Guadeloupe | Social
Fin de la grève à la Poste de Sainte-Rose
Après 68 jours de grève, un accord a été trouvé entre les salariés affiliés à la CGTG et la direction de la Poste de Sainte-Rose. Les bureaux ont rouvert leurs portes samedi matin.
Entamé le 23 mars dernier, le mouvement de protestation d’une partie du personnel s’est donc achevé en fin de semaine dernière.
Tous les points de revendications ont été satisfaits, dont la transformation de contrats CDD en contrats CDI.
Autre point acté : la mise en place d’un CHSCT, un Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail.
Le travail a donc repris normalement samedi. Le courrier sera de nouveau distribué et les opérations postales de nouveau possibles.
Paru le 31.05.2010
(Source: DOMactu.com)
"L'insoumise"
lundi 31 mai 2010
Rouen : grève des salariés de Coliposte
Grève des salariés de Coliposte, le 28 mai, à Saint-Etienne-du-Rouvray
France 3 Normandie
Les livreurs de la filiale de La Poste sont en grève. La livraison des colis est perturbée dans l'agglo rouennaise
Depuis le 28 mai au matin les salariés de Coliposte, situés à Saint-Etienne-du-Rouvray, sont en grève. Une grève particulièrement suivie. D'après les syndicats, 90%des employés de cette filiale du groupe La Poste sont mobilisés.
Certains colis sont livrés mais la distribution reste très perturbée au moins jusqu'au 29 mai, voire en début de semaine prochaine. Les salariés remettent en cause la réorganisation du travail. La direction souhaite augmenter le nombre de colis livrés durant la journée. Les syndicats sont opposés à cette réforme et refusent que les tournées soient plus chargées.
Paru le 28/05/2010
(Source: Info Haute-Normandie)
"L'insoumise"
France 3 Normandie
Les livreurs de la filiale de La Poste sont en grève. La livraison des colis est perturbée dans l'agglo rouennaise
Depuis le 28 mai au matin les salariés de Coliposte, situés à Saint-Etienne-du-Rouvray, sont en grève. Une grève particulièrement suivie. D'après les syndicats, 90%des employés de cette filiale du groupe La Poste sont mobilisés.
Certains colis sont livrés mais la distribution reste très perturbée au moins jusqu'au 29 mai, voire en début de semaine prochaine. Les salariés remettent en cause la réorganisation du travail. La direction souhaite augmenter le nombre de colis livrés durant la journée. Les syndicats sont opposés à cette réforme et refusent que les tournées soient plus chargées.
Paru le 28/05/2010
(Source: Info Haute-Normandie)
"L'insoumise"
Coulommiers Distribution : ils ont voté la grève.
Coulommiers Distribution : ils ont voté la grève.
Secteur postal
Ce matin, 31 mai 2010, l'ensemble des agents de Coulommiers CDIS (courrier, colis, cabine) a voté massivement la grève illimitée à compter du 7 juin. Il faut dire que dans la "première vague" de réorganisation, 4 tournées avaient été supprimées. Cette fois-ci, ce sont trois nouveaux emplois que la Poste veut supprimer (2 à la distri, 1 au service arrière)
Alors trop c'est trop. Après échange local avec les syndicats CGT FAPT 77 et SUD PTT 77, elles et ils ont voté contre la restructuration, contre les suppressions d'emploi.
(Préavis sur le site)
La Poste, et tout particulièrement au Courrier, veut supprimer massivement des emplois (150 à la distri prévus en 2010 sur notre département). Soit on subit, soit on se bat! C'est la deuxième solution qu'ont adoptée les collègues de Coulommiers. Pour la CGT, elles et ils ont fait le bon choix. Choix que la CGT est d'ores et déjà prête à soutenir dans chaque service où le personnel refusera toute suppression d'emploi synonyme d'aggravation des conditions de travail et de vie privée.
Paru le 31.05 2010
(Source:CGTFAPT 77)
Secteur postal
Ce matin, 31 mai 2010, l'ensemble des agents de Coulommiers CDIS (courrier, colis, cabine) a voté massivement la grève illimitée à compter du 7 juin. Il faut dire que dans la "première vague" de réorganisation, 4 tournées avaient été supprimées. Cette fois-ci, ce sont trois nouveaux emplois que la Poste veut supprimer (2 à la distri, 1 au service arrière)
Alors trop c'est trop. Après échange local avec les syndicats CGT FAPT 77 et SUD PTT 77, elles et ils ont voté contre la restructuration, contre les suppressions d'emploi.
