Grèves et manifestations du jeudi 24 juin : attention 1 seul lieu de manifestation est retenu sur le département
TOULON , place de la Liberté, 10 H 00
APPEL A LA RÉSISTANCE
Le gouvernement vient de rendre public l'avant-projet de loi sur SA réforme des retraites, réforme brutale pour un recul social sans précédent.
Cette réforme des retraites doit être combattue, chaque salarié de tout âge et de toute profession doit prendre conscience que c'est de sa mobilisation que tout va désormais dépendre !
UL Brignoles
mercredi 23 juin 2010
jeudi 17 juin 2010
Paris Brune : 22ème jour de grève
Paris Brune : 22ème jour de grève
A l’appel de la CGT, SUD et FO, le personnel de PARIS BRUNE (14ème) est en grève illimitée depuis mardi 25 mai (100 % de grévistes).
Les grévistes se sont rassemblés à nouveau devant le bureau ce matin où ils ont distribué un tract aux collègues facteurs de PARIS 14 PDC ainsi qu’aux collègues du Siège Courrier. Les grévistes ont également distribué un tract et fait signer une pétition aux usagers. La collecte de solidarité aux grévistes a continué ce matin et en début d’après-midi devant le bureau.
La Direction semble souffler le chaud et le froid, espérant sans doute maintenant le pourrissement du conflit : elle se trompe, le moral est toujours au beau fixe.
Une délégation a été reçue à 16h à la DP SUD par le trio habituel (M. Couderc est toujours aux abonnés absents). M. Drocourt a sorti de son chapeau un… « nouveau » scénario : il faut une loupe pour voir les différences avec le précédent (comme dans le jeu des 7 erreurs). En fait, on en est toujours au même point, 6 PT avec 1 retour par quinzaine : sur une PT, le retour du vendredi après-midi a été repositionné le lundi après-midi. Insignifiant au bout de 22 jours de grève. Toujours rien sur l’emploi, rien d’intéressant sur les horaires et régimes de travail, on est encore très loin de la brigade intégrale…
Dans le même temps, cette même Direction n’hésite devant rien pour tenter de casser la grève : toujours l’utilisation d’EAR et d’un cadre extérieur au bureau, et le Gestionnaire Clientèle Services Financiers qui est arrivé au bureau la semaine dernière qui continue à faire du travail courrier : distribution d’instances et affranchissement aux LISA, et qui tient également un guichet Services Financiers (c’est ça la polyvalence !!!).
Les grévistes ont voté la poursuite de la grève pour demain mercredi 16 juin. Demain matin les grévistes se retrouveront devant le bureau à partir de 7h45 pour continuer le tract et la pétition usagers.
La mobilisation continue jusqu’à la satisfaction des revendications.
Partout, dans tous les bureaux, dans tous les services, il est nécessaire d’amplifier la solidarité financière qui a débuté la semaine dernière. Les enveloppes recueillies, les chèques sont à envoyer au Syndicat CGT des Services Postaux de Paris qui les reversera directement aux collègues grévistes.
Pour les revendications suivantes :
Retrait des projets Bienvenue à La Poste et OTT ;
Maintien de tous les emplois ;
Comblement des vacances d’emplois et donc remplacement immédiat des 2 collègues partis en retraite et préretraite ;
Maintien de l’organisation sous forme de cycles et de la brigade intégrale ;
Rétablissement du dialogue social au sein du bureau.
Paru le 15.06.2010
(Source: SYNDICAT CGT POSTAUX DE PARIS)
"L'insoumise"
A l’appel de la CGT, SUD et FO, le personnel de PARIS BRUNE (14ème) est en grève illimitée depuis mardi 25 mai (100 % de grévistes).
Les grévistes se sont rassemblés à nouveau devant le bureau ce matin où ils ont distribué un tract aux collègues facteurs de PARIS 14 PDC ainsi qu’aux collègues du Siège Courrier. Les grévistes ont également distribué un tract et fait signer une pétition aux usagers. La collecte de solidarité aux grévistes a continué ce matin et en début d’après-midi devant le bureau.
La Direction semble souffler le chaud et le froid, espérant sans doute maintenant le pourrissement du conflit : elle se trompe, le moral est toujours au beau fixe.
