INFO LE FIGARO -
Un rapport s'inquiète de la baisse accélérée de l'activité courrier et du manque de compétitivité du réseau.
Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie «La Poste: un service public face à un défi sans précédent, une mutation nécessaire»: c'est le titre d'un projet de rapport de la Cour des comptes encore confidentiel, dont Le Figaro s'est procuré un exemplaire. La version finale, très attendue, intégrera la réponse de La Poste. Les sages de la rue Cambon dressent un état des lieux sévère. Extraits.
«Le respect du délai de distribution à J+1 stagne au niveau médiocre de 85%».
Premier constat de la Cour des comptes: malgré plus de 3,1 milliards d'investissements entre 2004 et 2010 pour moderniser le traitement du courrier (au détriment d'une politique ambitieuse de développement des relais croissance), le programme «Cap qualité courrier» a pris trois ans de retard, et La Poste conserve des retards de productivité.
La qualité de distribution à J+1 a atteint 84,4% en 2009 (contre 69,6% en 2003), respectant pour la première fois l'objectif réglementaire, mais ce taux reste inférieur à l'objectif interne du groupe, qui était de 90% en 2010.
«Le respect du délai de J+1 stagne au niveau médiocre de 85%, bien inférieur à celui observé dans la plupart des autres pays européens», souligne le projet de rapport, estimant que La Poste doit relever significativement l'objectif de qualité de la distribution en J+1. Les magistrats préconisent par ailleurs d'élargir la plage de remise du courrier «en permettant un dépôt plus tardif dans un nombre plus élevé de boîtes aux lettres».
Ces préconisations s'inscrivent sur fond de chute de l'activité courrier: entre 2003 et 2007, les volumes ont reculé de 1% environ par an. Le déclin s'est accentué en 2008 (-2,6%) et 2009 (-5,3%) et, selon La Poste, l'effondrement atteindrait 30% sur la période 2008-2015. La Cour des comptes n'exclut pas que la dégringolade puisse être plus brutale. Depuis 2003, «les réajustements tarifaires substantiels» ont permis d'atténuer ce déclin. La dernière hausse du prix du timbre date d'hier. Selon la Cour des comptes, «ces marges de manœuvre seront, dans les années à venir, fortement contraintes».
«L'attente, encore problématique et désorganisée»
Pour la Cour de comptes, La Poste doit encore améliorer l'accueil et l'attente dans ses bureaux, même si les initiatives déjà engagées commencent à porter leurs fruits: réorganisation des 1000 bureaux les plus importants, extension des horaires, développement des automates. Le temps d'attente, qui s'était dégradé de 2005 à 2008 en passant de 7,16 minutes à 8,01 minutes malgré une baisse de la fréquentation, a été significativement réduit en 2009, à 4,5 minutes dans les 1000 bureaux les plus gros, pour les opérations simples. Pour autant, l'ergonomie des automates postaux mériterait des adaptations. Il existe 17.000 points de contact, un chiffre fixé par la loi. Pour la Cour des comptes, La Poste doit aussi trouver des solutions pour les petits bureaux, où les modalités de livraison des colis aux particuliers doivent aussi être améliorées. Car si certains points de contact ont des problèmes de files attente, d'autres manquent de clients… Selon les simulations de La Poste, une optimisation commerciale conduirait à un réseau d'environ… 3000 points de vente! La Cour des comptes préconise de poursuivre leur transformation en partenariat, la France conservant une proportion de bureaux gérés en propre deux fois supérieure à la moyenne européenne.
Le niveau élevé des charges, «un handicap concurrentiel majeur».