(Préavis sur le site)
La Poste, et tout particulièrement au Courrier, veut supprimer massivement des emplois (150 à la distri prévus en 2010 sur notre département). Soit on subit, soit on se bat! C'est la deuxième solution qu'ont adoptée les collègues de Coulommiers. Pour la CGT, elles et ils ont fait le bon choix. Choix que la CGT est d'ores et déjà prête à soutenir dans chaque service où le personnel refusera toute suppression d'emploi synonyme d'aggravation des conditions de travail et de vie privée.
Paru le 31.05 2010
(Source:CGTFAPT 77)
La mobilisation syndicale ne se met pas en congé
La mobilisation syndicale ne se met pas en congé
En décrétant au soir de la journée nationale d'actions du jeudi 27 mai, que la mobilisation avait été "faible", le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a lancé un véritable défi à l'intersyndicale – CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires – qu'elle s'est obligée à relever. Au terme d'une réunion commune, lundi 31 mai, au siège de la CGT, le "club des cinq" a décidé d'une nouvelle journée nationale de mobilisation, le jeudi 24 juin, qui sera cette fois, à la différence du 27 mai, uniquement centrée sur les retraites
La CFTC qui participait à la réunion pourrait s'y joindre alors que FO a décidé de faire cavalier seul en organisant sa propre "grève interprofessionnelle" le mardi 15 juin. Les syndicats ne nourrissent pas d'illusions exagérées sur leur capacité à faire reculer le gouvernement. Ils savent que la date choisie, le 24 juin, en pleine Coupe du monde de football et à la veille des premiers départs en vacances, n'est pas vraiment propice à une mobilisation de grande ampleur.
PAS QUESTION DE JETER LE GANT
Mais s'ils avaient mis la mobilisation en congé jusqu'à la rentrée de septembre, au moment où le Parlement débattra de la réforme des retraites, leur message aurait été clairement interprété comme la reconnaissance d'une défaite en rase campagne. Pas question donc de jeter le gant.
L'intersyndicale, a-t-elle prévenu, "se retrouvera régulièrement tout au long du processus qui court jusqu'à l'automne". "La difficulté pour nous, reconnaît une dirigeante de la CGT, c'est que le gouvernement joue habilement avec le calendrier et que beaucoup de salariés pensent que les dés sont jetés." Pour combattre ce sentiment de résignation, le "club des cinq" a durci le ton.
REGAIN DE MOBILISATION
Dans sa déclaration commune, il affirme que "la remise en cause de l'âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste". Et il accuse le gouvernement de "mépris" envers les syndicats. L'Intersyndicale estime que le calendrier jouera en sa faveur et pourra favoriser un regain de mobilisation. La CFDT, insensible aux signaux que lui a adressés le gouvernement, aura arrêté sa position sur la réforme à la faveur de son congrès, à Tours, du 7 au 11 juin.
Et le gouvernement aura achevé la concertation et présentera l'ensemble de sa réforme entre le 18 et le 20 juin. Toutes les cartes seront alors sur la table. Il n'en demeure pas moins que le pari de l'intersyndicale, obligée de faire mieux que le million de manifestants du 27 mai, ne manque pas d'audace
Paru le 31.05.2010
(Source: Le Monde)
"L'insoumise"
En décrétant au soir de la journée nationale d'actions du jeudi 27 mai, que la mobilisation avait été "faible", le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a lancé un véritable défi à l'intersyndicale – CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires – qu'elle s'est obligée à relever. Au terme d'une réunion commune, lundi 31 mai, au siège de la CGT, le "club des cinq" a décidé d'une nouvelle journée nationale de mobilisation, le jeudi 24 juin, qui sera cette fois, à la différence du 27 mai, uniquement centrée sur les retraites
La CFTC qui participait à la réunion pourrait s'y joindre alors que FO a décidé de faire cavalier seul en organisant sa propre "grève interprofessionnelle" le mardi 15 juin. Les syndicats ne nourrissent pas d'illusions exagérées sur leur capacité à faire reculer le gouvernement. Ils savent que la date choisie, le 24 juin, en pleine Coupe du monde de football et à la veille des premiers départs en vacances, n'est pas vraiment propice à une mobilisation de grande ampleur.
