jeudi 29 avril 2010

La Seyne-sur-Mer/St Mandrier: Facteurs en crise

Huit tournées postales en moins à La Seyne-sur-Mer/St Mandrier: les élus se moblisent pour le service public.

Dans le cadre d’un projet
national curieusement
baptisé “Facteur d’avenir”,
La Poste s’apprête à supprimer huit
tournées à La Seyne / St-Mandrier.

Et pourtant, pour les seniors isolés,
les personnes à mobilité réduite ou
encore les mamans au foyer, le facteur
demeure souvent le seul lien
social.

Les élus seynois, représentés
par Christine Sampéré, Christian
Bianchi, Jean-Jacques Taurines, se
mobilisent contre ce projet qui porte
atteinte aux services des usagers.

Autour de Jean-Marie Jégou conseiller
municipal d'opposition (PCF) à
Saint-Mandrier,Ruth Poggi et Denis
Lainé,représentants du syndicat CGT
de la Poste, les élus s'inquiètent de
l'échéance du 18 mai,date prévue de
la suppression de ces huit tournées.

Une décision d'autant plus difficile à
comprendre qu’au vu des nombreux
programmes immobiliers, la population
va augmenter. Un comité de
défense des usagers s'est mis en place,
avec pétitions à signer sur les marchés
de La Seyne et de Saint-Mandrier.

Le 30 mars dernier, lors du
Conseil municipal, Christian
Bianchi, représentant la ville au sein
de la présence postale départementale,
a dénoncé ce projet qui se traduit
« par des milliers de suppressions
d'emplois. Cette décision est
consécutive d'une étude faisant
apparaître une baisse de la quantité
du courrier à acheminer. Or, les
services techniques ont effectué une
étude récente laissant entrevoir une
augmentation substantielle des
habitants.
Et même si le courriel
semble se substituer quelque peu au
courrier papier, la population seynoise
est loin d'atteindre la moyenne
nationale du nombre d'abonnés
Internet.Nous assistons même à une
véritable fracture numérique aggravant
les inégalités sociales sur notre
territoire ».

L'élu a alerté le viceprésident
du Conseil régional et
fait parvenir une lettre au délégué
départemental du groupe La Poste
où il s'inquiète « de la détérioration
du service public postal rendu
aux usagers, sans diminution du
coût de la distribution pour ces derniers,
ainsi que de la surcharge de
travail pour les employés de la
Poste. » Cette décision n'est pas
compréhensible pour l'équipe
municipale, au vu du nombre
impressionnant de programmes
immobiliers en cours sur la commune.

« Le bon sens voudrait qu'il
n'y eut pas de régression dans le
nombre des tournées postales,
conclut Christian Bianchi, mais au
contraire, une anticipation de
l'augmentation du volume du
courrier à distribuer ».

La municipalité
assure qu'elle soutient les
revendications des personnels et
en appelle à ses administrés pour
défendre « un service public de
qualité et de proximité. Un service
identique et au même prix pour
tous, sur tout le territoire.

Avril 2010
(Source:La Seyne.Infos)

"Les luttes ne sont pas vaines, le combat continue, bon courage"

(Collègue insoumise)

CHER: Les facteurs en grève illimitée à compter du 3 mai 2010

communiqué des syndicats CGT - FO - SUD du Cher :

LES FACTEURS EN GREVE ILLIMITEE à compter du 3 mai 2010

Saint Martin d’Auxigny

La Chapelle d’Angillon

Les Aix d’Angillon

Nérondes

Sancergues



L’année 2009 a été catastrophique pour les conditions de travail des factrices et des facteurs dans le Cher : à Sancerre (août 2009), Bourges (octobre 2009) et Vierzon (janvier 2010), les facteurs en grève avaient permis de limiter les effets de restructurations destructrices d’emplois et des conditions de travail.

Les restructurations à La Poste se poursuivent pourtant en 2010 avec encore plus de vigueur.

Alors qu’il faudrait créer de l’emploi au vu des heures supplémentaires effectuées chaque jour par la grande majorité des facteurs du Cher, les suppressions de postes, non remplacement de la plupart des congés annuels ou des arrêts maladie, font que désormais, les facteurs qui restent à se partager le travail « n’y arrivent plus ».

Détournant l’intervention de l’inspection du travail en vue du paiement des heures supplémentaires, La Poste incite ses facteurs et factrices, à ne pas « noter leurs heures » au motif qu’ils seraient depuis, devenus « « incompétents » ou « simulateurs ».

La souffrance au travail s’est durablement installée chez les factrices et facteurs du Cher, avec des arrêts maladie, dépressions, accidents de travail et maladies professionnelles en accroissement exponentiel.

Des cas avérés dans tous ces bureaux d’atteinte à la santé physique et mentale des facteurs où l’organisation est lourdement mise en cause, conduisent ces 5 centres de distribution du courrier, à se mettre en grève à partir du 3 mai prochain.

L’intersyndicale CGT, FO et SUD, qui les soutient depuis de nombreuses années, espère que les négociations pendant le préavis de grève déposé le 22 avril, seront fructueuses.

