Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010
Fonction publique : La grève du 21 janvier n’est qu’un point de départ
« Le 21 janvier doit être un moment de convergence des luttes ! ».
C’est ainsi que les trois organisations syndicales, CGT, FSU, Solidaires, à l’initiative du mouvement national lancé dans la fonction publique, ont présenté l’objectif de leur action.
Réunis le 13 janvier en conférence de presse, au siège national de la CGT, les syndicats l’affirment : cette journée n’est qu’un point de départ.
Alors que depuis le mois de novembre les grèves sectorielles se multiplient dans les services publics, les organisations ont décidé d’unifier les conflits dans une première journée de mobilisation. Hôpitaux, services culturels, ONF, services des finances, Météo France, services d’Etat, territoriaux et bien d’autres…, tous les secteurs sont touchés par le rouleau compresseur des réformes sarkozystes.
Face à cette situation, une revendication commune émerge : faire cesser la saignée des emplois publics.
Mais cette bataille qui s’engage « n’est pas qu’un mouvement des personnels », a affirmé Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. « C’est aussi un mouvement de défense des services publics ».
" Vouloir réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires, c’est porter une grave atteinte aux services publics", ont largement souligné les organisations.
Alors que la construction de leur mouvement s’inscrit dans la durée, les syndicats entendent, pour faire monter leur bataille dans l’opinion, s’appuyer sur les Etats Généraux pour les services publics, officiellement lancés le 17 décembre à la Mutualité.
Animé par un comité national regroupant de nombreuses organisations et partis politiques de gauche, ce processus vise à faire gagner un nouveau projet de société pour les services publics.
La journée de grève du 21 janvier pourrait ainsi être une transcription sociale forte des exigences portées sur ce sujet.
« Aujourd’hui, plus que jamais, notre bataille porte sur le projet de société que nous voulons voir grandir » a insisté la représentante de l’UGFF-CGT.
La réforme des collectivités territoriales est aussi au nombre des raisons qui mobiliseront les fonctionnaires dans les rues la semaine prochaine.
Elus et citoyens sont largement appelés à rejoindre les rangs des manifestations.
Pour l’heure, les comptes des syndicats recensaient 38 manifestations départementales dont trois d’une ampleur régionale à Paris, Lilles et Toulouse
(source: PC )
jeudi 14 janvier 2010
Nice-Thiers : Les jugements déboutant La Poste....
Nice-Thiers : les jugements déboutant La Poste ne résolvent rien
À l'instar de cette dame, sortant hier matin du bureau de poste Nice-Thiers, beaucoup de Niçois du centre-ville croient possible d'y récupérer leur courrier non distribué. Malheureusement, ce n'est pas le cas...
Les facteurs grévistes de la poste Nice-Thiers ont gagné, hier, les deux procédures en référé engagées la semaine dernière contre leur direction (1). Et alors, est-on tenté de dire ? Car, manifestement, les deux jugements, quelle que soit par ailleurs la justesse de leurs fondements, ne semblaient pas, hier soir, avoir permis une quelconque avancée dans la résolution du conflit.
S'agissant du référé introduit par La Poste, visant à empêcher les grévistes « d'entraver la liberté du travail des personnels non grévistes », la juge, Bernadette Rivière-Caston, l'a déboutée, estimant que « les pièces versées aux débats ne permettent pas d'identifier » les grévistes accusés d'entrave.
Dans le second référé, les grévistes souhaitaient que « soit constatée l'absence de négociations durant le préavis de trois mois », ainsi que « soit prononcée l'irrégularité de la procédure de dénonciation » du précédent accord sur l'organisation du travail. Le juge des référés leur a donné raison sur le premier point mais pas sur le second.
Du coup, les deux parties crient victoire.
« L'accord qui était vivant la veille de la grève, le 21 décembre, l'est encore, constate Christian Artins (CFDT). Si on se met à négocier vraiment, comme on aurait dû le faire pendant les trois mois, alors nous n'aurons pas de raison de poursuivre la grève. »
Inconciliables
De son côté, La Poste « prend acte de la décision mais constate que nous pourrons continuer à travailler avec l'organisation mise en place le 22 décembre. »
Les deux points de vue restent donc inconciliables. D'autant plus que La Poste refuse toujours la nomination d'un médiateur, malgré l'allusion faite dans son jugement par la juge des référés qui rappelait sa proposition qu'un médiateur soit nommé.
« Le refus d'un médiateur, ça devient un abus de pouvoir ! », tonne Christian Artins. Une tentative de demande en ce sens à la préfecture, hier matin, n'a d'ailleurs pas abouti.
Le déclenchement de la grève - 60 % des facteurs selon les syndicats, 20 seulement d'après la direction - remonte à la mise en place, le 22 décembre dernier, soit il y a déjà trois semaines, du projet « Facteurs d'avenir » au bureau distributeur Nice-Thiers, qui dessert le secteur postal 06 000. Soit le centre-ville étendu. Un bureau test pour la direction, les trois autres devant suivre d'ici l'été : Garibaldi (06 300) prochainement, Saint-Augustin (06 200) puis Saint-Barthélémy (06 100).
