jeudi 6 août 2009

Bilan social 2008 : affligeant

La lettre des administrateurs CGT Groupe La Poste N°143bis (mardi 28 juillet 2009) Privatisation, Poste
Bilan social 2008 : affligeant
Une présentation de plus en plus légère et édulcorée où les règles qui président à tout bilan social d’une grande entreprise ne sont plus respectées !!!! Discutée qui plus est à la fin du conseil d’administration qui a pourtant duré toute la journée avec une partie des administrations représentant l’Etat où désignés par lui ayant déjà quitté la salle ! C’est dire leur préoccupation sur la politique sociale de La Poste !!!! 7700 suppressions d’emplois + 529 millions d’euros de bénéfices netsIncontestablement, la casse de l’emploi continue en particulier dans les classes I et II avec 7600 suppressions d’emplois soit 98% du total. Ainsi de 2002 à 2008, ce ne sont pas moins de 52 000 emplois qui ont été supprimés à La Poste, c’est une saignée de l’emploi avec à peine le remplacement d’1 fonctionnaire sur 7 !
Ø Départs : ça s’accélère
15 000 départs au total soit +1300 par rapport à 2007 dont 9500 en retraite (+400 par rapport à 2007)
1500 licenciements : + 400 par rapport à 2007 soit +30% et + 1000 par rapport à 2002 soit +50 % !!! mais aussi 860 départs en cours de période d’essai ! 2700 démissions (+500 par rapport à 2007)…
Ces chiffres sont le reflet d’un réel mal être dans les services et d’une volonté politique de réduction drastique des effectifs à moindre coût
Ø Recrutements : en berne
· 8238 embauches de CDI dont seulement 3 286 embauches de moins de 25 ans ! 1648 par rapport à 2007 soit –16,7 % 6065 par rapport à 2002 soit – 42,4% · l’intérim s’installe : 122 millions d’euros versés en 2008 aux boites d’intérim 3370 intérimaires en 2008 soit +31% par rapport 2007 et +2,5 fois plus qu’en 2002 · Les CDD demeurent : 15 855 CDD de plus d’un mois ont été embauchés en 2008
Ø Rémunérations : mieux vaut être au « top ten » En calculant le salaire moyen d’un postier sans faire le distinguo entre salaires des AFO et des ACO et en mêlant les classes I et II, La Poste cherche à afficher une grille des montants de rémunérations présentables. Ainsi 50 % des postiers gagnent moins de 1600 €uros nets par mois dont 3,8% gagnent moins de 1200 € 30,3% gagnent entre 1500 et 2000 € 3,8 % gagnent plus de 3000 €, pourcentage faible au regard du taux d’encadrement qui est de 19%. Parallèlement les 10 plus hautes rémunérations ont évolué de +5,3% entre 2007 et 2008 et de +74,2% entre 2002 et 2008,en 6 ans. Ce montant global s’élève, pour 2008, à 3 631 359 euros !
Quant aux salaires moyen ACO et AFO, voici la réalité de l’évolution une fois le distinguo effectué
Moyenne mensuelle 2008 2002 Ecarts 08/02 Ecart % AFO 2 318 € 1 708 € + 610 € + 35,7 % ACO 1 875 € 1 235 € + 640 € + 51,8 % Ecarts ACO/AFO - 443 € - 473 € - 23,6 % - 38 %
Ø Promotion : le nombre ne fait pas le gain
26 933 promotions en 2008 soit 10% du personnel concerné
328 promotions par rapport à 2007
la grande masse se fait intra- exécution = 77,5 % de l’ensemble des promotions avec un gain minimum seulement 5% de l’exécution vers la classe des cadres intra cadres : 14,4% cadres vers cadres supérieurs = 2,7 % de l’ensemble des promotions intra cadres supérieurs = 0.3% de l’ensemble .
Ø Formation : à l’économie
La Poste annonce : plus de 6 postiers sur 10 ont eu une formation en 2008 soit 189 180 stagiaires, 250 millions d’ € consacrés à la formation mais nous constatons que le budget formation a diminué de 9 millions d’€ par rapport à 2007 (259 M € ) en lien avec le développement de la formation par intranet !!! Ce budget représente 3.54 % de la masse salariale en 2008 et 3,64 % en 2007 et 3.70 % en 2002.
Ø Activités sociales : budget en baisse
4 millions d’euros entre 2008 par rapport à 2007soit –1,7% et – 65 millions d’euros depuis 2002 soit –22,2%
Prochain Conseil le Jeudi 27 Août 2009
CGT FAPT