La priorité de La Poste est de rétablir, au plus tard en 2015, une rentabilité au moins équivalente à celle de 2007. Pour la Cour des comptes, le niveau élevé des charges constitue «un handicap concurrentiel majeur». Le groupe doit faire des économies sur ses frais de personnel, mais aussi dans son réseau et en gérant mieux son patrimoine immobilier, son deuxième poste de charge. Entre 2003 et 2009, les effectifs de la maison mère ont été réduits de 14% à 248.287 personnes. «Le partage des responsabilités laisse place dans certains domaines à des recoupements inutiles», souligne la Cour des comptes, convaincue que «l'adaptation des effectifs aux évolutions va devenir une préoccupation à la fois cruciale et difficile».
(Source: Mathilde Visseyrias, Bertille Bayart -
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/07/01/04015-20100701ARTFIG00713-la-cour-des-comptesepingle-la-poste.php)
(Par la section locale CGT de la Pic de Lesquin)
jeudi 8 juillet 2010
jeudi 1 juillet 2010
Fonctionnaires : pas de hausse générale de salaire en 2011
Fonctionnaires : pas de hausse générale de salaire en 2011
Eric Woerth a annoncé mercredi le gel du point d'indice en 2011. Rien n'est programmé pour 2012 et 2013, même si de nouvelles discussions auront lieu. La hausse de 0,5% du 1er juillet est maintenue. Les syndicats sont furieux.
Sur le même sujet
Régime sec pour les fonctionnaires.
Mercredi, lors de la seconde séance de négociations salariales 2011-2013, Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, et Georges Tron, son secrétaire d'Etat, ont annoncé le gel du point d'indice (base de calcul du salaire des fonctionnaires) en 2011. Un tel gel constitue une première depuis 2003. Et pour 2012 et 2013, aucune hausse n'est programmée à ce stade. «Pour les années ultérieures (à 2011), les rendez-vous annuels, prévus dans les accords de février 2008, permettront de déterminer l'évolution du point, compte-tenu de la situation économique», indiquent simplement les ministres. Si la porte n'est pas formellement fermée, il faudrait une improbable reprise économique (plus rapide que ne le prévoit le gouvernement), ou une consolidation budgétaire spectaculaire, pour que ces deux années ne soient pas marquées par un nouvel gel du point.
Concrètement, les 5,2 millions de fonctionnaires ne bénéficieront donc d'aucune augmentation générale l'année prochaine. Dans un contexte de rigueur budgétaire, cette ligne était pressentie depuis plusieurs semaines. Elle entraînera des économies conséquentes : une hausse de 0,8% du point d'indice, comme consentie en 2007, 2008 et 2009, coûte environ 600 millions d'euros par an au seul l'Etat employeur. Seule «concession» : après avoir été tenté de revenir dessus, le gouvernement a maintenu la hausse de 0,5 % programmée depuis 2008 pour cette année. Elle entrera en vigueur, comme prévue, sur les salaires versés fin juillet.
« Un scénario d'affrontement majeur »
Les syndicats sont furieux. «Le gouvernement choisit l'épreuve de force. La RGPP, la réforme des retraites, les départs non remplacés et maintenant les salaires ! Tout s'accumule et on est désormais sur un scénario d'affrontement majeur», prévient la CGT. Ils dénoncent des «pertes programmées de pouvoir d'achat», a fortiori avec la hausse des cotisations retraite de 2011 à 2020 (0,27 point par an) dans le cadre de la réforme des retraites. Selon les syndicats, qui s'appuient sur la différence d'évolution entre le point d'indice et l'inflation, le pouvoir d'achat des agents a déjà reculé de 9% depuis 2000 et un gel triennal entraînerait un nouveau recul de 7%.
Le gouvernement réfute cette grille de lecture. Il souligne que la progression « naturelle » des salaires (à l'ancienneté et par le jeu des promotions), estimée à 1,5% à 2% par an selon les ministères, garantit le maintien du pouvoir d'achat. Et promet en outre de reconduire le dispositif de Garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa), lancé en 2008, qui permet aux agents dont le traitement augmente moins vite que l'inflation de bénéficier d'une prime de rattrapage. La Gipa pourrait coûter cher en cas de dérapage de l'inflation. L'Etat employeur risque aussi d'être confronté à un problème de tassement des bas de grilles salariales, qui, faute de revalorisation du point d'indice, ont de fortes chances de repasser sous le niveau du SMIC quand celui-ci sera revalorisé, chaque 1er janvier.