Selon la direction, le projet consiste à passer de 82 tournées de distribution à 88 dans le 06 000.
Avantage : « Améliorer les conditions de travail en passant d'un travail individuel à un travail en équipe ».
Au contraire, pour les syndicats (CGT, CFDT et SUD), ces conditions de travail se dégradent : « On passerait de 1 500/1 600 plis par jour à 2 150, assure-t-on à la CGT. Nous, nous demandons 96 tournées. »
Vendredi dernier, la direction a bien proposé 96 tournées pour les jours de « très fort trafic ». Mais cette avancée a fait un « flop » : « Elle a juste oublié de dire que cela ne concerne que 40 jours par an ! » ironise Christian Artins.
(1) Hier soir, celle-ci n'avait pas encore décidé de faire ou non appel.
(source:Nice-Matin)
À l'instar de cette dame, sortant hier matin du bureau de poste Nice-Thiers, beaucoup de Niçois du centre-ville croient possible d'y récupérer leur courrier non distribué. Malheureusement, ce n'est pas le cas...
Les facteurs grévistes de la poste Nice-Thiers ont gagné, hier, les deux procédures en référé engagées la semaine dernière contre leur direction (1). Et alors, est-on tenté de dire ? Car, manifestement, les deux jugements, quelle que soit par ailleurs la justesse de leurs fondements, ne semblaient pas, hier soir, avoir permis une quelconque avancée dans la résolution du conflit.
S'agissant du référé introduit par La Poste, visant à empêcher les grévistes « d'entraver la liberté du travail des personnels non grévistes », la juge, Bernadette Rivière-Caston, l'a déboutée, estimant que « les pièces versées aux débats ne permettent pas d'identifier » les grévistes accusés d'entrave.
Dans le second référé, les grévistes souhaitaient que « soit constatée l'absence de négociations durant le préavis de trois mois », ainsi que « soit prononcée l'irrégularité de la procédure de dénonciation » du précédent accord sur l'organisation du travail. Le juge des référés leur a donné raison sur le premier point mais pas sur le second.
Du coup, les deux parties crient victoire.
« L'accord qui était vivant la veille de la grève, le 21 décembre, l'est encore, constate Christian Artins (CFDT). Si on se met à négocier vraiment, comme on aurait dû le faire pendant les trois mois, alors nous n'aurons pas de raison de poursuivre la grève. »
Inconciliables
De son côté, La Poste « prend acte de la décision mais constate que nous pourrons continuer à travailler avec l'organisation mise en place le 22 décembre. »
Les deux points de vue restent donc inconciliables. D'autant plus que La Poste refuse toujours la nomination d'un médiateur, malgré l'allusion faite dans son jugement par la juge des référés qui rappelait sa proposition qu'un médiateur soit nommé.
« Le refus d'un médiateur, ça devient un abus de pouvoir ! », tonne Christian Artins. Une tentative de demande en ce sens à la préfecture, hier matin, n'a d'ailleurs pas abouti.
Le déclenchement de la grève - 60 % des facteurs selon les syndicats, 20 seulement d'après la direction - remonte à la mise en place, le 22 décembre dernier, soit il y a déjà trois semaines, du projet « Facteurs d'avenir » au bureau distributeur Nice-Thiers, qui dessert le secteur postal 06 000. Soit le centre-ville étendu. Un bureau test pour la direction, les trois autres devant suivre d'ici l'été : Garibaldi (06 300) prochainement, Saint-Augustin (06 200) puis Saint-Barthélémy (06 100).
Selon la direction, le projet consiste à passer de 82 tournées de distribution à 88 dans le 06 000.
Avantage : « Améliorer les conditions de travail en passant d'un travail individuel à un travail en équipe ».
Au contraire, pour les syndicats (CGT, CFDT et SUD), ces conditions de travail se dégradent : « On passerait de 1 500/1 600 plis par jour à 2 150, assure-t-on à la CGT. Nous, nous demandons 96 tournées. »
Vendredi dernier, la direction a bien proposé 96 tournées pour les jours de « très fort trafic ». Mais cette avancée a fait un « flop » : « Elle a juste oublié de dire que cela ne concerne que 40 jours par an ! » ironise Christian Artins.
(1) Hier soir, celle-ci n'avait pas encore décidé de faire ou non appel.
(source:Nice-Matin)
mardi 12 janvier 2010
Le changement de statut de La Poste ...
Le Parlement adopte définitivement le changement de statut de La Poste
Paru aujourd'hui, mardi 12 janvier 2010
Le Parlement a définitivement adopté mardi soir le changement de statut de La Poste malgré l'opposition farouche de la gauche qui n'a cessé de dénoncer un prélude à la privatisation de ce service public.