PAS QUESTION DE JETER LE GANT
Mais s'ils avaient mis la mobilisation en congé jusqu'à la rentrée de septembre, au moment où le Parlement débattra de la réforme des retraites, leur message aurait été clairement interprété comme la reconnaissance d'une défaite en rase campagne. Pas question donc de jeter le gant.
L'intersyndicale, a-t-elle prévenu, "se retrouvera régulièrement tout au long du processus qui court jusqu'à l'automne". "La difficulté pour nous, reconnaît une dirigeante de la CGT, c'est que le gouvernement joue habilement avec le calendrier et que beaucoup de salariés pensent que les dés sont jetés." Pour combattre ce sentiment de résignation, le "club des cinq" a durci le ton.
REGAIN DE MOBILISATION
Dans sa déclaration commune, il affirme que "la remise en cause de l'âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste". Et il accuse le gouvernement de "mépris" envers les syndicats. L'Intersyndicale estime que le calendrier jouera en sa faveur et pourra favoriser un regain de mobilisation. La CFDT, insensible aux signaux que lui a adressés le gouvernement, aura arrêté sa position sur la réforme à la faveur de son congrès, à Tours, du 7 au 11 juin.
Et le gouvernement aura achevé la concertation et présentera l'ensemble de sa réforme entre le 18 et le 20 juin. Toutes les cartes seront alors sur la table. Il n'en demeure pas moins que le pari de l'intersyndicale, obligée de faire mieux que le million de manifestants du 27 mai, ne manque pas d'audace
Paru le 31.05.2010
(Source: Le Monde)
"L'insoumise"
Retraites : la borne des 65 ans sera aussi relevée
Retraites : la borne des 65 ans sera aussi relevée
Eric Woerth a confirmé que l'âge du taux plein, fixé à 65 ans aujourd'hui, serait relevé en même temps que l'âge légal du départ à 60 ans. Et que le décalage se ferait au rythme d'un trimestre par an.
C'est désormais officiel. La réforme des retraites que le gouvernement prépare entraînera un recul de l'âge légal, fixé à 60 ans depuis 1983, mais aussi un recul de l'âge du taux plein, qui est à 65 ans depuis 1945. 60 ans, c'est l'âge minimum à partir duquel on peut prendre sa retraite, à condition d'avoir suffisamment cotisé (40,5 annuités en 2010). 65 ans, c'est l'âge auquel on peut liquider ses droits sans décote quel que soit le nombre d'années cotisées. Le ministre du Travail a confirmé vendredi sur RTL que les deux bornes d'âge évolueraient en parallèle. « L'âge, c'est en fait une fourchette. Aujourd'hui, c'est 60 et 65, a expliqué Eric Woerth. Ces fourchettes bougeront évidemment. » Concrètement, si l'âge légal est décalé de trois ans, à 63 ans, il en sera de même pour la deuxième borne, qui passera de 65 à 68 ans. Dans « Libération », le ministre a aussi précisé que le relèvement se ferait à raison d'un trimestre par an : 60 ans et un trimestre en 2011, 60 ans et six mois en 2012, etc.
Si le gouvernement a pris la décision de bouger les deux bornes, c'est que cela génère beaucoup plus d'économies. A l'horizon de 2020-2030, un tiers des économies avancées par le Conseil d'orientation des retraites en cas de relèvement de l'âge légal serait lié à la modification de la borne de 65 ans, deux tiers pour la borne de 60 ans. Et la part de la deuxième borne croîtrait encore ensuite.