Avril 2010
communiqué des syndicats CGT - FO - SUD du Cher

Grève BAGNOLS-VILLEFORT

Grève BAGNOLS-VILLEFORT

2° jour de gréve et toujours 100% de grévistes sur les 2 sites de Bagnols les Bains et Villefort soutenus par SUD PTT

En fin d'après midi, aprés un pique nique devant le bureau de Bagnols les facteurs ont été reçu avec les OS par le DE de Mende.
Aucune avancée....

La reconduction de la grève a été votée par l"ensemble des facteurs. Les facteurs sont déterminés et annoncent déjà la reconduction pour jeudi car la visite du Directeur Groupement est annoncée sur Mende et les facteurs ont décidé de lui faire un comité d'accueil et demandront à être reçu en audience par le DGC.

Nous pensons que localement c'est une première 100% de grévistes durant 4 jours (et cela risque de continuer).

Paru le 28/4/2010
(Source:Infos luttes Manche)

Postier en greve – Brest rive droite

Postier en greve – Brest rive droite

communiqué de presse


Le comité de Brest du POI soutient les postiers en grève depuis 8 jours avec leurs syndicats (CGT, CFDT et SUD).

Les postiers on raison c’est inacceptable de supprimer 4 tournées. Déjà que des dizaines de tournées ont été supprimées avec la privatisation de la poste, avec la fin du monopole public de la poste.

Pour réaliser sont objectif de suppression de 300 postes sur le Finistère, la direction de la poste justifie la suppression de 4 tournées avec le trafic du courrier, de l’activité, et, la mécanisation croissante du tri (le temps de tri est passé de 2h40 à 43 min)

Comment dans ces conditions pouvoir effectuer son travail correctement?


Il y a urgence à ce que la direction de la Poste arrête de prendre en otage les usagers et donne satisfaction aux postiers!

Paru le 28 avril 2010
(Source:P.O.I)

mercredi 28 avril 2010

Poste: cinq syndicats envisagent une journée d'actions et grèves début juin

Poste: cinq syndicats envisagent une journée d'actions et grèves début juin


Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO, CFTC) envisagent une journée nationale de grèves et d'actions début juin, pour dénoncer les réorganisations, les suppressions d'emplois et les charges de travail, ont-ils annoncé mercredi dans une déclaration commune.

"Après la transformation de La Poste en société anonyme, le rythme des réorganisations et des suppressions d'emplois s'accélère", "de plus en plus de personnels sont en attente de reclassement, occasionnant un accroissement de la souffrance au travail", et "les charges de travail augmentent ainsi que les pressions managériales", affirment-ils.

Dénonçant une "recherche effrénée d'économie" qui "accroît la souffrance au travail, le stress permanent et conduit malheureusement à des drames humains", les cinq syndicats exigent notamment "l'arrêt des réorganisations qui entraînent des suppressions d'emplois, une baisse de la qualité de service et des missions de service public".

Les cinq organisations syndicales "appellent les personnels à amplifier les mobilisations en cours et à converger dans une journée nationale d'actions et de grèves début juin".

Des mouvements de grève de postiers ont eu lieu dernièrement à Paris, à Rennes, ou dans les Hauts-de-Seine.

Les syndicats demandent aussi "les emplois nécessaires à l'accomplissement des tâches" et "l'arrêt de l'externalisation" de certaines activités, ainsi que "l'ouverture d'une réelle négociation sur la santé et le bien-être au travail" pour "la reconnaissance de la pénibilité des activités, les risques psychosociaux et la prise en compte de la vie personnelle dans les nouvelles organisations ou dans les nouvelles activités".

Les syndicats exigent enfin "l'amélioration du pouvoir d'achat et des salaires, une meilleure redistribution des richesses", et "le respect des droits et expressions des personnels, et ceux en matière de congés".

Paru le 28/04/10
(Source:AFP)

Brive: Un an apres le mois de grève qui a touché La Poste...

Brive: La Poste

Un an après le mois de grève qui a touché La Poste, le statu quo demeure avec des syndicats toujours vent debout contre la réforme « facteur d'avenir ».


Voici un an se terminait le mouvement social le plus long qu'ait connu La Poste de Brive.

Au coeur des revendications des grévistes, l'abandon de la réforme « facteur d'avenir ».

Le jeudi 23 avril 2009, était signé le protocole de fin de conflit, après 34 jours de grève d'une partie des facteurs du bureau centre (Winston-Churchill) et de la plateforme de courrier d'Ussac.

Ce protocole prévoyait la reprise du travail selon l'organisation qui prévalait avant le début de la grève et ce pendant une période de neuf mois, suivie d'une période de négociations de trois mois.

La direction s'engageait également à trouver un local proche du centre-ville pour le tri du courrier à la place des locaux vétustes du bureau Winston-Churchill.

Un an après, le statu quo demeure. La reprise des négociations autour de la mise en place de toute nouvelle organisation du travail demeure tributaire du nouveau site.

Pour Jean-Louis Michel de la CFDT, la direction de La Poste joue la montre. « S'il y avait vraiment une urgence, elle aurait déjà trouvé le local ».