Pas de progrès social sans service public

Conseil d’Administration du 29 juin 2009 - N° 143
La Poste a besoin de rénover son service public et non de privatisation
Au lendemain des élections européennes, La Poste fait l’objet d’un grand battage médiatique orchestré par l’Etat et les dirigeants de La Poste eux mêmes. Chacun joue sa partition mais l’objectif est le même : accréditer l’idée auprès des postiers et de la population que tout est décidé et qu’il n’y a pas de stratégie alternative possible. D’un côté, le ministre Luc Chatel déclare que le Président de la République avait décidé le changement de statut de La Poste et l’ouverture du capital, pour aussitôt tenter de rassurer : « elle restera 100% publique avec la CDC, rien ne change pour le personnel, le J+1 sera assuré et la distribution 6 jours sur 7 aussi » !... Est bien pauvre celui qui ne peut pas promettre : l’intéressé n’est déjà plus en responsabilité de La Poste ! Au moment même, on apprend que la ministre de l’Economie travaille à tirer la CDC vers le privé !... Alors que le gouvernement annonce une sortie de crise pour début 2010, de son côté, La Poste lance une campagne alarmiste sur le courrier qui selon ses estimations accuserait une baisse qu’elle n’hésite pas à qualifier de « structurelle » de 30% d’ici 2015 ! Alors que chacun sait que La Poste est liée corps et bien à l’économie, à sa croissance comme à sa décroissance. Cette propagande vise à utiliser la crise pour peser sur l’état d’esprit des postiers afin de tenter de faire passer un plan draconien d’économies de 1 milliard d’€ supplémentaire qui conduirait à une baisse drastique de la masse salariale et une flexibilité et productivité accrues avec l’objectif d’afficher des bénéfices records pour rendre La Poste attractive pour sa privatisation. La Poste n’appartient pas au pouvoir politique ou à une frange dirigeante. Elle est la propriété des concitoyens, des usagers, des élus, des postiers qui la font au quotidien et génèrent la confiance qu’elle inspire. Elle occupe une place prépondérante dans la vie économique, politique, sociale et culturelle. C’est pourquoi la population ne peut être écartée des choix déterminants pour son avenir. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et organiser un référendum national sur la question au lieu d’engager la procédure d’urgence en tournant ainsi le dos à la démocratie mais cela démontre qu’il sait qu’il ne gagnerait pas. Déjà avec La Poste ils sont isolés puisque toutes les organisations syndicales se sont prononcées contre le projet de loi tant au CTP de La Poste qu’au Conseil Supérieur de la Fonction Publique. Isolés à tel point que le ministre a convoqué toutes les OS de La Poste pour tenter de peser sur leur appréciation, en pure perte ! Raison de plus pour se mobiliser encore davantage et plus nombreux en tant que postiers, usagers, élus et préparer une action nationale unitaire d’envergure à la rentrée pour un service public postal moderne et rénové.
L’Etat se comporte comme un bon actionnaire
En 2008 l’Etat a empoché 141 millions d’€ de dividendes. En 2009, à nouveau 106 M€ soit 20% des bénéfices réalisés ! Parallèlement, il se désengage de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité, à savoir le financement des missions de service public pourtant signées entre lui et La Poste via le contrat de service public 2008-2011. L’Etat doit plus 800 M€ à La Poste au titre de 2008 et cela dure depuis plusieurs années. ? Aménagement du territoire : coût 380 M€ environ, l’Etat ne « lâche » que 141 M€ en exonérant La Poste de la Taxe Professionnelle (et jusqu’à quand ?) ?Presse : l’Etat a payé seulement 242 M€ en 2008, les éditeurs pas plus, La Poste, elle, supporte 450 M€ !!! ?Accessibilité bancaire : Le gouvernement a banalisé le livret A, mais La Poste est la seule à avoir l’obligation d’ouvrir un livret A à tous ceux qui ne peuvent prétendre à un compte en banque. Le coût de cette obligation : 96 M€ par an avait été avancés mais cela doit faire en réalité plus car le dernier rapport financier de La Poste parle de 280 M€ !!L’Etat devrait prendre cette charge à son compte, mais à ce jour : rien ! De plus, l’Etat a sommé La Poste de participer pour 600 M€ au plan de relance gouvernemental Et on voudrait nous vendre l’ouverture du capital pour un besoin d’un peu plus de 2 milliards d’€ ?
La libéralisation des Postes européennes ? on connaît.
Les pays les plus engagés dans la voie de libéralisation ont vu la concurrence faciliter « l’écrémage » du marché postal rentable, risquant ainsi de mettre en péril l’opérateur historique avec des conséquences désastreuses sur la qualité de service rendu mais aussi sur la déqualification du travail, l’augmentation du temps partiel et des durées de travail atypiques avec intensification des cadences. ? Royal Mail a enregistré sa première perte d’exploitation (3 millions d’euros) en 2007 ! ? TNT aux Pays Bas : le nombre d’emplois à temps plein chute de 40 à 24 000 ! Un distributeur de courrier gagne 11€ de l’heure s’il est couvert par une convention collective, sinon cela peut aller jusqu’à 5€ et moins !! Peut on parler encore de « salaire » ? ? En Suède le nombre de salariés est passé de 12 000 à 6 900 ! ? En Allemagne, Deutsche Post privatisée, on a assisté à une réduction moyenne des salaires de 30% et à la suppression de 21 000 emplois à temps plein et 12 000 emplois à temps partiel !