Déjà hostiles au relèvement de l'âge légal, les syndicats sont vent debout face à cette annonce. « Ce sont les femmes et tous les salariés qui ont eu des carrières morcelées qui seront les plus pénalisés », s'est exclamé François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT la semaine dernière dans « Les Echos ». Sur les départs de 2008, un peu plus de 15 % des salariés du privé ont dû attendre d'avoir 65 ans pour liquider leurs droits. Ils étaient inactifs la plupart du temps et n'avaient pas les annuités requises. « Il s'agit en grande partie de personnes ayant une durée validée insuffisante pour obtenir une pension à taux plein et qui attendent d'avoir 65 ans pour y accéder du fait de cette condition d'âge », souligne une étude de la Drees.
Les femmes sont surreprésentées : 24,1 % des assurées du régime général sont parties à 65 ans ou plus tard en 2009 contre 16,5 % des hommes. Repousser la deuxième borne les obligerait à attendre encore plus longtemps. Sur la génération née en 1943, 76 % des femmes parties à 65 ans avaient cotisé moins de 35 ans, malgré l'apport des majorations de durée d'assurance pour enfants. A long terme, argumente le gouvernement, ce sera de moins en moins vrai, car les carrières des femmes se sont rapprochées de celles des hommes. A l'horizon de 2050, l'écart entre les sexes serait totalement comblé et même inversé, sous l'effet des majorations.
Paru le 31.05.2010
(Source: Les Echos)
"L'insoumise"
Eric Woerth a confirmé que l'âge du taux plein, fixé à 65 ans aujourd'hui, serait relevé en même temps que l'âge légal du départ à 60 ans. Et que le décalage se ferait au rythme d'un trimestre par an.
C'est désormais officiel. La réforme des retraites que le gouvernement prépare entraînera un recul de l'âge légal, fixé à 60 ans depuis 1983, mais aussi un recul de l'âge du taux plein, qui est à 65 ans depuis 1945. 60 ans, c'est l'âge minimum à partir duquel on peut prendre sa retraite, à condition d'avoir suffisamment cotisé (40,5 annuités en 2010). 65 ans, c'est l'âge auquel on peut liquider ses droits sans décote quel que soit le nombre d'années cotisées. Le ministre du Travail a confirmé vendredi sur RTL que les deux bornes d'âge évolueraient en parallèle. « L'âge, c'est en fait une fourchette. Aujourd'hui, c'est 60 et 65, a expliqué Eric Woerth. Ces fourchettes bougeront évidemment. » Concrètement, si l'âge légal est décalé de trois ans, à 63 ans, il en sera de même pour la deuxième borne, qui passera de 65 à 68 ans. Dans « Libération », le ministre a aussi précisé que le relèvement se ferait à raison d'un trimestre par an : 60 ans et un trimestre en 2011, 60 ans et six mois en 2012, etc.
Si le gouvernement a pris la décision de bouger les deux bornes, c'est que cela génère beaucoup plus d'économies. A l'horizon de 2020-2030, un tiers des économies avancées par le Conseil d'orientation des retraites en cas de relèvement de l'âge légal serait lié à la modification de la borne de 65 ans, deux tiers pour la borne de 60 ans. Et la part de la deuxième borne croîtrait encore ensuite.
Déjà hostiles au relèvement de l'âge légal, les syndicats sont vent debout face à cette annonce. « Ce sont les femmes et tous les salariés qui ont eu des carrières morcelées qui seront les plus pénalisés », s'est exclamé François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT la semaine dernière dans « Les Echos ». Sur les départs de 2008, un peu plus de 15 % des salariés du privé ont dû attendre d'avoir 65 ans pour liquider leurs droits. Ils étaient inactifs la plupart du temps et n'avaient pas les annuités requises. « Il s'agit en grande partie de personnes ayant une durée validée insuffisante pour obtenir une pension à taux plein et qui attendent d'avoir 65 ans pour y accéder du fait de cette condition d'âge », souligne une étude de la Drees.
Les femmes sont surreprésentées : 24,1 % des assurées du régime général sont parties à 65 ans ou plus tard en 2009 contre 16,5 % des hommes. Repousser la deuxième borne les obligerait à attendre encore plus longtemps. Sur la génération née en 1943, 76 % des femmes parties à 65 ans avaient cotisé moins de 35 ans, malgré l'apport des majorations de durée d'assurance pour enfants. A long terme, argumente le gouvernement, ce sera de moins en moins vrai, car les carrières des femmes se sont rapprochées de celles des hommes. A l'horizon de 2050, l'écart entre les sexes serait totalement comblé et même inversé, sous l'effet des majorations.