Eric Woerth et Georges Tron ont par ailleurs confirmé le maintien des autres mesures salariales déjà en vigueur ou en cours de déploiement, comme le lancement l'an prochain de l'intéressement collectif et l'extension à de nouveaux publics des primes individuelles au mérite, qui devraient bénéficier à 200.000 agents à l'horizon 2012. La plus importante de ces mesures reste le retour aux agents, sous forme de mesures catégorielles, de 50% des économies réalisées sur le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux (500 millions par an). Au total, ce sont quelque 1,5 milliard d'euros qui devraient ainsi être reversés aux agents sur 2011-2013.
Paru le 30 juin 2010
(Source:Les Echos)
"L'insoumise"
Eric Woerth a annoncé mercredi le gel du point d'indice en 2011. Rien n'est programmé pour 2012 et 2013, même si de nouvelles discussions auront lieu. La hausse de 0,5% du 1er juillet est maintenue. Les syndicats sont furieux.
Sur le même sujet
Régime sec pour les fonctionnaires.
Mercredi, lors de la seconde séance de négociations salariales 2011-2013, Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, et Georges Tron, son secrétaire d'Etat, ont annoncé le gel du point d'indice (base de calcul du salaire des fonctionnaires) en 2011. Un tel gel constitue une première depuis 2003. Et pour 2012 et 2013, aucune hausse n'est programmée à ce stade. «Pour les années ultérieures (à 2011), les rendez-vous annuels, prévus dans les accords de février 2008, permettront de déterminer l'évolution du point, compte-tenu de la situation économique», indiquent simplement les ministres. Si la porte n'est pas formellement fermée, il faudrait une improbable reprise économique (plus rapide que ne le prévoit le gouvernement), ou une consolidation budgétaire spectaculaire, pour que ces deux années ne soient pas marquées par un nouvel gel du point.
Concrètement, les 5,2 millions de fonctionnaires ne bénéficieront donc d'aucune augmentation générale l'année prochaine. Dans un contexte de rigueur budgétaire, cette ligne était pressentie depuis plusieurs semaines. Elle entraînera des économies conséquentes : une hausse de 0,8% du point d'indice, comme consentie en 2007, 2008 et 2009, coûte environ 600 millions d'euros par an au seul l'Etat employeur. Seule «concession» : après avoir été tenté de revenir dessus, le gouvernement a maintenu la hausse de 0,5 % programmée depuis 2008 pour cette année. Elle entrera en vigueur, comme prévue, sur les salaires versés fin juillet.
« Un scénario d'affrontement majeur »
Les syndicats sont furieux. «Le gouvernement choisit l'épreuve de force. La RGPP, la réforme des retraites, les départs non remplacés et maintenant les salaires ! Tout s'accumule et on est désormais sur un scénario d'affrontement majeur», prévient la CGT. Ils dénoncent des «pertes programmées de pouvoir d'achat», a fortiori avec la hausse des cotisations retraite de 2011 à 2020 (0,27 point par an) dans le cadre de la réforme des retraites. Selon les syndicats, qui s'appuient sur la différence d'évolution entre le point d'indice et l'inflation, le pouvoir d'achat des agents a déjà reculé de 9% depuis 2000 et un gel triennal entraînerait un nouveau recul de 7%.
Le gouvernement réfute cette grille de lecture. Il souligne que la progression « naturelle » des salaires (à l'ancienneté et par le jeu des promotions), estimée à 1,5% à 2% par an selon les ministères, garantit le maintien du pouvoir d'achat. Et promet en outre de reconduire le dispositif de Garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa), lancé en 2008, qui permet aux agents dont le traitement augmente moins vite que l'inflation de bénéficier d'une prime de rattrapage. La Gipa pourrait coûter cher en cas de dérapage de l'inflation. L'Etat employeur risque aussi d'être confronté à un problème de tassement des bas de grilles salariales, qui, faute de revalorisation du point d'indice, ont de fortes chances de repasser sous le niveau du SMIC quand celui-ci sera revalorisé, chaque 1er janvier.