A part cela, rien ne change !
· L’intéressement pour les Postiers n’intéresse pas La Poste !
2009 : 20% des bénéfices 2008 pour l’actionnaire ; RIEN pour les POSTIERS ! Le Président de La Poste pense que « c’est normal que l’actionnaire de l’entreprise bénéficie du versement d’un dividende ! » A notre sens, ce qui serait normal, c’est que ce soit les postiers qui, en priorité, bénéficient des résultats de leur travail ; eux qui, malgré les difficultés du quotidien, continuent à avoir la confiance des usagers !!! et que c’est à eux, seuls, que La Poste doit ses 529 millions d’€ de bénéfices en 2008. Le tout dans un contexte de conditions de vie et de travail dégradées, de réorganisations permanentes et de suppressions massives d’emplois : 7 700 en 2008. En guise de remerciement RIEN … mais 106 millions € pour l’Etat C’est un choix injuste et lamentable … mais très politique ! Dans une « entreprise » où l’Etat est le seul vrai décideur, nous sommes loin des déclarations très médiatiques du Président de la République sur le partage en trois tiers de la valeur ajoutée ! Au contraire, largement soutenue par les administrateurs représentant l’Etat La Poste ne voulait pas entendre parler d’intéressement en 2009 … et persistait dans une attitude de blocage, à l’image de celle sur les négociations salariales.
C’était sans compter le mécontentement exprimé de plus en plus fort dans de plus en plus de services.
La Poste a été contrainte de remettre le dossier de l’intéressement sur le tapis pour la période 2009 / 2011. Les actions impulsées par la CGT, notamment avec sa pétition exigeant le versement de 400 €, ont pesé dans l’évolution de la situation revendicative … mais chacun le sait, La Poste est revancharde. Ainsi, les critères d’évolution de la qualité de service, l’évolution du nombre de « clients actifs », sont rehaussés par rapport au précédent accord. Critères auxquels s’ajoutent ceux du développement responsable. Autant dire qu’avec une base de 150 € par agent (déjà bien insuffisante) et modulée proportionnellement au degré d’atteinte des différents paramètres du budget, déclencher les conditions d’intéressement va relever du parcours du combattant. Pour la CGT, l’accord proposé vise à intégrer les postiers aux objectifs stratégiques et politiques de La Poste tout en payant le moins possible leurs efforts quotidiens. C’est à sa façon ce que confirme, l’un des représentants de l’Etat qui juge cet accord plus incitatif que le précédent. Edifiant !
Pour les administrateurs CGT, outre leur appréciation sur les modulations salariales, de telles conditions d’attribution sont inacceptables ; c’est pourquoi nous avons voté « contre » …
Et nous avons été les seuls !
· Part variable du Président et du Directeur Général : Transparence 0
Pour la 1ère fois, cette question a été mise sur le tapis en CA et soumise au vote ! Loi oblige ! De 2001 à 2008, suite aux scandales des rémunérations exorbitantes des dirigeants des plus grandes entreprises, un besoin de transparence s’est exprimé et une série de lois a vu le jour, sans toutefois remettre en cause les questions de fond. La crise a accentué le tollé général et l’Etat a annoncé vouloir mieux « encadrer les rémunérations des principaux dirigeants » (comme s’il était possible de « moraliser le capitalisme » !). D’où la loi TEPA du 21 août 2007 qui précise que « le rapport de gestion décrit en les distinguant les éléments fixes, variables et exceptionnels composant ces rémunérations et avantages ainsi que les critères en application desquels ils ont été calculés… ». C’est à cet exercice que devait se livrer le CA du 29 juin à travers le vote d’une résolution remise sur table. Le CA n’a eu connaissance que du pourcentage de la part variable et non de la part fixe, en sachant que les parts variables ne pourront dépasser respectivement 60% de la rémunération fixe pour le Président et 50% pour le Directeur Général (y’a pas d’justice !). Motus sur leurs rémunérations fixes et autres primes et avantages. Motus sur la situation des dirigeants de La Poste qui participent aux CA & Comités d’Entreprises des filiales du Groupe qui ne cessent de se multiplier. Et nous sommes toujours « dans l’opacité absolue » pour ceux qui sont dans le « top ten » des salaires à La Poste. Quant « aux critères » ils sont fonction de l’objectif du changement de statut de La Poste, de l’évolution des charges et de la masse salariale, du taux de mobilité des personnels !! Pour toutes ces raisons alors que dans le même temps on nous explique « droits dans les bottes » qu’il n’y aura pas d’intéressement, les administrateurs CGT ont refusé d’avaliser cette mascarade de dite « transparence » en refusant de participer au vote.
NB : La chose dont nous sommes certains c’est que les 10 rémunérations les plus élevées ont augmenté de 74% en 7 ans, et sont dans une fourchette de 3 631 000 € (bilan social 2008). Il va falloir moraliser tout cela en effet, et sans aucun doute, nous en occuper tous pour mettre en échec leurs projets.
Les administrateurs CGT ont déposé 7500 signatures contre la privatisation de La Poste sur la table du conseil d’administration le 29 Juin. Certains en ont perdu le sourire. Alors on continue. Rendez-vous au CA du 27 Août.
Suite de ce conseil dans la lettre n°143bis
CGT FAPT