Une délégation a été reçue à 16h à la DP SUD par le trio habituel (M. Couderc est toujours aux abonnés absents). M. Drocourt a sorti de son chapeau un… « nouveau » scénario : il faut une loupe pour voir les différences avec le précédent (comme dans le jeu des 7 erreurs). En fait, on en est toujours au même point, 6 PT avec 1 retour par quinzaine : sur une PT, le retour du vendredi après-midi a été repositionné le lundi après-midi. Insignifiant au bout de 22 jours de grève. Toujours rien sur l’emploi, rien d’intéressant sur les horaires et régimes de travail, on est encore très loin de la brigade intégrale…
Dans le même temps, cette même Direction n’hésite devant rien pour tenter de casser la grève : toujours l’utilisation d’EAR et d’un cadre extérieur au bureau, et le Gestionnaire Clientèle Services Financiers qui est arrivé au bureau la semaine dernière qui continue à faire du travail courrier : distribution d’instances et affranchissement aux LISA, et qui tient également un guichet Services Financiers (c’est ça la polyvalence !!!).
Les grévistes ont voté la poursuite de la grève pour demain mercredi 16 juin. Demain matin les grévistes se retrouveront devant le bureau à partir de 7h45 pour continuer le tract et la pétition usagers.
La mobilisation continue jusqu’à la satisfaction des revendications.
Partout, dans tous les bureaux, dans tous les services, il est nécessaire d’amplifier la solidarité financière qui a débuté la semaine dernière. Les enveloppes recueillies, les chèques sont à envoyer au Syndicat CGT des Services Postaux de Paris qui les reversera directement aux collègues grévistes.
Pour les revendications suivantes :
Retrait des projets Bienvenue à La Poste et OTT ;
Maintien de tous les emplois ;
Comblement des vacances d’emplois et donc remplacement immédiat des 2 collègues partis en retraite et préretraite ;
Maintien de l’organisation sous forme de cycles et de la brigade intégrale ;
Rétablissement du dialogue social au sein du bureau.
Paru le 15.06.2010
(Source: SYNDICAT CGT POSTAUX DE PARIS)
"L'insoumise"
mercredi 16 juin 2010
Grève des guichetiers de la Poste de Menton: les négociations sont rompues
Grève des guichetiers de la Poste de Menton: les négociations sont rompues.
Le conflit social qui oppose les guichetiers de la Poste de Menton et leur direction vient de prendre une nouvelle tournure.
En grève depuis le lundi 7 juin, l'intersyndicale CGT-CFDT-Sud vient de rompre les négociations, entamées il y a trois jours.
Echaudés par cette rupture de dialogue, quelques salariés ont décidé d'occuper le bureau central de la Poste.
Plus d'informations dans votre édition Nice-Matin mercredi.
Paru mardi 15 juin 2010
(Source: Nice Matin)
Le conflit social qui oppose les guichetiers de la Poste de Menton et leur direction vient de prendre une nouvelle tournure.
En grève depuis le lundi 7 juin, l'intersyndicale CGT-CFDT-Sud vient de rompre les négociations, entamées il y a trois jours.
Echaudés par cette rupture de dialogue, quelques salariés ont décidé d'occuper le bureau central de la Poste.
Plus d'informations dans votre édition Nice-Matin mercredi.
Paru mardi 15 juin 2010
(Source: Nice Matin)
Marseille: Tentative de suicide à la Banque postale
Tentative de suicide à la Banque postale : "Mardi, j'ai craqué"
Evelyne Murer, salariée de la Banque postale à Marseille, a tenté de se suicider sur son lieu de travail en début de semaine.
Évelyne Murer est gestionnaire de services au réseau à la Banque postale. Âgée de 61 ans, elle a tenté de se suicider sur son lieu de travail mardi dernier.
"Je suis en possession de tous mes moyens intellectuels. Je suis discriminée et harcelée depuis deux ans. La première année, en 2009, je me suis battue et j'ai obtenu que la commission paritaire remonte ma note qui était très en dessous de mes compétences, toujours reconnues jusque-là. Mais cette année, je me suis découragée devant tant d'injustice et de coups bas..."
C'est par ces mots qu'Evelyne Murer, âgée de 61 ans, a entamé la lettre qu'elle a envoyée mardi à la direction de la Banque postale. Dans les instants qui ont suivi, un peu après 11 heures, elle a avalé le contenu de quatre boîtes d'un calmant. Secourue par ses collègues du centre financier de Marseille, elle a été transportée aux urgences de l'hôpital de La Timone. Allongeant ainsi la liste, déjà longue, des salariés qui ont tenté de se suicider sur leur lieu de travail ou à cause de leur travail, parce que mal dans leur peau. Le cas d'Evelyne n'est pas ordinaire. Ne serait-ce que parce qu'à peine sortie de l'hôpital, elle a décidé d'entamer une grève de la faim. "J'ai commencé ma carrière à La Poste en 1968. Je suis fonctionnaire. Je n'ai jamais refusé de bouger, de changer de service, de faire des choses nouvelles. On est toujours venu me chercher. J'ai toujours été fière de cela. Et puis d'un coup, c'est devenu différent. On s'est mis à parler de réorganisation, on nous a trimbalés d'un endroit à un autre, d'un étage à un autre. Parfois, c'est tout juste si on se dit bonjour. Je suis fatiguée".
