 478 millions d’euros en hausse de 23,2% par rapport au premier semestre 2009.
LA STRUCTURE FINANCIÈRE
Au 30 juin 2010, le Groupe a réalisé 337 millions d’euros d’investissements internes et consacré 35 millions d’euros à la croissance externe, répartis entres les activités industrielles et commerciales (296 M€) et La Banque Postale (76 M€). La majeure partie des investissements est programmée sur le second semestre.
Ces investissements ainsi que les intérêts et dividendes ont été autofinancés par un Excédent Brut d’Exploitation de 1160 millions d’euros. La dette nette a été réduite au 30 juin 2010 par rapport au 31/12/2009.
REVISION DES PERSPECTIVES 2010 A LA HAUSSE:
Le Groupe s’était fixé un objectif de stabiliser son activité en 2010 et de viser une rentabilité proche de celle de 2009. Les résultats au 30 juin conduisent le Groupe à envisager désormais une progression de son chiffre d’affaires consolidé de 1 à 2% et un résultat d’exploitation, hors éléments exceptionnels, du même ordre qu’en 2008.
Les résultats du premier semestre 2010 confortent ainsi la trajectoire financière associée au plan « Ambition 2015 ».
(Source: Groupe La Poste)
"Sur le dos de qui l'entreprise fait elle ses bénéfices?...Mais bien sur ce serait hors sujet de mentionner les dégats occasionnés par cette politique du fric auprés des personnels, ça ferait désordre!"
"L'insoumise"
Sarkosy a assuré: " C'est clair, je suis extrêmement déterminé"...
Sarkozy renouvelle son soutien à Woerth et défend sa réforme des retraites.
Le président Nicolas Sarkozy, le 3 septembre 2010 à Montbard
Nicolas Sarkozy a renouvelé vendredi en Côte-d'Or son soutien à Eric Woerth, malmené dans l'affaire Bettencourt, et redit sa détermination à réformer les retraites avant le début du débat parlementaire et la mobilisation syndicale de mardi.
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Interpellé par la presse à l'issue d'une table-ronde sur l'industrie à Montbard, M. Sarkozy a répondu par un "oui" appuyé, et un rien agacé, à la question "est-ce que vous apportez toujours votre soutien à Eric Woerth ?"
A une autre question, "est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ?", il s'est contenté d'acquiescer avant de tourner le dos aux journalistes, sans autre commentaire.
Contrairement à ce qu'il avait toujours assuré, Eric Woerth a concédé pour la première fois jeudi être intervenu dans l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé sa femme et compte parmi les donateurs de l'UMP.
A quatre jours du coup d'envoi du débat parlementaire sur la réforme des retraites et d'une manifestation des syndicats annoncée comme très suivie, ces propos ont placé le ministre du Travail dans une situation très délicate.
Plus disert que sur son soutien à Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a profité de sa visite dans l'usine Valinox Nucléaire de Montbard pour redire longuement, devant plusieurs dizaines de salariés, sa détermination à mener sa réforme des retraites jusqu'à son terme.
"Je ne serai pas le président de la République qui partira sans avoir réglé la question de l'équilibre des régimes de retraite. C'est clair, je suis extrêmement déterminé", a-t-il assuré.
"Il y a 10% des retraités français dont on finance les retraites par des emprunts parce qu'il n'y a pas d'argent (...), je ne serai pas le président qui laissera cette situation en l'état", a insisté le président de la République, "je veux que tous ceux qui travaillent puissent se dire +quand je partirai à la retraite, ma retraite sera payée+".
Nicolas Sarkozy a également défendu son choix de faire passer l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui soulève l'hostilité des syndicats. "Passer de 60 à 62 ans, ça rapporte à la caisse d'assurance qui paie vos retraites 28 milliards d'euros, voilà", a-t-il tranché.
Le président a rejeté la piste d'une "diminution des retraites", jugée "pas raisonnable", l'augmentation des impôts des entreprises et refusé le "slogan à la mode" de "faire payer les riches", estimant qu'au final ce seraient "les classes moyennes qui paieront".
Une nouvelle fois, il a redit que "tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans" ou ont exercé "des métiers pénibles" pourraient partir à la retraite à 60 ans "sans décote" et laissé sa porte ouverte aux syndicats, promettant de "discuter avec eux" de leurs dernières propositions.
(Paru le 03 septembre 2010)
Source: AFP
(L'insoumise)
Le président Nicolas Sarkozy, le 3 septembre 2010 à Montbard
Nicolas Sarkozy a renouvelé vendredi en Côte-d'Or son soutien à Eric Woerth, malmené dans l'affaire Bettencourt, et redit sa détermination à réformer les retraites avant le début du débat parlementaire et la mobilisation syndicale de mardi.
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Interpellé par la presse à l'issue d'une table-ronde sur l'industrie à Montbard, M. Sarkozy a répondu par un "oui" appuyé, et un rien agacé, à la question "est-ce que vous apportez toujours votre soutien à Eric Woerth ?"
A une autre question, "est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ?", il s'est contenté d'acquiescer avant de tourner le dos aux journalistes, sans autre commentaire.
Contrairement à ce qu'il avait toujours assuré, Eric Woerth a concédé pour la première fois jeudi être intervenu dans l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé sa femme et compte parmi les donateurs de l'UMP.
A quatre jours du coup d'envoi du débat parlementaire sur la réforme des retraites et d'une manifestation des syndicats annoncée comme très suivie, ces propos ont placé le ministre du Travail dans une situation très délicate.
Plus disert que sur son soutien à Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a profité de sa visite dans l'usine Valinox Nucléaire de Montbard pour redire longuement, devant plusieurs dizaines de salariés, sa détermination à mener sa réforme des retraites jusqu'à son terme.
"Je ne serai pas le président de la République qui partira sans avoir réglé la question de l'équilibre des régimes de retraite. C'est clair, je suis extrêmement déterminé", a-t-il assuré.
"Il y a 10% des retraités français dont on finance les retraites par des emprunts parce qu'il n'y a pas d'argent (...), je ne serai pas le président qui laissera cette situation en l'état", a insisté le président de la République, "je veux que tous ceux qui travaillent puissent se dire +quand je partirai à la retraite, ma retraite sera payée+".
Nicolas Sarkozy a également défendu son choix de faire passer l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans, qui soulève l'hostilité des syndicats. "Passer de 60 à 62 ans, ça rapporte à la caisse d'assurance qui paie vos retraites 28 milliards d'euros, voilà", a-t-il tranché.
Le président a rejeté la piste d'une "diminution des retraites", jugée "pas raisonnable", l'augmentation des impôts des entreprises et refusé le "slogan à la mode" de "faire payer les riches", estimant qu'au final ce seraient "les classes moyennes qui paieront".
Une nouvelle fois, il a redit que "tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans" ou ont exercé "des métiers pénibles" pourraient partir à la retraite à 60 ans "sans décote" et laissé sa porte ouverte aux syndicats, promettant de "discuter avec eux" de leurs dernières propositions.
(Paru le 03 septembre 2010)
Source: AFP
(L'insoumise)
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