Eric Woerth et Georges Tron ont par ailleurs confirmé le maintien des autres mesures salariales déjà en vigueur ou en cours de déploiement, comme le lancement l'an prochain de l'intéressement collectif et l'extension à de nouveaux publics des primes individuelles au mérite, qui devraient bénéficier à 200.000 agents à l'horizon 2012. La plus importante de ces mesures reste le retour aux agents, sous forme de mesures catégorielles, de 50% des économies réalisées sur le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux (500 millions par an). Au total, ce sont quelque 1,5 milliard d'euros qui devraient ainsi être reversés aux agents sur 2011-2013.
Paru le 30 juin 2010
(Source:Les Echos)
"L'insoumise"
lundi 28 juin 2010
28 juin: Rassemblement contre la répression ...
La Poste :
28 Juin: rassemblement contre la répression à l'encontre des grévistes du 92
Le 28 juin devant le tribunal correctionnel de Nanterre : Une démonstration de force !Le 28 juin, tous devant le tribunal correctionnel de Nanterre
Soutenons les postiers du 92 !
Les postiers du 92 sont en grève depuis plus de 8 semaines. Ils se battent contre les suppressions d'emploi, la surcharge de travail, les réorganisations incessantes qui dégradent la qualité de service. La Poste cherche à les réprimer brutalement par des procédures disciplinaires et judiciaires. Nous sommes tous concernés !
Quand la Poste réprime
Alors que les grévistes se battent pour des revendications légitimes, la Poste a cherché dès le départ à les sanctionner le plus lourdement possible. 27 blâmes ont été distribués, ainsi que 11 mises à pied dont 3 pouvant déboucher sur des mises pied de 2 ans voire la révocation ou le licenciement. Ce que la Poste reproche aux postiers, c'est tout simplement de faire grève, de s'adresser à leurs collègues non-grévistes et de chercher à étendre la grève.
16 postiers, dont des représentants syndicaux CGT et SUD, sont même poursuivis devant le tribunal correctionnel de Nanterre : les cadres de la Poste cherchent à faire passer une simple occupation de locaux pour une « séquestration ».
Derrière les beaux discours : la dégradation des conditions de travail… et la répression !
Cette procédure s'ouvre au moment où un rapport des médecins de prévention de la Poste a révélé quelle était la situation dans l'entreprise qui vient d'être transformée en Société Anonyme : à cause des « réorganisations rapides et successives », le nombre de suicides, de maladies professionnelles et d'accidents du travail augmentent de manière alarmante. La réponse de la Poste ? Elle est double : côté cour, elle affiche un rapport social 2009 qui claironne que « La Poste a fait de la santé au travail une de ses priorités stratégiques » (voir www.laposte.fr). Et côté jardin : la répression la plus brutale !
Si la Poste tape aussi fort contre les grévistes du 92, c'est pour écraser une combativité qui s'est déjà exprimée dans ce département et qui l'a déjà empêché de mener à bien ses projets destructeurs.
Soutenons les postiers inculpés, défendons le droit de grève et les libertés démocratiques !
La détermination des postiers à lutter pour leurs conditions de travail n'est pas entamée : les sanctions n'ont pas empêché la grève de continuer et d'arracher l'annulation d'une partie des sanctions (8 mises à pied annulées). Mais la Poste cherche clairement à se débarasser de syndicalistes trop actifs à son goût, et de punir les grévistes pour avoir osé défier la politique de « modernisation continue » de l'entreprise. Des condamnations signifieraient une grave remise en cause du droit de grève dans la plus grosse entreprise de France. Une victoire des postiers serait un encouragment à tous ceux qui cherchent à se battre pour leurs droits, à la Poste comme ailleurs.