Pourquoi ne pas arrêter, faire valoir ses droits à la retraite, avec à ses côtés son mari René, un ancien cadre de la grande distribution ? "Parce que j'ai élevé mes trois enfants et que j'ai dû m'arrêter de travailler pour cela. Je n'ai pas tous mes trimestres. Je veux être indépendante et donc poursuivre encore un peu", répond Evelyne. Puis d'ajouter : "Vous ne le savez peut-être pas, mais en travaillant au-delà de 60 ans, la retraite annuelle augmente de 5%. Ca m'intéresse".
Bosseuse, Evelyne n'en démord donc pas. "On dit plein de belles choses sur les seniors. Mais moi, on fait tout pour que je parte. J'ai pourtant demandé des aménagements. Mais on ne m'a rien dit. Tout le monde autour de moi a su, moi je n'ai eu que des rumeurs. Elles disent qu'on veut me transférer d'une plate-forme téléphonique ou je reçois près de 100 appels par jour, ce qui est déjà difficile pour moi, à une autre de clientèle. C'est humiliant tout ça".
Mal dans sa peau, le sentiment d'être devenue inutile dans sa tête, Evelyne se reproche même d'avoir eu un problème de santé en 2004 et d'autres par la suite. Par deux fois, chez elle, elle a flirté avec le suicide. La tentative de mardi, sur son lieu de travail, sonne l'alarme et montre combien elle est devenue fragile. "Je ne suis pas la seule. Cette restructuration qui touche le plus important centre financier de France, elle fait peur. Mardi, j'ai craqué".
Paru le 13.06.2010
(Source: La Provence)
" L'insoumise"
Evelyne Murer, salariée de la Banque postale à Marseille, a tenté de se suicider sur son lieu de travail en début de semaine.
Évelyne Murer est gestionnaire de services au réseau à la Banque postale. Âgée de 61 ans, elle a tenté de se suicider sur son lieu de travail mardi dernier.
"Je suis en possession de tous mes moyens intellectuels. Je suis discriminée et harcelée depuis deux ans. La première année, en 2009, je me suis battue et j'ai obtenu que la commission paritaire remonte ma note qui était très en dessous de mes compétences, toujours reconnues jusque-là. Mais cette année, je me suis découragée devant tant d'injustice et de coups bas..."
C'est par ces mots qu'Evelyne Murer, âgée de 61 ans, a entamé la lettre qu'elle a envoyée mardi à la direction de la Banque postale. Dans les instants qui ont suivi, un peu après 11 heures, elle a avalé le contenu de quatre boîtes d'un calmant. Secourue par ses collègues du centre financier de Marseille, elle a été transportée aux urgences de l'hôpital de La Timone. Allongeant ainsi la liste, déjà longue, des salariés qui ont tenté de se suicider sur leur lieu de travail ou à cause de leur travail, parce que mal dans leur peau. Le cas d'Evelyne n'est pas ordinaire. Ne serait-ce que parce qu'à peine sortie de l'hôpital, elle a décidé d'entamer une grève de la faim. "J'ai commencé ma carrière à La Poste en 1968. Je suis fonctionnaire. Je n'ai jamais refusé de bouger, de changer de service, de faire des choses nouvelles. On est toujours venu me chercher. J'ai toujours été fière de cela. Et puis d'un coup, c'est devenu différent. On s'est mis à parler de réorganisation, on nous a trimbalés d'un endroit à un autre, d'un étage à un autre. Parfois, c'est tout juste si on se dit bonjour. Je suis fatiguée".
Pourquoi ne pas arrêter, faire valoir ses droits à la retraite, avec à ses côtés son mari René, un ancien cadre de la grande distribution ? "Parce que j'ai élevé mes trois enfants et que j'ai dû m'arrêter de travailler pour cela. Je n'ai pas tous mes trimestres. Je veux être indépendante et donc poursuivre encore un peu", répond Evelyne. Puis d'ajouter : "Vous ne le savez peut-être pas, mais en travaillant au-delà de 60 ans, la retraite annuelle augmente de 5%. Ca m'intéresse".
Bosseuse, Evelyne n'en démord donc pas. "On dit plein de belles choses sur les seniors. Mais moi, on fait tout pour que je parte. J'ai pourtant demandé des aménagements. Mais on ne m'a rien dit. Tout le monde autour de moi a su, moi je n'ai eu que des rumeurs. Elles disent qu'on veut me transférer d'une plate-forme téléphonique ou je reçois près de 100 appels par jour, ce qui est déjà difficile pour moi, à une autre de clientèle. C'est humiliant tout ça".