Le Parlement a définitivement adopté mardi soir le changement de statut de La Poste malgré l'opposition farouche de la gauche qui n'a cessé de dénoncer un prélude à la privatisation de ce service public.
Par un vote à main levée, les députés ont adopté le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté par le Sénat le 23 décembre.
L'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour. Les groupes SRC (PS et apparentés) et GDR (PCF et Verts) ont voté contre.
Le texte transforme La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars. Le changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliard à la charge de l'Etat, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts).
Jusqu'au bout, l'opposition s'est dressée contre ce changement de statut qu'elle considère comme la première étape d'une privatisation.
Alors que les députés, qui ont adopté le texte le 22 décembre, examinaient mardi le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté au Sénat, l'opposition a présenté une motion référendaire pour exiger que le texte soit soumis à référendum. La motion a été rejetée en début de soirée par 267 voix contre 184.
"Le référendum s'impose", a pourtant plaidé François Brottes (PS). "La Poste est la propriété de tous les Français et le changement de statut n'était ni dans le programme du candidat Sarkozy en 2007, ni dans celui de la majorité pour les législatives", a-t-il justifié.
"Le référendum est légitime et les débats ne nous ont pas convaincus", a lancé M. Brottes en direction du ministre de l'Industrie Christian Estrosi qui a assuré, une fois de plus, que La Poste resterait "imprivatisable".
Le député PS a annoncé que "dans la foulée" du vote, l'opposition déposerait un recours au Conseil Constitutionnel contre le texte.
Tout au long des débats entamés en urgence par le Sénat au début de l'automne, l'opposition s'est prévalue de la "votation citoyenne" organisée début octobre, par laquelle 2,3 millions de personnes se sont prononcées contre une privatisation de La Poste.
"Le changement de statut est une ligne rouge. On l'a vu pour France Télécom et pour Gaz de France", a encore dit François Brottes. "La meilleure garantie pour que La Poste soit +imprivatisable+ c'est qu'elle conserve son statut d'établissement public!"
Le rapporteur UMP du projet Jean Proriol a pour sa part plaidé que "l'esprit du texte c'est de donner à La Poste les moyens de continuer à être fiers d'elle!" Il a aussi dit que le service public postal saura s'adapter aux modes de vie. "Je pense, a-t-il affirmé, au temps d'attente aux guichets ou aux risques suscités par les services de la banque postale".
"Je ne peux m'empêcher de regretter que toute la discussion ait été pour l'essentiel un procès d'intention, a-t-il ajouté. Comment nous reprocher de vouloir le démantèlement alors qu'il s'agit de tout le contraire!".
Christian Estrosi s'est mardi, comme tout au long du débat, appliqué à dire qu'"il n'y aura pas de privatisation".
Ce texte, a affirmé le ministre, est "le point final du projet de modernisation de La Poste (...) On l'a présenté comme idéologique mais c'est donner sa chance à La Poste en la dotant de moyens financiers: 2,7 milliards d'euros, ce n'est pas rien! La Poste a besoin d'argent frais pour faire face à l'ouverture à la concurrence qui aura lieu dans moins d'un an.
(source: AFP )
Paru aujourd'hui, mardi 12 janvier 2010
Le Parlement a définitivement adopté mardi soir le changement de statut de La Poste malgré l'opposition farouche de la gauche qui n'a cessé de dénoncer un prélude à la privatisation de ce service public.
Le Parlement a définitivement adopté mardi soir le changement de statut de La Poste malgré l'opposition farouche de la gauche qui n'a cessé de dénoncer un prélude à la privatisation de ce service public.
Par un vote à main levée, les députés ont adopté le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté par le Sénat le 23 décembre.
L'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour. Les groupes SRC (PS et apparentés) et GDR (PCF et Verts) ont voté contre.
Le texte transforme La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars. Le changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliard à la charge de l'Etat, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts).
Jusqu'au bout, l'opposition s'est dressée contre ce changement de statut qu'elle considère comme la première étape d'une privatisation.
Alors que les députés, qui ont adopté le texte le 22 décembre, examinaient mardi le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté au Sénat, l'opposition a présenté une motion référendaire pour exiger que le texte soit soumis à référendum. La motion a été rejetée en début de soirée par 267 voix contre 184.
"Le référendum s'impose", a pourtant plaidé François Brottes (PS). "La Poste est la propriété de tous les Français et le changement de statut n'était ni dans le programme du candidat Sarkozy en 2007, ni dans celui de la majorité pour les législatives", a-t-il justifié.
"Le référendum est légitime et les débats ne nous ont pas convaincus", a lancé M. Brottes en direction du ministre de l'Industrie Christian Estrosi qui a assuré, une fois de plus, que La Poste resterait "imprivatisable".
Le député PS a annoncé que "dans la foulée" du vote, l'opposition déposerait un recours au Conseil Constitutionnel contre le texte.