Rassemblement le lundi 28 juin à 13h devant le tribunal correctionnel de Nanterre
179/191 avenue Joliot Curie RER Nanterre Préfecture
(Source : http://nanterre.over-blog.com/article-la-post...)
"L'insoumise"
28 Juin: rassemblement contre la répression à l'encontre des grévistes du 92
Le 28 juin devant le tribunal correctionnel de Nanterre : Une démonstration de force !Le 28 juin, tous devant le tribunal correctionnel de Nanterre
Soutenons les postiers du 92 !
Les postiers du 92 sont en grève depuis plus de 8 semaines. Ils se battent contre les suppressions d'emploi, la surcharge de travail, les réorganisations incessantes qui dégradent la qualité de service. La Poste cherche à les réprimer brutalement par des procédures disciplinaires et judiciaires. Nous sommes tous concernés !
Quand la Poste réprime
Alors que les grévistes se battent pour des revendications légitimes, la Poste a cherché dès le départ à les sanctionner le plus lourdement possible. 27 blâmes ont été distribués, ainsi que 11 mises à pied dont 3 pouvant déboucher sur des mises pied de 2 ans voire la révocation ou le licenciement. Ce que la Poste reproche aux postiers, c'est tout simplement de faire grève, de s'adresser à leurs collègues non-grévistes et de chercher à étendre la grève.
16 postiers, dont des représentants syndicaux CGT et SUD, sont même poursuivis devant le tribunal correctionnel de Nanterre : les cadres de la Poste cherchent à faire passer une simple occupation de locaux pour une « séquestration ».
Derrière les beaux discours : la dégradation des conditions de travail… et la répression !
Cette procédure s'ouvre au moment où un rapport des médecins de prévention de la Poste a révélé quelle était la situation dans l'entreprise qui vient d'être transformée en Société Anonyme : à cause des « réorganisations rapides et successives », le nombre de suicides, de maladies professionnelles et d'accidents du travail augmentent de manière alarmante. La réponse de la Poste ? Elle est double : côté cour, elle affiche un rapport social 2009 qui claironne que « La Poste a fait de la santé au travail une de ses priorités stratégiques » (voir www.laposte.fr). Et côté jardin : la répression la plus brutale !
Si la Poste tape aussi fort contre les grévistes du 92, c'est pour écraser une combativité qui s'est déjà exprimée dans ce département et qui l'a déjà empêché de mener à bien ses projets destructeurs.
Soutenons les postiers inculpés, défendons le droit de grève et les libertés démocratiques !
La détermination des postiers à lutter pour leurs conditions de travail n'est pas entamée : les sanctions n'ont pas empêché la grève de continuer et d'arracher l'annulation d'une partie des sanctions (8 mises à pied annulées). Mais la Poste cherche clairement à se débarasser de syndicalistes trop actifs à son goût, et de punir les grévistes pour avoir osé défier la politique de « modernisation continue » de l'entreprise. Des condamnations signifieraient une grave remise en cause du droit de grève dans la plus grosse entreprise de France. Une victoire des postiers serait un encouragment à tous ceux qui cherchent à se battre pour leurs droits, à la Poste comme ailleurs.
Rassemblement le lundi 28 juin à 13h devant le tribunal correctionnel de Nanterre
179/191 avenue Joliot Curie RER Nanterre Préfecture
(Source : http://nanterre.over-blog.com/article-la-post...)
"L'insoumise"
vendredi 25 juin 2010
Plus de 20 000 manifestants à Lyon et Saint-Etienne
Social
Plus de 20 000 manifestants à Lyon et Saint-Etienne
Plus de 30 000 manifestants dans la Loire, presque autant dans le Rhône. Si la guerre des chiffres fait toujours rage entre la police et les syndicats, la mobilisation est sans commune mesure ce jeudi 24 juin par rapport au 27 mai dernier.