Mal dans sa peau, le sentiment d'être devenue inutile dans sa tête, Evelyne se reproche même d'avoir eu un problème de santé en 2004 et d'autres par la suite. Par deux fois, chez elle, elle a flirté avec le suicide. La tentative de mardi, sur son lieu de travail, sonne l'alarme et montre combien elle est devenue fragile. "Je ne suis pas la seule. Cette restructuration qui touche le plus important centre financier de France, elle fait peur. Mardi, j'ai craqué".
Paru le 13.06.2010
(Source: La Provence)
" L'insoumise"
mercredi 9 juin 2010
Menton: La grève des guichetiers de La Poste reconduite
La grève des guichetiers de La Poste reconduite
Les grévistes et les représentants syndicaux se sont réunis toute la journée devant le bureau central sans pour autant en bloquer l'accès.
conflit social
Aucune discussion n'a pu être entamée hier entre la direction de l'entreprise et les salariés. Le mouvement est reconduit pour 24 heures. Nous ne sommes pourtant ni révolutionnaires, ni des violents à Menton. La dernière grève suivie chez nous remonte à 1996. Mais là, c'en est trop. On ne peut plus supporter de telles conditions de travail ».
Gilles fait partie de la quinzaine de guichetiers de La Poste de Menton qui ont organisé un piquet de grève toute la journée d'hier devant le bureau central du cours Georges V.
Un mouvement social qui a évidemment perturbé le fonctionnement de La Poste hier dans la cité (lire par ailleurs).
« Nous voulons qu'un véritable dialogue soit établi avec la direction afin de faire valoir des revendications très légitimes, expliquaient de concert Florence Hugues et Catherine Sechet au nom de l'intersyndicale CGT-CFDT-Sud, à l'initiative de la grève. Car cela fait des mois que nous discutons sans qu'il y ait la moindre avancée pour les salariés ».
De nouvelles habitudes à prendre ?
Un avis que ne partage absolument pas la direction de La Poste : « Le dialogue est une valeur importante dans l'entreprise. Mais nous préférons évidemment que les discussions se poursuivent en dehors du conflit ».
Pour les dirigeants départementaux de La Poste, le mouvement vient « d'un profond changement dans l'organisation qui demande un temps d'adaptation et de nouvelles habitudes de travail ».
« C'est sûrement ce qui perturbe les salariés, nous confiait-t-on hier. Nous avons investi plus de 840 000 euros et fermé trois mois pour créer un bureau de nouvelle génération à Menton. Nous avons accompagné cette transformation de réunions et de formations. À l'arrivée, c'est une réussite puisque les usagers attendent beaucoup moins et que les employés ont un cadre de travail beaucoup plus agréable. Et à Menton, nous partions de loin ».
Une version des faits sensiblement différente de celle des grévistes : « C'est vrai que c'est tout beau. Mais pour le dialogue, parlons-en. La direction veut passer en force sur la méthode de fonctionnement et n'a jamais écouté nos propositions. Et ce depuis de longs mois », raconte Florence Hugues. « Imaginez, les guichetiers ne peuvent plus poser leurs congés lors des « périodes chaudes », c'est-à-dire juillet, août et décembre. Que reste-t-il pour quelqu'un qui veut essayer de voir ses enfants ? Nous avons des tickets restaurants, pour ceux qui ont la chance d'en avoir, à 3,40 E. Expliquez-moi où l'on mange avec cela. Le pire, c'est qu'ils veulent encore supprimer des postes », s'emporte la syndicaliste.
Une version des faits totalement contestée par la direction : « Il n'y aura pas de suppression de postes. Quant aux congés, nous les avons rassurés la semaine dernière lorsqu'ils ont déposé le préavis de grève. Ils pourront les poser dans ces « périodes chaudes ». Ce sont d'ailleurs autant de discussions que nous avons engagées dans le cadre d'une réorganisation prévue pour septembre prochain. Et leurs propositions seront prises en compte. Et pour ce qui concerne les bureaux annexes (lire notre édition d'hier), il n'est pas question de fermetures. Les lettres recommandées tout comme les paquets peuvent être envoyés et reçus depuis les bureaux de Garavan et du Careï. Seul celui du Borrigo n'assure plus ce service parce qu'il n'est ouvert que quatre demies journées par semaine et que ce serait pénalisant pour l'usager ».