Tout au long des débats entamés en urgence par le Sénat au début de l'automne, l'opposition s'est prévalue de la "votation citoyenne" organisée début octobre, par laquelle 2,3 millions de personnes se sont prononcées contre une privatisation de La Poste.
"Le changement de statut est une ligne rouge. On l'a vu pour France Télécom et pour Gaz de France", a encore dit François Brottes. "La meilleure garantie pour que La Poste soit +imprivatisable+ c'est qu'elle conserve son statut d'établissement public!"
Le rapporteur UMP du projet Jean Proriol a pour sa part plaidé que "l'esprit du texte c'est de donner à La Poste les moyens de continuer à être fiers d'elle!" Il a aussi dit que le service public postal saura s'adapter aux modes de vie. "Je pense, a-t-il affirmé, au temps d'attente aux guichets ou aux risques suscités par les services de la banque postale".
"Je ne peux m'empêcher de regretter que toute la discussion ait été pour l'essentiel un procès d'intention, a-t-il ajouté. Comment nous reprocher de vouloir le démantèlement alors qu'il s'agit de tout le contraire!".
Christian Estrosi s'est mardi, comme tout au long du débat, appliqué à dire qu'"il n'y aura pas de privatisation".
Ce texte, a affirmé le ministre, est "le point final du projet de modernisation de La Poste (...) On l'a présenté comme idéologique mais c'est donner sa chance à La Poste en la dotant de moyens financiers: 2,7 milliards d'euros, ce n'est pas rien! La Poste a besoin d'argent frais pour faire face à l'ouverture à la concurrence qui aura lieu dans moins d'un an.
(source: AFP )
Grèves à Nice-Thiers (suite)
Nice
Grève à Nice-Thiers : les facteurs ont-ils raison ?
Paru le vendredi 8 janvier 2010
Facteurs grévistes et direction de La Poste se sont mutuellement assignés hier devant le tribunal.Après dix-sept jours de grève d'une partie des facteurs, le conflit de la poste Nice-Thiers - qui dessert le secteur 06 000 - a donc fait hier matin une entrée fracassante dans l'enceinte du Palais de Justice : ce dernier était placé sous haute protection policière afin de parer à d'éventuels débordements de la part de la soixantaine de préposés ayant assisté à l'examen des deux référés déposés par les syndicats et la direction. Pour autant, tout s'est déroulé dans le calme.
Le premier référé, déposé par la CFDT, la CGT et SUD, devrait logiquement permettre à la juge Bernadette Rivière-Caston, vice-présidente du TGI, de dire qui, de La Poste ou des grévistes, a raison. Sachant que le conflit, déclenché le 22 décembre, porte sur la réorganisation des tournées, connue sous le nom de « facteurs d'avenir ».
Pour le conseil de l'intersyndicale, Me Charles Ciccolini, « La Poste a dénoncé le précédent accord, du 16 août 2006, sans convoquer les syndicats à une négociation dans les trois mois qui ont suivi cette dénonciation, le 11 septembre 2008 ». L'avocat s'étonne même : « L'invitation de La Poste à la discussion est du 4 septembre 2009 », soit deux mois et demi avant l'entrée en vigueur de « facteurs d'avenir », ce fameux 22 décembre. Et de conclure : « L'employeur n'a jamais voulu mettre en place de négociations ! »
Accrochage entre la juge et l'avocat de La Poste
La situation ainsi dénoncée étonne la juge : « Pourtant, la situation est bloquée aujourd'hui. La solution, quelle est-elle ? » demande-t-elle aux deux parties. Seul, Christian Artins, de la CFDT, s'avance : « Nous, la négociation, on l'attend depuis trois semaines... » Et Mme Rivière-Caston de rétorquer, tout sourire : « Tout peut changer, on est en 2010... »
Pour la direction de La Poste, Me Alexis Mancilla bouillonne : « Nous n'avons pas ici à discuter du fond du dossier, vous n'aurez rien de moi ! » On frise l'incident : « Modérez vos propos, Maître, c'est moi qui ai posé des questions ! » tranche le magistrat. Le conseil de La Poste répond alors à son adversaire : « La convocation des syndicats à une nouvelle négociation se fait à la demande de l'une des parties. Or, les syndicats ne l'ont jamais demandée officiellement. De même, ils auraient pu saisir le juge des référés... Mais depuis le début, ils font la politique de la chaise vide ! »
Jugement mardi 12 janvier. En attendant, la grève et les négociations se poursuivent.
(source :Nice Matin)
Grève à Nice-Thiers : les facteurs ont-ils raison ?
Paru le vendredi 8 janvier 2010
Facteurs grévistes et direction de La Poste se sont mutuellement assignés hier devant le tribunal.Après dix-sept jours de grève d'une partie des facteurs, le conflit de la poste Nice-Thiers - qui dessert le secteur 06 000 - a donc fait hier matin une entrée fracassante dans l'enceinte du Palais de Justice : ce dernier était placé sous haute protection policière afin de parer à d'éventuels débordements de la part de la soixantaine de préposés ayant assisté à l'examen des deux référés déposés par les syndicats et la direction. Pour autant, tout s'est déroulé dans le calme.