Entre 11 000 (selon la police) et 30 000 manifestants (selon les syndicats) à Saint-Etienne, entre 9000 et 15 000 à Roanne, plus de 12 000 au Puy-en-Velay, près de 7 000 à Bourg-en-Bresse, et certainement près de 25 000 à Lyon (11 000 selon la préfecture) :
la mobilisation des grévistes ce jeudi contre la réforme des retraites s'est amplifiée de manière considérable par rapport aux dernières manifestations du 27 mai 2010.
A Lyon, le mouvement avait alors mobilisé 15 000 personnes selon les organisateurs et 8 000 selon la police.
Paru le 24.06.2010
(Extrait d'un article du journal Le Progres de Lyon)
" L'insoumise"
Plus de 20 000 manifestants à Lyon et Saint-Etienne
Plus de 30 000 manifestants dans la Loire, presque autant dans le Rhône. Si la guerre des chiffres fait toujours rage entre la police et les syndicats, la mobilisation est sans commune mesure ce jeudi 24 juin par rapport au 27 mai dernier.
Entre 11 000 (selon la police) et 30 000 manifestants (selon les syndicats) à Saint-Etienne, entre 9000 et 15 000 à Roanne, plus de 12 000 au Puy-en-Velay, près de 7 000 à Bourg-en-Bresse, et certainement près de 25 000 à Lyon (11 000 selon la préfecture) :
la mobilisation des grévistes ce jeudi contre la réforme des retraites s'est amplifiée de manière considérable par rapport aux dernières manifestations du 27 mai 2010.
A Lyon, le mouvement avait alors mobilisé 15 000 personnes selon les organisateurs et 8 000 selon la police.
Paru le 24.06.2010
(Extrait d'un article du journal Le Progres de Lyon)
" L'insoumise"
Retraites : On peut gagner !
Largement plus de 2 millions de manifestants le 24 juin
Retraites : On peut gagner !
Communiqué de la CGT
La puissance et la détermination qui ont caractérisé les grèves et les manifestations unitaires font du 24 juin la journée d’action syndicale interprofessionnelle la plus forte de l’année 2010.
A 17h30, la CGT a recensé 1 920 000 manifestants dans les 201 points de rassemblements et cortèges qui ont couvert l’ensemble du territoire. Avec des milliers d’arrêts de travail dans les entreprises du privé et dans les services publics, c’est largement plus de 2 millions de personnes qui ont, d’une façon ou d’une autre, participé à cette action collective soutenue par 68 % de la population.
Un grand nombre de salariés de toutes professions et de toutes générations ont su relever le défi quelques jours après que le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites.
C’est bien la détermination des salariés à empêcher la mise en œuvre d’une réforme inacceptable et injuste qui s’est largement exprimée aujourd’hui.
Des centaines de milliers de voix se sont fait entendre contre un report de l’âge de départ en retraite à 62 et 67 ans, la non reconnaissance des métiers pénibles, des dispositions qui reviennent à faire payer aux salariés la facture d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
Une majorité de français refuse la mise en œuvre d’une réforme des retraites parmi les plus brutales d’Europe, conçue d’abord pour répondre aux injonctions des marchés financiers au détriment de l’emploi et de la consolidation du système de retraite solidaire par répartition.
Le gouvernement doit entendre les revendications syndicales, les aspirations à plus de justice sociale.
A l’évidence, c’est un conflit de plus grande ampleur qui se dessine si le gouvernement persiste dans ses intentions.
La CGT estime que, forte de l’immense succès de cette mobilisation, l’intersyndicale du 29 juin est confortée dans sa démarche et pour préparer d’autres initiatives.
La CGT considère que l’actuel projet de loi portant réforme des retraites ne doit pas être soumis à l’examen du Conseil des Ministres du 13 juillet. Cette revendication doit être portée sur chaque lieu de travail.