Les grévistes reçus en mairie
Des arguments qui n'ont semble-t-il pas convaincu les grévistes, qui n'ont d'ailleurs pas pu rencontrer la direction hier, puisqu'ils reconduisent leur mouvement pour au moins 24 heures. Ils ont par ailleurs été reçus dans l'après-midi par le député-maire, Jean-Claude Guibal. Une pétition sera aussi lancée dès demain devant la poste centrale.
Paru le 8.06.2010
(Source:nicematin.fr)
"L'insoumise"
Les grévistes et les représentants syndicaux se sont réunis toute la journée devant le bureau central sans pour autant en bloquer l'accès.
conflit social
Aucune discussion n'a pu être entamée hier entre la direction de l'entreprise et les salariés. Le mouvement est reconduit pour 24 heures. Nous ne sommes pourtant ni révolutionnaires, ni des violents à Menton. La dernière grève suivie chez nous remonte à 1996. Mais là, c'en est trop. On ne peut plus supporter de telles conditions de travail ».
Gilles fait partie de la quinzaine de guichetiers de La Poste de Menton qui ont organisé un piquet de grève toute la journée d'hier devant le bureau central du cours Georges V.
Un mouvement social qui a évidemment perturbé le fonctionnement de La Poste hier dans la cité (lire par ailleurs).
« Nous voulons qu'un véritable dialogue soit établi avec la direction afin de faire valoir des revendications très légitimes, expliquaient de concert Florence Hugues et Catherine Sechet au nom de l'intersyndicale CGT-CFDT-Sud, à l'initiative de la grève. Car cela fait des mois que nous discutons sans qu'il y ait la moindre avancée pour les salariés ».
De nouvelles habitudes à prendre ?
Un avis que ne partage absolument pas la direction de La Poste : « Le dialogue est une valeur importante dans l'entreprise. Mais nous préférons évidemment que les discussions se poursuivent en dehors du conflit ».
Pour les dirigeants départementaux de La Poste, le mouvement vient « d'un profond changement dans l'organisation qui demande un temps d'adaptation et de nouvelles habitudes de travail ».
« C'est sûrement ce qui perturbe les salariés, nous confiait-t-on hier. Nous avons investi plus de 840 000 euros et fermé trois mois pour créer un bureau de nouvelle génération à Menton. Nous avons accompagné cette transformation de réunions et de formations. À l'arrivée, c'est une réussite puisque les usagers attendent beaucoup moins et que les employés ont un cadre de travail beaucoup plus agréable. Et à Menton, nous partions de loin ».
Une version des faits sensiblement différente de celle des grévistes : « C'est vrai que c'est tout beau. Mais pour le dialogue, parlons-en. La direction veut passer en force sur la méthode de fonctionnement et n'a jamais écouté nos propositions. Et ce depuis de longs mois », raconte Florence Hugues. « Imaginez, les guichetiers ne peuvent plus poser leurs congés lors des « périodes chaudes », c'est-à-dire juillet, août et décembre. Que reste-t-il pour quelqu'un qui veut essayer de voir ses enfants ? Nous avons des tickets restaurants, pour ceux qui ont la chance d'en avoir, à 3,40 E. Expliquez-moi où l'on mange avec cela. Le pire, c'est qu'ils veulent encore supprimer des postes », s'emporte la syndicaliste.
Une version des faits totalement contestée par la direction : « Il n'y aura pas de suppression de postes. Quant aux congés, nous les avons rassurés la semaine dernière lorsqu'ils ont déposé le préavis de grève. Ils pourront les poser dans ces « périodes chaudes ». Ce sont d'ailleurs autant de discussions que nous avons engagées dans le cadre d'une réorganisation prévue pour septembre prochain. Et leurs propositions seront prises en compte. Et pour ce qui concerne les bureaux annexes (lire notre édition d'hier), il n'est pas question de fermetures. Les lettres recommandées tout comme les paquets peuvent être envoyés et reçus depuis les bureaux de Garavan et du Careï. Seul celui du Borrigo n'assure plus ce service parce qu'il n'est ouvert que quatre demies journées par semaine et que ce serait pénalisant pour l'usager ».
Les grévistes reçus en mairie
Des arguments qui n'ont semble-t-il pas convaincu les grévistes, qui n'ont d'ailleurs pas pu rencontrer la direction hier, puisqu'ils reconduisent leur mouvement pour au moins 24 heures. Ils ont par ailleurs été reçus dans l'après-midi par le député-maire, Jean-Claude Guibal. Une pétition sera aussi lancée dès demain devant la poste centrale.
Paru le 8.06.2010
(Source:nicematin.fr)
"L'insoumise"
Menton: les guichetiers de La Poste en grève... reconductible
Menton: les guichetiers de La Poste en grève... reconductible.