mercredi 5 août 2009

Les opposants au changement de statut de La Poste...

Les opposants au changement de statut de la Poste demandent un referendum ( 29/07/2009 )
Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant partis, associations et syndicats, a lancé mercredi sa campagne pour une consultation nationale le 3 octobre prochain.
Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant partis, associations et syndicats, a lancé mercredi sa campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public.
Le Comité a réitéré mercredi, lors d'une conférence de presse, son opposition au texte, présenté le jour même en Conseil des ministres, qui prévoit la transformation de La Poste en société anonyme, à capitaux 100% publics.
La consultation nationale sera organisée dans certaines mairies et collectivités, devant les bureaux de poste et sur les marchés.
Si évidemment les mairies de gauche (PS, PC, Parti de gauche, Verts, etc.) ouvriront plus facilement leur portes pour ce vote, des élus de droite et des non inscrits participeront aussi, a assuré Razzi Amadi (PS), parlant d'une "étape dans la construction d'un rapport de force".
Une question sera posée aux Français : "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet?".
Pour Joëlle Roye (CGT), dont le syndicat a déjà rassemblé plus de 400.000 signatures dans une pétition intitulée "Touche pas à ma Poste", cette "votation citoyenne" est "une étape" pour obtenir un référendum constitutionnel.
"L'enjeu (...) c'est d'obtenir un débat citoyen qu'on nous refuse", a renchéri Annick Coupé (Solidaires) rappelant que le comité demande depuis un an la tenue de ce référendum.
"Le gouvernement a pris ses responsabilités sur le fait de ne pas vouloir assumer de débat public", a ajouté Verveine Angeli (Attac).
Pour le comité, "il n'est pas trop tard, le gouvernement peut encore prendre la décision d'abandonner son projet de privatisation. Il doit le faire car quoiqu'il en dise, la transformation de la Poste en société anonyme, c'est la privatisation", selon Régis Blanchot (Sud-PTT) qui lisait une déclaration commune.
Le Comité ne croit pas aux garanties du gouvernement sur les capitaux qui resteront publics. "L'argument est éculé et ne convainc plus personne", a déclaré Bernard Dupin (CGT), tandis que Joëlle Roye (CGT) a souligné que "dans 13 pays où le marché a été libéralisé, cela s'est traduit par des incidences négatives sur l'emploi, et la dégradation du service public".
(source: L'expansion)