La CGT exige l’ouverture d’un vrai cycle de négociations avec les syndicats de salariés afin d’arrêter les dispositions de nature à pérenniser le système et le niveau des retraites.
Montreuil, le 24 juin 2010 – 17h30 |
Retraites : On peut gagner !
Communiqué de la CGT
La puissance et la détermination qui ont caractérisé les grèves et les manifestations unitaires font du 24 juin la journée d’action syndicale interprofessionnelle la plus forte de l’année 2010.
A 17h30, la CGT a recensé 1 920 000 manifestants dans les 201 points de rassemblements et cortèges qui ont couvert l’ensemble du territoire. Avec des milliers d’arrêts de travail dans les entreprises du privé et dans les services publics, c’est largement plus de 2 millions de personnes qui ont, d’une façon ou d’une autre, participé à cette action collective soutenue par 68 % de la population.
Un grand nombre de salariés de toutes professions et de toutes générations ont su relever le défi quelques jours après que le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites.
C’est bien la détermination des salariés à empêcher la mise en œuvre d’une réforme inacceptable et injuste qui s’est largement exprimée aujourd’hui.
Des centaines de milliers de voix se sont fait entendre contre un report de l’âge de départ en retraite à 62 et 67 ans, la non reconnaissance des métiers pénibles, des dispositions qui reviennent à faire payer aux salariés la facture d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
Une majorité de français refuse la mise en œuvre d’une réforme des retraites parmi les plus brutales d’Europe, conçue d’abord pour répondre aux injonctions des marchés financiers au détriment de l’emploi et de la consolidation du système de retraite solidaire par répartition.
Le gouvernement doit entendre les revendications syndicales, les aspirations à plus de justice sociale.
A l’évidence, c’est un conflit de plus grande ampleur qui se dessine si le gouvernement persiste dans ses intentions.
La CGT estime que, forte de l’immense succès de cette mobilisation, l’intersyndicale du 29 juin est confortée dans sa démarche et pour préparer d’autres initiatives.
La CGT considère que l’actuel projet de loi portant réforme des retraites ne doit pas être soumis à l’examen du Conseil des Ministres du 13 juillet. Cette revendication doit être portée sur chaque lieu de travail.
La CGT exige l’ouverture d’un vrai cycle de négociations avec les syndicats de salariés afin d’arrêter les dispositions de nature à pérenniser le système et le niveau des retraites.
Montreuil, le 24 juin 2010 – 17h30 |
Retraites : entre 6 000 et 17 000 manifestants à Toulon.
Retraites : entre 6 000 et 17 000 manifestants à Toulon.
Entre 6 000 et 17 000 salariés du public et du privé manifestaient ce jeudi matin à Toulon contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.
Le cortège, parti de la place de la Liberté après 10 heures a fait le tour de la ville, avec une halte devant la Mairie où les manifestants ont scandé leur mécontentement : "Sarko, Falco, vous n'aurez pas nos têtes"...
Sur les banderoles des organisations syndicales, on pouvait lire des slogans comme "retraites démolies, emplois massacrés, tous ensemble pour faire reculer patrons et gouvernement", ou encore: "ni école, ni retraite sur la paille".
Les manifestants étaient 6 000 ce matin selon la police, mais "plus de 17 000", selon les organisateurs.
Paru le 24 Juin 2010
(Source:Var Matin)
"L'insoumise"
Entre 6 000 et 17 000 salariés du public et du privé manifestaient ce jeudi matin à Toulon contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.
Le cortège, parti de la place de la Liberté après 10 heures a fait le tour de la ville, avec une halte devant la Mairie où les manifestants ont scandé leur mécontentement : "Sarko, Falco, vous n'aurez pas nos têtes"...
Sur les banderoles des organisations syndicales, on pouvait lire des slogans comme "retraites démolies, emplois massacrés, tous ensemble pour faire reculer patrons et gouvernement", ou encore: "ni école, ni retraite sur la paille".