De son côté, la direction du courrier du Limousin précise que la démarche « est toujours en cours. Deux sites ont déjà été proposés et examinés. Ils n'ont pas été retenus car ils ne correspondaient pas aux critères de proximité ou aux conditions d'exploitation d'un centre courrier ».

Et de réaffirmer son intérêt à voir aboutir la relocalisation des facteurs : « Un nouveau dossier est actuellement à l'étude. Les recherches se poursuivent activement pour trouver ce site indispensable pour l'amélioration des conditions de travail des facteurs ».

Derrière ce statu quo actuel, le malaise reste toujours latent, un an après. « Nous sommes prêts à ouvrir le débat, mais encore faut-il qu'il y ait quelqu'un qui veuille discuter des problèmes, car aujourd'hui les négociations se résument plus à des réunions d'informations », précise Jean-Louis Michel. La réforme « facteur d'avenir » demeure le révélateur d'une situation tendue.

Avec, toujours en ligne de mire, les conditions de travail et de management des salariés. « Entre des restructurations annuelles et des mutations imposées, nous sommes un peu dans le cas de France Télécom », constate Stéphane Jarque de FO.

« Depuis le début de l'année, nous en sommes à douze suicides au niveau national, dont un près de chez nous, à Gourdon », avance le syndicaliste, qui pointe aussi la notion de service public « qui est de plus en plus mal respectée par l'entreprise ».

« Le métier de facteur est en train d'être vidé de son sens. Nous n'avons plus de proximité avec les gens. Avant, en plus du courrier, nous portions des médicaments aux personnes isolées. La Poste en fait un service payant », constate Stéphane Jarque.

Pour ce postier de la cité gaillarde, au coeur de la grève de 2009, le conflit briviste risque de se reproduire. « En Corrèze, nous sommes sur des micro-poudrières comme à Tulle ou à Marcillac-la-Croze ». Un sentiment partagé par Jean-Louis Michel : « Nous continuerons à nous battre pour défendre l'emploi, les conditions de travail et la mission de service public ».

Paru le 28 avril 2010
(Source:La Montagne.FR)

Retraite des fonctionnaires. Éric Woerth ne convainc pas

Retraite des fonctionnaires. Éric Woerth ne convainc pas


.Les syndicats de fonctionnaires n'ont pas été convaincus, hier, par le ministre du Travail Éric Woerth, avec qui ils s'entretenaient sur les retraites. Éric Woerth s'est, lui, dit déterminé à faire une réforme «équitable» entre public et privé.

«Je veux faire quelque chose qui soit efficace et qui soit juste», a déclaré Éric Woerth, après avoir reçu quatre syndicats (Unsa, FSU, CGC, CFDT) sur la réforme des retraites qu'il prépare. La CGT, FO et la CFTC seront reçues lundi, et Solidaires le lendemain. Le ministre a estimé que le fait «qu'il y ait des règles différenciées entre public et privé n'est pas en soi choquant». «Ce qui compte, c'est de regarder si elles sont bien d'actualité, si elles sont équitables», a-t-il dit. Éric Woerth a pris l'exemple de «la pénibilité» qui donne droit dans certaines professions du secteur public à un départ en retraite anticipée: «Le parpaing public pèse le même poids que le parpaing privé».

Un changement du mode de calcul inquiète

Les syndicats se sont inquiétés de certains projets, notamment la remise en cause possible du mode de calcul des retraites des fonctionnaires, basé sur les six derniers mois de salaires (les 25 meilleures années dans le privé). Le délai imposé par le gouvernement est «trop serré» pour envisager une telle modification, a protesté Brigitte Jumel (CFDT). Cela ne peut pas se faire «en deux mois», a-t-elle ajouté. Elle a rappelé que les primes du fonctionnaire étaient peu prises en compte dans le calcul des pensions, alors qu'elles représentent «en moyenne 24%», pouvant aller jusqu'à «40 à 50%». Au nom de l'Unsa, Élisabeth David a prévenu que revenir sur les six mois «peut se traduire par des grandes manifestations». Selon Charles Bonissol (CGC, 2,3% des agents), «pour lâcher les six derniers mois, il faudra que le gouvernement mette beaucoup sur la table», notamment en garantissant un taux de remplacement (pourcentage de la retraite par rapport au salaire d'activité) de 70%. Devant les syndicats, le ministre «n'a pas avancé de propositions et n'a pas donné de signes», a déploré Bernadette Groison, numéro un de la FSU. Selon Élisabeth David, le gouvernement veut «essayer de combler» le déficit «considérable» du budget de l'État provoqué par le coût des retraites des 5,2millions de fonctionnaires.

34milliards d'euros du budget en 2010

Le montant des retraites des agents de l'État représente 34milliards d'euros du budget en 2010. En marge, le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a mis en garde le gouvernement contre toute velléité de mettre «de l'huile sur le feu» dans un secteur déjà affecté par des restructurations et réductions d'effectifs. Pour sa part, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, s'est dit favorable à un niveau de retraite comparable entre public et privé.

Paru le 23 avril 2010
(Source: LeTelegram)