Le premier référé, déposé par la CFDT, la CGT et SUD, devrait logiquement permettre à la juge Bernadette Rivière-Caston, vice-présidente du TGI, de dire qui, de La Poste ou des grévistes, a raison. Sachant que le conflit, déclenché le 22 décembre, porte sur la réorganisation des tournées, connue sous le nom de « facteurs d'avenir ».
Pour le conseil de l'intersyndicale, Me Charles Ciccolini, « La Poste a dénoncé le précédent accord, du 16 août 2006, sans convoquer les syndicats à une négociation dans les trois mois qui ont suivi cette dénonciation, le 11 septembre 2008 ». L'avocat s'étonne même : « L'invitation de La Poste à la discussion est du 4 septembre 2009 », soit deux mois et demi avant l'entrée en vigueur de « facteurs d'avenir », ce fameux 22 décembre. Et de conclure : « L'employeur n'a jamais voulu mettre en place de négociations ! »
Accrochage entre la juge et l'avocat de La Poste
La situation ainsi dénoncée étonne la juge : « Pourtant, la situation est bloquée aujourd'hui. La solution, quelle est-elle ? » demande-t-elle aux deux parties. Seul, Christian Artins, de la CFDT, s'avance : « Nous, la négociation, on l'attend depuis trois semaines... » Et Mme Rivière-Caston de rétorquer, tout sourire : « Tout peut changer, on est en 2010... »
Pour la direction de La Poste, Me Alexis Mancilla bouillonne : « Nous n'avons pas ici à discuter du fond du dossier, vous n'aurez rien de moi ! » On frise l'incident : « Modérez vos propos, Maître, c'est moi qui ai posé des questions ! » tranche le magistrat. Le conseil de La Poste répond alors à son adversaire : « La convocation des syndicats à une nouvelle négociation se fait à la demande de l'une des parties. Or, les syndicats ne l'ont jamais demandée officiellement. De même, ils auraient pu saisir le juge des référés... Mais depuis le début, ils font la politique de la chaise vide ! »
Jugement mardi 12 janvier. En attendant, la grève et les négociations se poursuivent.
(source :Nice Matin)
vendredi 8 janvier 2010
Motion de soutien
Union Régionale CGT FAPT PACA
55 Avenue de la Rose Marseille
@mail : guyatgercgt-fapt84@wanadoo.fr
MOTION
La Poste doit entendre les postiers de NICE CDIS qui s’opposent depuis le 22 Décembre 2009 à toutes les réorganisations (facteur d’avenir, sécabilité, modulation du temps de travail) qui préparent la privatisation de la Poste.
Les Postières et Postiers réaffirment leur droit à dire leur mot, au respect de leur dignité et expriment leur détermination à voir leurs revendications satisfaites.
La Poste porte une lourde responsabilité d'une situation sociale fortement dégradée et contribue à une image lamentable du dialogue social dans l’entreprise.
Ce mépris de plus en plus général, cette absence de prise en compte des revendications des personnels crée une situation de tension de plus en plus intolérable dans nombre de services. Il faut en finir avec une stratégie de pourrissement des conflits. Partout, la Poste doit réellement négocier.
Nous demandons :
l’arrêt immédiat de l’ensemble des poursuites engagées par La Poste, dont celle du 7 Janvier auprès du TGI de Nice.
l’ouverture immédiate, avec la DOTC « Côte d’Azur », de réelles négociations qui répondent aux aspirations des personnels.
l’arrêt des projets à l’origine du conflit.
Marseille le 06 Janvier 2010.
Aux SD PACA
Chers camarades Bonjour
Les postiers de NICE CDIS sont en grève depuis le 22 Décembre contre le projet facteur d'avenir que La poste veut leur imposer.
La poste refuse d'ouvrir de réelles négociations, demain 7 Janvier, 7 postiers et camarades comparaissent en référé devant le TGI de Nice!
L'union régionale envoie une motion à la DOTC "Côte d' Azur" je vous propose que chaque SD en fasse de même ce jour
Fraternellement
Guy ATGER
La MOTION est à envoyer au Directeur de la DOTC COTE d' AZUR
@mail: yves.kerboriou@laposte.fr
55 Avenue de la Rose Marseille
@mail : guyatgercgt-fapt84@wanadoo.fr
MOTION
La Poste doit entendre les postiers de NICE CDIS qui s’opposent depuis le 22 Décembre 2009 à toutes les réorganisations (facteur d’avenir, sécabilité, modulation du temps de travail) qui préparent la privatisation de la Poste.
Les Postières et Postiers réaffirment leur droit à dire leur mot, au respect de leur dignité et expriment leur détermination à voir leurs revendications satisfaites.
La Poste porte une lourde responsabilité d'une situation sociale fortement dégradée et contribue à une image lamentable du dialogue social dans l’entreprise.