La Poste ouvrira-t-elle ses portes demain ? Rien n’est moins sûr.
Après cinq mois de négociations stériles, l’intersyndicale a décidé de « taper du poing sur la table » pour montrer son mécontentement
« Nous invitons tous les Mentonnais à venir discuter lundi matin de leur Poste. Parce que la situation à Menton est critique. Et qu’il n’est plus possible de continuer comme cela ».
Catherine Sechet, déléguée syndicale CGT, fait partie de l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD qui appelle à partir d’aujourd’hui à une grève reconductible des guichetiers de Menton.
Après cinq mois de négociations qui n’ont débouché sur aucun accord, c’est donc bel et bien un constat d’échec du dialogue social qui est signifié à la direction de l’entreprise publique.
Et les revendications sont multiples, comme le confirme Florence Hugues, de la CFDT : « Les conditions de travail deviennent insoutenables. La direction veut encore supprimer 2,5 postes sur la ville alors que les files d’attente sont déjà trop importantes. Les bureaux du Borrigo et de Garavan ont énormément réduit leurs horaires d’ouverture et on ne peut plus y retirer que de l’argent. Les personnes qui veulent récupérer des paquets ou des lettres recommandées doivent se rendre au bureau central, sur le cours Georges V. En fait, ils veulent sûrement à terme fermer ces annexes... pour les rouvrir plus tard, mais sous la forme d’agences communales ».
De l’avis de la syndicaliste, le personnel est totalement excédé face aux « passages en force de la direction ».
Nouvelle agence et... grosse déception
Il semble donc bien loin le temps où les employés et la direction inauguraient main dans la main, et en grandes pompes, les tout nouveaux locaux de la poste centrale. C’était pourtant il y a à peine quelques mois. Un projet porteur d’avenir qui s’est révélé, aux yeux de l’intersyndicale, un miroir aux alouettes.
« C’est vraiment une grosse déception qui a été durement ressentie par les employés, renchérit Catherine Suchet. C’était tout nouveau, tout beau. Mais cela n’a finalement contribué qu’à une dégradation encore plus rapide des conditions de travail. Il y a eu par exemple la création d’espaces commerciaux sous la forme de bureaux "îlots" qui obligent les guichetiers à se tenir debout toute la journée. Ces espaces se généralisent et coûtent très cher. Il est même question d’engager des travaux à hauteur de 70 000 euros dans des bureaux fraîchement remis à neuf, comme à Antibes ».
Florence Hugues ne reconnaît d’ailleurs plus La Poste que les employés et les usagers connaissaient il y a encore peu de temps : « On dirait une boutique. Cela n’a plus rien d’humain avec tous ces automates. Nous avons aussi alerté la direction sur le fait qu’il était difficile, dans des villes comme Menton où il y a beaucoup de personnes âgées, de tout confier à ces machines ».
Concrètement, il paraît très difficile d’imaginer voir La Poste fonctionner normalement demain, « Sauf si la direction (que nous n’avons pu contacter un dimanche, Ndlr.) se débrouille pour faire venir du personnel d’ailleurs », continue Catherine Sechet pour la CGT, avant de conclure, très durement, « C’est totalement illégal, mais La Poste est devenue une zone de non-droit ».
Paru le 7.06.2010
(Source: Nice Matin)
"L'insoumise"
La Poste ouvrira-t-elle ses portes demain ? Rien n’est moins sûr.
Après cinq mois de négociations stériles, l’intersyndicale a décidé de « taper du poing sur la table » pour montrer son mécontentement
« Nous invitons tous les Mentonnais à venir discuter lundi matin de leur Poste. Parce que la situation à Menton est critique. Et qu’il n’est plus possible de continuer comme cela ».
Catherine Sechet, déléguée syndicale CGT, fait partie de l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD qui appelle à partir d’aujourd’hui à une grève reconductible des guichetiers de Menton.
Après cinq mois de négociations qui n’ont débouché sur aucun accord, c’est donc bel et bien un constat d’échec du dialogue social qui est signifié à la direction de l’entreprise publique.
Et les revendications sont multiples, comme le confirme Florence Hugues, de la CFDT : « Les conditions de travail deviennent insoutenables. La direction veut encore supprimer 2,5 postes sur la ville alors que les files d’attente sont déjà trop importantes. Les bureaux du Borrigo et de Garavan ont énormément réduit leurs horaires d’ouverture et on ne peut plus y retirer que de l’argent. Les personnes qui veulent récupérer des paquets ou des lettres recommandées doivent se rendre au bureau central, sur le cours Georges V. En fait, ils veulent sûrement à terme fermer ces annexes... pour les rouvrir plus tard, mais sous la forme d’agences communales ».