Paru le 31.05.2010
(Source: Les Echos)
"L'insoumise"
Grève spontanée au centre de tri postal des Estroublans (Bouches du Rhone)
Grève spontanée au centre de tri postal des Estroublans
Une partie des salariés a cessé le travail depuis mardi soir, sans préavis
Une trentaine de salariés se sont regroupés hier matin devant le centre de tri de Vitrolles. Une partie de leurs collègues du centre des Arnavants, à Marseille (14e), ont fait de même.
Depuis mardi soir, 80% des salariés du centre de tri postal de Vitrolles, aux Estroublans, sont en grève. Un chiffre avancé par les syndicats CGT, SUD-PTT, FO et CFDT, alors que la direction en annonce 30%.
Selon les grévistes, ce sont deux gouttes d'eau qui ont fait déborder le vase des salariés. "Nous n'avons plus le droit d'aller aux toilettes sans se faire accompagner, la direction a peur qu'une envie pressante se transforme en pause cigarette. De plus, nous ne pouvons plus écouter notre mp3 au travail, ne serait-ce qu'avec une oreillette. C'est anodin, mais ça a suffi à mettre le feu aux poudres", estime Yann Quay-Bizet, secrétaire de SUD-PTT, c'est un mouvement spontané de ras-le-bol. La preuve, nous n'avons pas déposé de préavis".
Les deux critères énoncés par les syndicalistes ne sont évidemment pas les raisons majeures de cet arrêt. Pour eux, la direction ne respecterait pas les clauses des accords collectifs signés par l'ensemble des organisations syndicales. "Nous sommes clairement dans une situation de sous-effectif. Pour fonctionner normalement, il faudrait au moins quarante personnes en plus. Ce déficit vient du nouveau programme Cap Qualité Courrier, qui nous oblige à une réorganisation totale du centre de tri. Nous arrivons à saturation", indique Jacky Dainotti, secrétaire de la CGT. Son collègue Yann Quay-Bizet va même plus loin.
"Nous ne sommes pas aux Baumettes"
"Nos cadres sont de véritables matons. Ils ne doivent pas oublier qu'ils sont à la poste, et pas aux Baumettes", lance t-il. Hier matin, les représentants syndicaux et une trentaine de salariés étaient réunis devant le centre des Estroublans, afin de rencontrer la direction. La direction ne l'entend pas de cette oreille. "On ne peut même pas parler de grève, puisqu'il n'y a pas eu de préavis. Ces salariés sont donc dans une totale illégalité", affirme Dominique Bellec, directeur des plateformes industrielles des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône. Ce dernier réfute en bloc les accusations de pressions managériales des syndicats.
"C'est totalement faux, je démens catégoriquement ces affirmations. Faire suivre un salarié lorsqu'il va aux toilettes, c'est un acte digne du Moyen Âge! Par contre, concernant les mp3, ils sont effectivement interdits dans certaines zones ducentre de tri, là ou il y a des machines, par exemple. C'est largement compréhensible, car il y a risque d'accident".
Selon la direction, seulement 30% des salariés auraient cessé hier le travail, et pas moins de 30 séances de négociations se sont tenues ses six derniers mois. "C'est la preuve que nous sommes ouverts au dialogue. Depuis le 4mai, il y a effectivement une nouvelle réorganisation. C'est un véritable apprentissage, qui demande un peu de temps. Sur le site de Vitrolles, il y a 450 salariés, et nous comptons bien garder le même nombre. Si il y a besoin, des recrutements seront effectués", poursuit Dominique Bellec, qui a rencontré les différents syndicats hier après-midi. Sans grand succès, selon ces derniers.
"La porte est ouverte"
"C'est le statu quo, la direction ne veut rien entendre, on ne peut même pas appeler ça des négociations. La grève devrait se poursuivre demain" déclarait hier soir le secrétaire SUD-PTT. La direction se voulait plus optimiste affirmant qu'"il y a bien eu des avancées dans la discussion, notamment sur le droit syndical. Nous laissons la porte ouverte. Il faut préciser que la distribution du courrier n'a pas été beaucoup perturbé par cet arrêt du travail".