Auvergne :les lundis bleus virent au rouge !

En Auvergne les « lundis bleus » virent au rouge. ( vendredi 31 juillet 2009)
Poste :Les "lundis bleus", nouvelle invention de la Direction de La Poste pour diminuer les emplois dans les services de la distribution du Courrier, ne passe pas "comme une lettre à la poste.
Mettre les facteurs en congés d’office, les autres se répartissant leurs tournées, " en ne faisant traiter que 30% du trafic, le lundi décrété "bleu" voila la nouvelle idée de La Poste, pas étonnant que se plus en plus les facteurs voient rouges .Aprés "Facteur d’avenir" et la "sécablité", la grogne s’amplifie à la "distri " avec les "lundis bleus".
Le lundi 6 juillet sur la DOTC Auvergne, rayonnant sur les services de distribution du Courrier de l’Allier, du Cantal, de Haute Loire et du Puy de Dôme, à l’appel des syndicats CGT CFDT SUD, grève majoritaire avec plus de 800 grévistes soit de 30 à 90% dans la quasi totalité des établissements. Cette action est motivée par le refus des « lundis bleus » et l’attachement à une organisation basée sur des titulaires de tournée et des moyens de remplacement à 25%.
Le mécontentement est partout Le lundi 13 juillet « on r’met ça ! ». La Direction de La Poste étant « dure de la feuille », dés qu ‘il s’agit de revendications sociales.
Le 20 « ça r’commence ». Sous diverses formes d’actions le personnel de la distribution, avec les syndicats CGT CFDT SUD, décide une nouvelle fois, d’exprimer son refus des « lundis bleus ». Dans nombre d’établissements, les directeurs ont dû tenir compte de la mobilisation et, de fait, ne mettent pas en place des organisations de travail en « lundis bleus ».
L’organisation du travail pour le troisième « lundi bleu » du 20 juillet 2009 n’est toujours pas effective dans nombre de bureaux, à l’heure où ces lignes sont écrites !
Montluçon : pas de lundis bleus, pas de reprise de RC, pas d’augmentation de semaines sécables, en contrepartie 6 heures de formation ou d’information seront à faire sans compensation mais pendant les heures de travail en lundi bleu. Jussac : pas de lundis bleus : c’est le facteur qualité qui assure la tournée du collègue en RC. Vichy : pas de mise en place des lundis bleus comme sur la plaque de Mauriac. Combronde : le nombre de lundis bleus est ramené de 10 à 5. Clermont Anatole France : la prévision d’1/2 tournée supplémentaire passe à 1/3 Dans nombre de bureaux comme Moulins : pas de lundis bleus, pas de retenues de RC, mais 3 jours de plus en sécable début septembre… Sur des centres comme Arpajon/Cère, Riom (63), Saint Germain-Lembron, Arvant… : pas de lundis bleus, il est annoncé à la place la retenue autoritaire de 30 mn à 1h30 de RC A Issoire, à Pont du Château, à Clermont Neyrat, à Saint Amant Tallende … les facteurs mettent en pratique la pétition unitaire et continuent de travailler normalement. A Issoire et Saint Amant pour seule réponse les directeurs brandissent des menaces de sanction. A Thiers, à Aurillac, à Pont du Château la CGT a déposé un nouveau préavis de grève pour le lundi 27 juillet.
Luttes dans les Bouches du Rhône Certes les alternatives avancées sont différentes, selon les établissements, il reste encore beaucoup à faire pour obtenir satisfaction et la DOTC manœuvre ! Mais ce sont des encouragements à poursuivre et amplifier les actions unitaires, sous toutes les formes et dans tous les établissements. Forts de ces initiatives, les syndicats CGT SUD CFDT, de manière unitaire viennent de s’adresser au directeur par courrier pour exiger l’abandon des lundis bleus et l’ouverture de négociations.