Ce mépris de plus en plus général, cette absence de prise en compte des revendications des personnels crée une situation de tension de plus en plus intolérable dans nombre de services. Il faut en finir avec une stratégie de pourrissement des conflits. Partout, la Poste doit réellement négocier.
Nous demandons :
l’arrêt immédiat de l’ensemble des poursuites engagées par La Poste, dont celle du 7 Janvier auprès du TGI de Nice.
l’ouverture immédiate, avec la DOTC « Côte d’Azur », de réelles négociations qui répondent aux aspirations des personnels.
l’arrêt des projets à l’origine du conflit.
Marseille le 06 Janvier 2010.
Aux SD PACA
Chers camarades Bonjour
Les postiers de NICE CDIS sont en grève depuis le 22 Décembre contre le projet facteur d'avenir que La poste veut leur imposer.
La poste refuse d'ouvrir de réelles négociations, demain 7 Janvier, 7 postiers et camarades comparaissent en référé devant le TGI de Nice!
L'union régionale envoie une motion à la DOTC "Côte d' Azur" je vous propose que chaque SD en fasse de même ce jour
Fraternellement
Guy ATGER
La MOTION est à envoyer au Directeur de la DOTC COTE d' AZUR
@mail: yves.kerboriou@laposte.fr
Conflit Nice -Thiers
Jeudi 7 janvier 2010
Solidarité avec les Facteurs de Nice-Thiers!
Qui a affirmé que la Poste ne serait pas privatisée aprés le succés du référendum d'initiative Populaire en France, le 3 Octobre dernier ,qui a vu des millions de citoyens exprimer la volonté d’un véritable Service Public Postal. ? Notre"bon Maire-ministre de tutelle", Christian Estrosi.
Et alors pourquoi dans cette même ville, aprés les postiers de Carros, cet été, les Facteurs de Nice-Thiers (06000) sont ils obligés de se mettre en grève, face à l’absence totale de négociations depuis plus de 3 mois sur la mise en place d’une nouvelle organisation au Courrier, sacrifiant une fois de plus l’emploi, les conditions de travail et le Service Public Postal?
Cette nouvelle vague de restructurations, suppressions d’emplois, de tournées, de guichets, déqualification des cadres, absence totale de concertation et négociation,afin de les faire entrer dans le dispositif "facteurs d'Avenir", le mal nommé, si ce n'est en vue de la privatisation de ce bien public qui nous appartient tous?
Ils entrent dans leur troisieme semaine de grève. Depuis tout ce temps des milliers de niçois ne reçoivent plus leur courrier!!
Face à la volonté de la Poste de couper le lien social du Facteur avec les usagers en alourdissant encore la "productivité", face à la suppression des emplois, les postiers font des propositions concrètes. La direction refuse toujours de négocier.
Le 5 janvier 2010, alors que les dirigeants Postaux envoient une équipe négocier, dans le même temps elle assigne les facteurs en lutte. Si ça ce n’est pas le comble du cynisme et la volonté de faire échouer les négociations c’est quoi ?
25 Facteurs grévistes du Centre de Distribution de Nice Thiers ont donc comparu devant la justice, ce matin, assignés par la direction de La Poste.
Pour "entrave au droit du travail", alors qu'ils n'ont , en réalité , que mis en pratique le droit d'informer les autres postiers , dans les autres services,de leur action.
Selon "Le Post":
http://www.lepost.fr/article/2010/01/06/1872990_nice-face-a-la-greve-la-poste-assigne-25-facteurs-en-justice.html
Délit d'entrave à la grève ou délit d'entrave à la liberté du travail?
Selon la direction,des actions de blocage "inacceptables" ont été constatées en début de semaine: "Les grévistes ont empêché le courrier de pénétrer dans le Centre et donc d’être trié et distribué le jour même par les non-grévistes".
Du côté des assignés, on nie en bloc: "Je tiens à laisser les personnes qui veulent travailler, travailler", explique Aurélia, elle-même assignée.
Alexandre Latruffe, représentant syndicaliste CGT commente: "L'inspectrice du travail qui suit le conflit depuis le début, a constaté que c'était faux. Nous pensions qu'avec sa présence, la direction arrêterait sa langue de bois et rentrerait dans des négociations franches et loyales."
Quid du courrier en rade?
Un dispositif de continuité de service a été mis en place par La Poste pour assurer 2 fois par semaine la distribution des plis sur les 42 tournées niçoises perturbées par le mouvement.
"La direction a embauché des intérimaires pour faire le travail des grévistes", annonce Aurélia.
Patrick, bientôt à la retraite, est lui confiant: "En 2000, il y avait eu 39 jours de grève et La Poste avait cédé."
Selon les syndicats, 60% des postiers suivent le mouvement. C'est 3 fois moins, selon la direction des Alpes-maritimes.