Les manifestants étaient 6 000 ce matin selon la police, mais "plus de 17 000", selon les organisateurs.
Paru le 24 Juin 2010
(Source:Var Matin)
"L'insoumise"
Les chiffres de la mobilisation du 24 Juin 2010
Les chiffres de la mobilisation :
Fonction publique
8,71% des agents de la fonction publique d'Etat, 13% de ceux de la fonction publique territoriale, et 12,5% de la fonction publique hospitalière, étaient en grève jeudi à la mi-journée, selon un communiqué du ministère de la Fonction publique.
Ces taux sont supérieurs à ceux du 27 mai, où la mobilisation avait atteint à la mi-journée 11,6% de grévistes dans la fonction publique d'Etat, 7,5% dans la fonction publique territoriale, et 8,24% dans l'hospitalière.
La Poste
Quelque 19,86% de postiers étaient en grève le matin, a annoncé la direction dans un communiqué. Ils étaient 12,80% le 27 mai à la même heure et 11,45% le 23 mars.
France Télécom
La direction de France Télécom a indiqué avoir recensé jeudi à la mi-journée quelque 29,29% de grévistes dans le groupe aux 100.000 salariés. Lors de la précédente journée interprofessionnelle, le 27 mai, la direction avait compté 21,5% de grévistes au même stade de la journée.
Dans l'enseignement
Eviron un enseignant du primaire sur trois (31,9%) était en grève jeudi matin, selon le ministère de l'Education. La moyenne pondérée sur l'ensemble des enseignants s'établit à 19,96% de grévistes, dont 31,87% dans le premier degré et 10,27% dans le secondaire.
La grève a été très peu suivie dans les lycées, où se déroulent actuellement les épreuves du baccalauréat : 3,49% dans les établissement professionnels et 1,39% dans les lycées d'enseignement général et technologique, selon le ministère. Par ailleurs, les candidats au baccalauréat en retard jeudi pourraient être autorisés avec justification à repasser leurs oraux.
Paru le 24.06.2010
(Extrait d'un article du journal La Tribune)
"L'insoumise"
Fonction publique
8,71% des agents de la fonction publique d'Etat, 13% de ceux de la fonction publique territoriale, et 12,5% de la fonction publique hospitalière, étaient en grève jeudi à la mi-journée, selon un communiqué du ministère de la Fonction publique.
Ces taux sont supérieurs à ceux du 27 mai, où la mobilisation avait atteint à la mi-journée 11,6% de grévistes dans la fonction publique d'Etat, 7,5% dans la fonction publique territoriale, et 8,24% dans l'hospitalière.
La Poste
Quelque 19,86% de postiers étaient en grève le matin, a annoncé la direction dans un communiqué. Ils étaient 12,80% le 27 mai à la même heure et 11,45% le 23 mars.
France Télécom
La direction de France Télécom a indiqué avoir recensé jeudi à la mi-journée quelque 29,29% de grévistes dans le groupe aux 100.000 salariés. Lors de la précédente journée interprofessionnelle, le 27 mai, la direction avait compté 21,5% de grévistes au même stade de la journée.
Dans l'enseignement
Eviron un enseignant du primaire sur trois (31,9%) était en grève jeudi matin, selon le ministère de l'Education. La moyenne pondérée sur l'ensemble des enseignants s'établit à 19,96% de grévistes, dont 31,87% dans le premier degré et 10,27% dans le secondaire.
La grève a été très peu suivie dans les lycées, où se déroulent actuellement les épreuves du baccalauréat : 3,49% dans les établissement professionnels et 1,39% dans les lycées d'enseignement général et technologique, selon le ministère. Par ailleurs, les candidats au baccalauréat en retard jeudi pourraient être autorisés avec justification à repasser leurs oraux.
Paru le 24.06.2010
(Extrait d'un article du journal La Tribune)
"L'insoumise"
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