Lundi bleu késako ?
Le lundi bleu c’est : seulement 30% du trafic distribué, des facteurs mis en congés d’office, les autres se répartissant leurs tournées,… le trafic, les kilomètres et la fatigue ! Le lundi bleu c’est : moins d’emplois, plus de travail, moins de prestations de service public ! Le lundi bleu c’est : une attaque en règle contre la distribution régulière et rapide du courrier et des colis 6 jours sur 7 et contre un principe, une tournée une et indivisible Le lundi bleu c’est : la négation du lien social que représente le facteur reconnu et apprécié de toute la population.
(Source:CGT FAPT Auvergne)

mardi 4 août 2009

Facteur d'avenir à Chelles: La Poste hors la loi !!!


La Poste hors la loi !

Pour mettre en place, une nouvelle organisation, tout employeur se doit de dénoncer celle en vigueur et d'en informer le personnel soit par remise en main propre, soit par LR AR. Tout employeur? Et bien non, car alors que la mise en place de la nouvelle réorganisation est prévue pour octobre 2009, la Poste n'a toujours pas respecté cette obligation légale. Un courrier a été adressé ce jour par la CGT FAPT 77 pour demander à la DOTC de respecter la loi.
(source:CGT FAPT 77)

La modernité , le stress

Pour gagner en productivité, La Poste ferme ses centres de tri classiques au profit d’usines « ultramodernes », au détriment des conditions de travail.
Elles fleurissent sur tout le territoire, incarnant la « modernité » tant recherchée par une direction de La Poste en voie de privatisation. « Elles », ce sont les PIC, pour « plates-formes industrielles de courrier », gigantesques usines de tri du courrier, qui, depuis 2004, remplacent progressivement les anciens centres de tri départementaux, fermés au fur et à mesure. Dix-huit sont déjà en service, pour un objectif d’une quarantaine en 2012. À leur sujet, La Poste multiplie les superlatifs : ce sont les « PIC » les plus modernes d’Europe, dotées des machines de tri « les plus modernes du monde ». Cerise sur le gâteau, il s’agit d’une « modernisation conduite avec les agents et qui leur offre des conditions de vie au travail renouvelées ».
Une chose est sûre, les PIC permettent de supprimer des emplois, chez les agents de tri mais aussi chez les facteurs dont elles effectuent le travail de préparation des tournées. Au total, la CGT estime que les PIC et le plan Facteurs d’avenir (restructuration des tournées), auront permis entre 40 000 et 50 000 emplois sur sept ans. Quant aux conditions de travail, elles sont certes « renouvelées », mais pas améliorées. Implantées loin des centres-villes, les PIC ont allongé les temps de trajet des agents. Et la mécanisation a intensifié le travail. En 2004, la première PIC a ouvert à Gonesse (Val-d’Oise), regroupant l’activité et une partie des personnels de dix arrondissements de Paris. « La direction affirmait que les machines allaient améliorer nos conditions de travail, se souvient un agent reclassé de Paris à Gonesse. Mais à la PIC, on a découvert la fatigue nerveuse, le stress. Il y a beaucoup plus d’arrêts de maladie et de dépressions ».
Pour cet agent, le stress résulte d’un cocktail de facteurs. « La PIC n’est pas à échelle humaine, c’est comme une usine, il n’y a plus de convivialité. Chacun travaille seul derrière des machines de 60 mètres de long qui font du bruit, on ne se parle presque plus. Souvent, on se dit bonjour à la fin des huit heures de service. » La nature du travail a changé. « Avant, on triait à la main. L’effort était continu sur les huit heures, on allait vite mais on pouvait souffler de temps en temps. Maintenant, on est tributaire de la cadence de la machine. Les problèmes de troubles musculo-squelettiques se sont multipliés. » Le stress résulte aussi d’un management plus dur : « Depuis la PIC, chacun est évalué individuellement, il y a des objectifs à atteindre. En parallèle, nos chefs ont eu la consigne de s’éloigner de nous, d’être moins en familiarité, pour avoir plus d’autorité. »
(source: L'umanité)