Au tribunal , ce matin, avec les citoyens venus les soutenir, il y avait beaucoup de "bleus" sortis de la Poste en solidarité avec leur camarades assignés.
Et les grévistes tiennent bon.
Ils ont assigné, à leur tour ,la Poste devant le TGI pour "procédure illégale de dénonciation d'accord".
Les deux jugements ont été mis en délibéré, le 12 Janvier prochain.
Mais auparavant, la juge avait demandé à la Direction d'accepter une médiation. Ce que celle-ci s'est empressée de refuser!
En attendant, la solidarité est de mise, avec ceux et celles qui relevent la tête pour la dignité de leur emploi, et pour la sauvegarde du Service Public Postal que M. Sarkozy-Estrosi veulent vendre au plus offrant!!
Cheques à envoyer à "Caisse de solidarité" CGT FAPT Des Alpes-Maritimes 4, Place St François 06300 NICE - Tél : 04 93 62 02 81 /fax : 04 93 62 38 48
(source:Blog E.Gaziello PCF Nice)
Solidarité avec les Facteurs de Nice-Thiers!
Qui a affirmé que la Poste ne serait pas privatisée aprés le succés du référendum d'initiative Populaire en France, le 3 Octobre dernier ,qui a vu des millions de citoyens exprimer la volonté d’un véritable Service Public Postal. ? Notre"bon Maire-ministre de tutelle", Christian Estrosi.
Et alors pourquoi dans cette même ville, aprés les postiers de Carros, cet été, les Facteurs de Nice-Thiers (06000) sont ils obligés de se mettre en grève, face à l’absence totale de négociations depuis plus de 3 mois sur la mise en place d’une nouvelle organisation au Courrier, sacrifiant une fois de plus l’emploi, les conditions de travail et le Service Public Postal?
Cette nouvelle vague de restructurations, suppressions d’emplois, de tournées, de guichets, déqualification des cadres, absence totale de concertation et négociation,afin de les faire entrer dans le dispositif "facteurs d'Avenir", le mal nommé, si ce n'est en vue de la privatisation de ce bien public qui nous appartient tous?
Ils entrent dans leur troisieme semaine de grève. Depuis tout ce temps des milliers de niçois ne reçoivent plus leur courrier!!
Face à la volonté de la Poste de couper le lien social du Facteur avec les usagers en alourdissant encore la "productivité", face à la suppression des emplois, les postiers font des propositions concrètes. La direction refuse toujours de négocier.
Le 5 janvier 2010, alors que les dirigeants Postaux envoient une équipe négocier, dans le même temps elle assigne les facteurs en lutte. Si ça ce n’est pas le comble du cynisme et la volonté de faire échouer les négociations c’est quoi ?
25 Facteurs grévistes du Centre de Distribution de Nice Thiers ont donc comparu devant la justice, ce matin, assignés par la direction de La Poste.
Pour "entrave au droit du travail", alors qu'ils n'ont , en réalité , que mis en pratique le droit d'informer les autres postiers , dans les autres services,de leur action.
Selon "Le Post":
http://www.lepost.fr/article/2010/01/06/1872990_nice-face-a-la-greve-la-poste-assigne-25-facteurs-en-justice.html
Délit d'entrave à la grève ou délit d'entrave à la liberté du travail?
Selon la direction,des actions de blocage "inacceptables" ont été constatées en début de semaine: "Les grévistes ont empêché le courrier de pénétrer dans le Centre et donc d’être trié et distribué le jour même par les non-grévistes".
Du côté des assignés, on nie en bloc: "Je tiens à laisser les personnes qui veulent travailler, travailler", explique Aurélia, elle-même assignée.
Alexandre Latruffe, représentant syndicaliste CGT commente: "L'inspectrice du travail qui suit le conflit depuis le début, a constaté que c'était faux. Nous pensions qu'avec sa présence, la direction arrêterait sa langue de bois et rentrerait dans des négociations franches et loyales."
Quid du courrier en rade?
Un dispositif de continuité de service a été mis en place par La Poste pour assurer 2 fois par semaine la distribution des plis sur les 42 tournées niçoises perturbées par le mouvement.
"La direction a embauché des intérimaires pour faire le travail des grévistes", annonce Aurélia.
Patrick, bientôt à la retraite, est lui confiant: "En 2000, il y avait eu 39 jours de grève et La Poste avait cédé."
Selon les syndicats, 60% des postiers suivent le mouvement. C'est 3 fois moins, selon la direction des Alpes-maritimes.
Au tribunal , ce matin, avec les citoyens venus les soutenir, il y avait beaucoup de "bleus" sortis de la Poste en solidarité avec leur camarades assignés.
Et les grévistes tiennent bon.
Ils ont assigné, à leur tour ,la Poste devant le TGI pour "procédure illégale de dénonciation d'accord".
Les deux jugements ont été mis en délibéré, le 12 Janvier prochain.
Mais auparavant, la juge avait demandé à la Direction d'accepter une médiation. Ce que celle-ci s'est empressée de refuser!