Paru le 27.05.2010
(source: www.laprovence.com)
"L'insoumise"
Une partie des salariés a cessé le travail depuis mardi soir, sans préavis
Une trentaine de salariés se sont regroupés hier matin devant le centre de tri de Vitrolles. Une partie de leurs collègues du centre des Arnavants, à Marseille (14e), ont fait de même.
Depuis mardi soir, 80% des salariés du centre de tri postal de Vitrolles, aux Estroublans, sont en grève. Un chiffre avancé par les syndicats CGT, SUD-PTT, FO et CFDT, alors que la direction en annonce 30%.
Selon les grévistes, ce sont deux gouttes d'eau qui ont fait déborder le vase des salariés. "Nous n'avons plus le droit d'aller aux toilettes sans se faire accompagner, la direction a peur qu'une envie pressante se transforme en pause cigarette. De plus, nous ne pouvons plus écouter notre mp3 au travail, ne serait-ce qu'avec une oreillette. C'est anodin, mais ça a suffi à mettre le feu aux poudres", estime Yann Quay-Bizet, secrétaire de SUD-PTT, c'est un mouvement spontané de ras-le-bol. La preuve, nous n'avons pas déposé de préavis".
Les deux critères énoncés par les syndicalistes ne sont évidemment pas les raisons majeures de cet arrêt. Pour eux, la direction ne respecterait pas les clauses des accords collectifs signés par l'ensemble des organisations syndicales. "Nous sommes clairement dans une situation de sous-effectif. Pour fonctionner normalement, il faudrait au moins quarante personnes en plus. Ce déficit vient du nouveau programme Cap Qualité Courrier, qui nous oblige à une réorganisation totale du centre de tri. Nous arrivons à saturation", indique Jacky Dainotti, secrétaire de la CGT. Son collègue Yann Quay-Bizet va même plus loin.
"Nous ne sommes pas aux Baumettes"
"Nos cadres sont de véritables matons. Ils ne doivent pas oublier qu'ils sont à la poste, et pas aux Baumettes", lance t-il. Hier matin, les représentants syndicaux et une trentaine de salariés étaient réunis devant le centre des Estroublans, afin de rencontrer la direction. La direction ne l'entend pas de cette oreille. "On ne peut même pas parler de grève, puisqu'il n'y a pas eu de préavis. Ces salariés sont donc dans une totale illégalité", affirme Dominique Bellec, directeur des plateformes industrielles des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône. Ce dernier réfute en bloc les accusations de pressions managériales des syndicats.
"C'est totalement faux, je démens catégoriquement ces affirmations. Faire suivre un salarié lorsqu'il va aux toilettes, c'est un acte digne du Moyen Âge! Par contre, concernant les mp3, ils sont effectivement interdits dans certaines zones ducentre de tri, là ou il y a des machines, par exemple. C'est largement compréhensible, car il y a risque d'accident".
Selon la direction, seulement 30% des salariés auraient cessé hier le travail, et pas moins de 30 séances de négociations se sont tenues ses six derniers mois. "C'est la preuve que nous sommes ouverts au dialogue. Depuis le 4mai, il y a effectivement une nouvelle réorganisation. C'est un véritable apprentissage, qui demande un peu de temps. Sur le site de Vitrolles, il y a 450 salariés, et nous comptons bien garder le même nombre. Si il y a besoin, des recrutements seront effectués", poursuit Dominique Bellec, qui a rencontré les différents syndicats hier après-midi. Sans grand succès, selon ces derniers.
"La porte est ouverte"
"C'est le statu quo, la direction ne veut rien entendre, on ne peut même pas appeler ça des négociations. La grève devrait se poursuivre demain" déclarait hier soir le secrétaire SUD-PTT. La direction se voulait plus optimiste affirmant qu'"il y a bien eu des avancées dans la discussion, notamment sur le droit syndical. Nous laissons la porte ouverte. Il faut préciser que la distribution du courrier n'a pas été beaucoup perturbé par cet arrêt du travail".
Paru le 27.05.2010
(source: www.laprovence.com)
"L'insoumise"
jeudi 27 mai 2010
Vues de la manif de Toulon
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