De l’avis de la syndicaliste, le personnel est totalement excédé face aux « passages en force de la direction ».
Nouvelle agence et... grosse déception
Il semble donc bien loin le temps où les employés et la direction inauguraient main dans la main, et en grandes pompes, les tout nouveaux locaux de la poste centrale. C’était pourtant il y a à peine quelques mois. Un projet porteur d’avenir qui s’est révélé, aux yeux de l’intersyndicale, un miroir aux alouettes.
« C’est vraiment une grosse déception qui a été durement ressentie par les employés, renchérit Catherine Suchet. C’était tout nouveau, tout beau. Mais cela n’a finalement contribué qu’à une dégradation encore plus rapide des conditions de travail. Il y a eu par exemple la création d’espaces commerciaux sous la forme de bureaux "îlots" qui obligent les guichetiers à se tenir debout toute la journée. Ces espaces se généralisent et coûtent très cher. Il est même question d’engager des travaux à hauteur de 70 000 euros dans des bureaux fraîchement remis à neuf, comme à Antibes ».
Florence Hugues ne reconnaît d’ailleurs plus La Poste que les employés et les usagers connaissaient il y a encore peu de temps : « On dirait une boutique. Cela n’a plus rien d’humain avec tous ces automates. Nous avons aussi alerté la direction sur le fait qu’il était difficile, dans des villes comme Menton où il y a beaucoup de personnes âgées, de tout confier à ces machines ».
Concrètement, il paraît très difficile d’imaginer voir La Poste fonctionner normalement demain, « Sauf si la direction (que nous n’avons pu contacter un dimanche, Ndlr.) se débrouille pour faire venir du personnel d’ailleurs », continue Catherine Sechet pour la CGT, avant de conclure, très durement, « C’est totalement illégal, mais La Poste est devenue une zone de non-droit ».
Paru le 7.06.2010
(Source: Nice Matin)
"L'insoumise"
jeudi 3 juin 2010
zone rurale canton de Barjols: mépris envers les usagers et les personnels
Communiqué de presse:
Objet:
Situation de la poste en zone rurale canton de Barjols
La Poste avec son projet dit « d’avenir » se modernise et réorganise les services pour « réduire l’attente du public » ! En réalité, les réorganisations incessantes ont pour seul but de réduire les effectifs malgré une population varoise qui ne cesse de croitre. La réduction de l’attente en zone rurale se traduit par la fermeture des bureaux de Poste pour les transformer en Agence Postale Communale ou en relais poste commerçant. Quelle modernité que de déménager le territoire pour économiser de l’emploi et obliger la population à plus de déplacement pour accéder à un service inscrit dans la constitution.
Les missions de service public de La Poste, sont d’assurer l’égalité de traitement des usagers sur tout le territoire. Pour les usagers, le service rendu par ces points de contact n’est pas le même. Si l’on peut penser que l’agence postale communale tenue par un fonctionnaire permet le respect de la confidentialité, le service rendu est limité à certaines opérations et surtout les usagers paient 2 fois le même service par l’intermédiaire des impôts ( rémunération du fonctionnaire) et dans le prix de ses opérations puisque la péréquation tarifaire prévoit l’égalité d’accès sur le territoire, le coût du timbre, comme de toutes les opérations est calculé sur ce principe. Pour le relais poste commerçant, La poste n’est pas en mesure d’imposer au gérant d’un point poste la confidentialité. Le commerçant peut décider de prendre une marge de bénéfice et La poste n’a aucun moyen de l’en empêcher. Lorsque le commerçant prend ses congés ou ferme définitivement plus de service et La Poste répond au maire : « cela ne la concerne plus » !
Certes, dans les services publics, nous n’assistons pas à une charrette de licenciement mais à La Poste dans le VAR, entre le Courrier et le guichet, c’est 300 emplois de moins pour 2009. Ce sont donc, des départs non remplacés, qu’ils soient volontaires ou pas (car la poste licencie quand même). Ce sont des perspectives d’emplois en moins pour les jeunes ou les moins jeunes en recherchent d’emplois dans notre département comme dans toute la France.
Aujourd’hui, La Poste revient sur l’organisation des bureaux de Poste du canton de Barjols avec la suppression de près de 2 emplois accompagnée de nouvelles réductions des horaires d’ouvertures au public. Après la transformation en 2009 de PONTEVES en Relais poste commerçant et celle de FOX AMPHOUX en agence postale communale prévu au début de l’été, c’est au tour de VARAGES, MONTMEYAN, TAVERNES et même BARJOLS de diminuer les horaires pour démontrer plus tard que ces bureaux de Poste ne sont pas rentables et les transformer sous prétexte de diminution de l’activité.