En attendant, la solidarité est de mise, avec ceux et celles qui relevent la tête pour la dignité de leur emploi, et pour la sauvegarde du Service Public Postal que M. Sarkozy-Estrosi veulent vendre au plus offrant!!
Cheques à envoyer à "Caisse de solidarité" CGT FAPT Des Alpes-Maritimes 4, Place St François 06300 NICE - Tél : 04 93 62 02 81 /fax : 04 93 62 38 48
(source:Blog E.Gaziello PCF Nice)
mardi 5 janvier 2010
Grève de Nice-Thiers
Poste Thiers : la grève des facteurs pourrait durer
Paru le jeudi 31 décembre 2009
Huit jours déjà que les facteurs de Nice Thiers ont débrayé à l'appel des syndicats CGT, SUD, CFDT et FO et toujours pas de reprise du travail en vue (1). Le conflit a commencé le 22 décembre à propos de l'arrivée, dans le bureau distributeur du secteur 06000, du fameux dispositif « facteur d'avenir » que La Poste essaie de mettre en place depuis trois ans.
Si la direction courrier de La Poste 06 y voit « l'amélioration des conditions de travail des postiers », parce qu'il autorise le « passage d'un travail individuel du facteur à un travail en équipe qui permet d'éviter les pics de trafic », les facteurs évoquent plutôt la dégradation de leurs conditions de travail : « On a déjà perdu 45 tournées et 14 emplois sur le bureau en 2006 et cette nouvelle organisation du travail supprimera encore 25 à 30 tournées, explique Alexandre Latruffe (CGT). C'est impossible ! On a même des fonctionnaires à six ans de la retraite qui se mettent en congés sans solde : c'est comme une démission ! »
Des intérimaires à la place des grévistes
Outre la traditionnelle dispute sur le nombre de grévistes - 60 % selon les syndicats, 20 % selon la direction - le conflit a pris hier une mauvaise tournure.
La direction déplore « des débordements regrettables », avec « blocage des camions de courrier et verrouillage des grilles du centre ».
Ce que les syndicats ne nient pas : « Mais les gens sont à bout, constate Christian Artins (CFDT). La direction a embauché des intérimaires qui font le travail à la place des grévistes, mais sans formation. Ce qui fait qu'on voit en ville des caissettes de courrier sans surveillance, par exemple sur le toit d'une voiture... »
Au total, la journée d'hier a débouché sur la nomination d'une « observatrice » de l'inspection du travail. Sa mission, lors de la séance de négociations de ce matin, sera d'apaisement.
Rien de plus. « Mais si ça ne mène à rien, prévient Christian Artins, on demandera que cette mission soit transformée en médiation. »
En attendant, les syndicats viennent de lancer deux procédures en référé contre La Poste.
(source: Nice Matin)
Paru le jeudi 31 décembre 2009
Huit jours déjà que les facteurs de Nice Thiers ont débrayé à l'appel des syndicats CGT, SUD, CFDT et FO et toujours pas de reprise du travail en vue (1). Le conflit a commencé le 22 décembre à propos de l'arrivée, dans le bureau distributeur du secteur 06000, du fameux dispositif « facteur d'avenir » que La Poste essaie de mettre en place depuis trois ans.
Si la direction courrier de La Poste 06 y voit « l'amélioration des conditions de travail des postiers », parce qu'il autorise le « passage d'un travail individuel du facteur à un travail en équipe qui permet d'éviter les pics de trafic », les facteurs évoquent plutôt la dégradation de leurs conditions de travail : « On a déjà perdu 45 tournées et 14 emplois sur le bureau en 2006 et cette nouvelle organisation du travail supprimera encore 25 à 30 tournées, explique Alexandre Latruffe (CGT). C'est impossible ! On a même des fonctionnaires à six ans de la retraite qui se mettent en congés sans solde : c'est comme une démission ! »
Des intérimaires à la place des grévistes
Outre la traditionnelle dispute sur le nombre de grévistes - 60 % selon les syndicats, 20 % selon la direction - le conflit a pris hier une mauvaise tournure.
La direction déplore « des débordements regrettables », avec « blocage des camions de courrier et verrouillage des grilles du centre ».
Ce que les syndicats ne nient pas : « Mais les gens sont à bout, constate Christian Artins (CFDT). La direction a embauché des intérimaires qui font le travail à la place des grévistes, mais sans formation. Ce qui fait qu'on voit en ville des caissettes de courrier sans surveillance, par exemple sur le toit d'une voiture... »
Au total, la journée d'hier a débouché sur la nomination d'une « observatrice » de l'inspection du travail. Sa mission, lors de la séance de négociations de ce matin, sera d'apaisement.
Rien de plus. « Mais si ça ne mène à rien, prévient Christian Artins, on demandera que cette mission soit transformée en médiation. »
En attendant, les syndicats viennent de lancer deux procédures en référé contre La Poste.
(source: Nice Matin)
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