lundi 3 août 2009

Réforme de la distribution du courrier

La réforme de la distribution du courrier inquiète les facteurs
La réforme de la distribution du courrier est émaillée de conflit locaux, sur fond de non-remplacements de facteurs en vacances et d'heures supplémentaires parfois impayées, La Poste préparant l'arrivée de la concurrence en 2011 pour les plis de moins de 50 grammes.
"Les facteurs ont beau être individualistes, les grèves se multiplient. Il y en avait encore une jeudi à Bordeaux-centre, après une autre il y a quelques jours à Bordeaux-Bastides", constate Jean-Luc Meynot, de FO-PTT.
Mi-juillet, La Poste recensait 8% de grévistes chez les facteurs auvergnats, tandis que la CGT signalait la semaine suivante des conflits dans le Nord et les Alpes-Maritimes. En janvier, des grèves pour les mêmes motifs avaient duré plusieurs semaines à Dijon et dans les Hauts-de Seine.
La Poste emploie plus de 100.000 facteurs, jusqu'ici remplacés l'été par des intérimaires ou étudiants. La réforme "Facteurs d'avenir" vise à réduire les coûts avant l'arrivée de la concurrence en économisant notamment les salaires de cette force d'appoint. Ainsi chaque tournée est éclatée en plusieurs parties, que doivent se partager les collègues du facteur en congé.
"Comme on réduit les effectifs au même moment, le ou les collègues du facteur absent font parfois deux tournées dans la même journée, sans être payé plus", dénonce Hugo Reis, de Sud-Ptt.
"Notre rôle est de lutter contre les heures sup' non-payées. En principe, les facteurs dépassant la limite des 35 heures ont droit à des repos compensateurs, mais ce n'est pas toujours respecté", renchérit Jean-Luc Meynot.
La Poste répond de son côté que le volume de courrier baisse, particulièrement l'été, et que les bureaux de poste des zones balnéaires où il augmente "peuvent toujours embaucher des remplaçants".
"Les recrutements d'été sont gérés par les directions locales", déclare une porte-parole, pour justifier l'absence de statistiques.
La réforme, destinée à maintenir la compétitivité de la Poste face à la future concurrence à partir du 1er janvier 2011, vise aussi à réaliser des économies par l'extinction progressive du corps des "rouleurs", spécialistes du remplacement des facteurs malades.
Ces "rouleurs", parfois appelés les "cow-boys" pour leur capacité à s'adapter vite à une tournée inconnue, disposaient d'un grade plus élevé. Ils sont appelés à devenir des facteurs comme les autres.
"Les rouleurs se raréfiant, ce sont maintenant les collègues d'un facteur malade qui doivent se partager sa tournée. De plus, ils perdent les samedis libres qu'ils avaient acquis au moment de la loi sur la RTT, lorsque les +rouleurs+ ont été chargés de remplacer les facteurs le samedi", explique Monique Lefèvre, de la CFDT.
"Les facteurs sont en train de perdre une partie de leurs samedis et se plaignent de l'impact sur leur vie familiale, même si c'est progressif et que tout le monde ne s'est pas encore rendu compte", résume Jean-Luc Meynot de FO.
Alors que c'était auparavant interdit aux préposés, La Poste invoque maintenant la baisse des volumes de courrier pour "rechercher des compléments d'activité pour les facteurs", en proposant "de nouveaux services au domicile", comme le relevé de compteurs à gaz. Ce qui provoque des protestations chez les syndicats.
Dans l'Aisne, une convention de partenariat entre La Poste et la CAF de Saint-Quentin, que s'est procurée l'AFP, prévoit ainsi qu'un "référent Poste signalera les anomalies répétées dans les adresses" aux contrôleurs de la Caisse d'allocation familiale.
(AFP .26 juillet2009)