Pour les guichets et l’accueil du public du canton en 4 ans c’est 3 emplois supprimés et 40 h de moins, par semaine, d’ouverture au public. Cela peut paraitre minime, mais c’est 20% du personnel en moins en 4 ans.
Et cela, alors que la Poste affiche pour 2009, et depuis plusieurs années, un bénéfice net de près 500 millions d’Euros. Peut-on accepter que La Poste refuse d’embaucher du personnel, alors que les besoins sont criants pour répondre à un service public de qualité et de proximité ?
La Poste affiche ainsi un mépris envers les usagers et les personnels.
La CGT FAPT du Var invite la population à manifester son mécontentement auprès des dirigeants de La Poste et soutenir les élus qui résistent aux volontés de La Poste.
Pour tous renseignements et informations complémentaires contact au : 06 30 25 29 50
Juin 2010
CGT FAPT 83
("L'insoumise")
Objet:
Situation de la poste en zone rurale canton de Barjols
La Poste avec son projet dit « d’avenir » se modernise et réorganise les services pour « réduire l’attente du public » ! En réalité, les réorganisations incessantes ont pour seul but de réduire les effectifs malgré une population varoise qui ne cesse de croitre. La réduction de l’attente en zone rurale se traduit par la fermeture des bureaux de Poste pour les transformer en Agence Postale Communale ou en relais poste commerçant. Quelle modernité que de déménager le territoire pour économiser de l’emploi et obliger la population à plus de déplacement pour accéder à un service inscrit dans la constitution.
Les missions de service public de La Poste, sont d’assurer l’égalité de traitement des usagers sur tout le territoire. Pour les usagers, le service rendu par ces points de contact n’est pas le même. Si l’on peut penser que l’agence postale communale tenue par un fonctionnaire permet le respect de la confidentialité, le service rendu est limité à certaines opérations et surtout les usagers paient 2 fois le même service par l’intermédiaire des impôts ( rémunération du fonctionnaire) et dans le prix de ses opérations puisque la péréquation tarifaire prévoit l’égalité d’accès sur le territoire, le coût du timbre, comme de toutes les opérations est calculé sur ce principe. Pour le relais poste commerçant, La poste n’est pas en mesure d’imposer au gérant d’un point poste la confidentialité. Le commerçant peut décider de prendre une marge de bénéfice et La poste n’a aucun moyen de l’en empêcher. Lorsque le commerçant prend ses congés ou ferme définitivement plus de service et La Poste répond au maire : « cela ne la concerne plus » !
Certes, dans les services publics, nous n’assistons pas à une charrette de licenciement mais à La Poste dans le VAR, entre le Courrier et le guichet, c’est 300 emplois de moins pour 2009. Ce sont donc, des départs non remplacés, qu’ils soient volontaires ou pas (car la poste licencie quand même). Ce sont des perspectives d’emplois en moins pour les jeunes ou les moins jeunes en recherchent d’emplois dans notre département comme dans toute la France.
Aujourd’hui, La Poste revient sur l’organisation des bureaux de Poste du canton de Barjols avec la suppression de près de 2 emplois accompagnée de nouvelles réductions des horaires d’ouvertures au public. Après la transformation en 2009 de PONTEVES en Relais poste commerçant et celle de FOX AMPHOUX en agence postale communale prévu au début de l’été, c’est au tour de VARAGES, MONTMEYAN, TAVERNES et même BARJOLS de diminuer les horaires pour démontrer plus tard que ces bureaux de Poste ne sont pas rentables et les transformer sous prétexte de diminution de l’activité.
Pour les guichets et l’accueil du public du canton en 4 ans c’est 3 emplois supprimés et 40 h de moins, par semaine, d’ouverture au public. Cela peut paraitre minime, mais c’est 20% du personnel en moins en 4 ans.
Et cela, alors que la Poste affiche pour 2009, et depuis plusieurs années, un bénéfice net de près 500 millions d’Euros. Peut-on accepter que La Poste refuse d’embaucher du personnel, alors que les besoins sont criants pour répondre à un service public de qualité et de proximité ?
La Poste affiche ainsi un mépris envers les usagers et les personnels.
La CGT FAPT du Var invite la population à manifester son mécontentement auprès des dirigeants de La Poste et soutenir les élus qui résistent aux volontés de La Poste.
Pour tous renseignements et informations complémentaires contact au : 06 30 25 29 50
Juin 2010
CGT FAPT 83
("L'insoumise")
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